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MondeContesté de toutes parts, Nicolas Maduro prête serment à Caracas

09:25  11 janvier  2019
09:25  11 janvier  2019 Source:   france24.com

Venezuela: le Parlement déclare illégitime le nouveau mandat de Maduro

Venezuela: le Parlement déclare illégitime le nouveau mandat de Maduro Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l’opposition, a déclaré samedi illégitime le nouveau mandat du président Nicolas Maduro qui doit débuter le 10 janvier, promettant d’encourager un «gouvernement de transition» et des «élections libres». Nicolas Maduro, 56 ans, a été réélu le 20 mai pour un nouveau mandat de six ans à l’issue d’une élection contestée. Les principaux partis d’opposition avaient boycotté le scrutin marqué par une forte ...

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a prêté serment, jeudi, pour un second mandat à la tête d'un pays diplomatiquement isolé et à l'économie défaillante. Son investiture est contestée par une large partie de la communauté internationale.

Contesté de toutes parts, Nicolas Maduro prête serment à Caracas © Yuri Cortez, AFP Le président Nicolas Maduro prêtant serment, jeudi 10 janvier, à Caracas.

Sa réélection a donné lieu à de multiples sanctions internationales. Le président Nicolas Maduro a prêté serment, jeudi 10 janvier, pour un deuxième mandat de six ans à la tête du Venezuela, considéré comme illégitime par une partie de la communauté internationale, dans un pays rongé par une crise profonde et toujours plus isolé. "Je jure, au nom du peuple vénézuélien (...) je jure sur ma vie", a déclaré Nicolas Maduro qui a reçu l'écharpe présidentielle des mains du président du Tribunal suprême de justice (TSJ), affilié au régime, lors d'une cérémonie à Caracas.

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Venezuela: Maduro menace les pays qui ont appelé à son départ Au Venezuela, Nicolas Maduro doit prêter serment pour un deuxième mandat ce jeudi. Sa réélection, le 20 mai dernier, est contesté par l’opposition et une partie de la communauté internationale. Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille Nicolas Maduro n’a pas apprécié la déclaration de ce qu’il appelle « le cartel de Lima ». Treize des quatorze pays du groupe lui ont demandé vendredi dernier d’abandonner le pouvoir au profit de l’Assemblée nationale, acquise à l’opposition. « Je laisse 48 heures aux gouvernements du cartel de Lima pour rectifier leur politique interventionniste et grossière.

Le chef de l'État, 56 ans, n'a pas prêté serment devant le Parlement, seule institution aux mains de l'opposition.

"Nous continuerons d'augmenter la pression sur ce régime corrompu"

Peu avant, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a indiqué que les États-Unis ne reconnaîtraient pas "l'investiture illégitime de la dictature Maduro". "Nous continuerons d'augmenter la pression sur ce régime corrompu, de soutenir l'Assemblée nationale démocratique et d'appeler à la liberté et la démocratie au Venezuela", a tweeté John Bolton.

L'Organisation des États américains (OEA) doit tenir une session extraordinaire jeudi sur la situation dans le pays sud-américain.L'Union européenne (UE) et les pays du Groupe de Lima – qui rassemble depuis 2017 des pays d'Amérique latine et le Canada – ont également annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat du président vénézuélien, réélu le 20 mai lors d'un scrutin boycotté par l'opposition.

Nicolas Maduro, un deuxième mandat contesté de toutes parts

Nicolas Maduro, un deuxième mandat contesté de toutes parts Au Venezuela, le président Nicolas Maduro sera investi ce jeudi 10 janvier 2018 pour un deuxième mandat, alors que le pays traverse une grave crise économique, sociale et politique. Officiellement Nicolas Maduro a été réélu haut la main le 20 mai 2018 avec 68% des suffrages. Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et douze pays latino-américains ne reconnaissent pas la réélection de Nicolas Maduro. Selon eux, le scrutin n'a pas rempli les critères démocratiques requis. Forte de ce soutien international, l’opposition vénézuélienne semble reprendre un peu de couleurs.

Ni l'UE, ni les pays du Groupe de Lima, à l'exception du Mexique, n'ont envoyé de représentants pour assister à la cérémonie, à laquelle participent les présidents de la Bolivie, de Cuba, du Salvador, du Nicaragua et des représentants de pays alliés comme la Chine, la Russie et la Turquie.

Prolonger l’agonie

Héritier politique de l'ex-président Hugo Chávez (1999-2013), l'ancien chauffeur de bus et ancien syndicaliste gouverne d'une main de fer, appuyé par une Assemblée constituante composée de fidèles du régime et soutenu par les militaires, auxquels il a donné un énorme pouvoir économique.

Dans les rues de Caracas, la désespérance et la résignation sont palpables, alors que de nombreux Vénézuéliens sont asphyxiés par la plus grave crise économique de l'histoire moderne du pays, pourtant doté des plus grandes réserves de pétrole au monde.

"Cela va prolonger encore davantage l'agonie que nous vivons ces dernières années. Tout s'est profondément dégradé, les biens et les services de base sont chaque jour plus inaccessibles", se lamente Mabel Castillo, une infirmière de 38 ans.

Venezuela : l'opposition se mobilise contre «l'usurpateur» Maduro

Venezuela : l'opposition se mobilise contre «l'usurpateur» Maduro Le président de l'Assemblée nationale a annoncé qu'il allait désormais assumer avec les parlementaires les charges de la présidence de la République. © YURI CORTEZ/AFP Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, lors de son discours au «cabildo abierto vendredi 11 janvier 2019 devant le siège du Pnud à Caracas. De notre envoyé spécial à Caracas Après la cérémonie d'investiture de Nicolas Maduro jeudi, l'opposition a décidé de passer à l'offensive face à un pouvoir qu'elle considère comme illégitime.

La débâcle économique devrait encore s'aggraver, selon plusieurs experts. Outre les pénuries d'aliments et de médicaments, les Vénézuéliens doivent faire face à une hyperinflation qui, selon le FMI, atteindra 10 millions de % en 2019.

Une pression croissante

Et l'exode le plus massif de l'histoire récente d'Amérique latine devrait se poursuivre : l'ONU estime que 2,3 millions de Vénézuéliens ont déjà fui leur pays depuis 2015, et prévoit que ce chiffre grimpe à 5,3 millions en 2019.

Sous le mandat de Nicolas Maduro, l'économie s'est réduite de moitié et le pays devrait encore connaître un repli de 5 % en 2019, selon le FMI.

La production de pétrole, qui représente 96 % des revenus, a chuté à 1,4 million de barils/jour, niveau le plus bas depuis 30 ans.

Mais le président a promis la prospérité : "Je m'engage à réaliser tous les changements nécessaires au Venezuela pour (...) la prospérité économique", a-t-il déclaré mercredi.

La réélection de Nicolas Maduro a donné lieu à une succession de sanctions des États-Unis et de l'UE contre le chef de l'État et le premier cercle du pouvoir.

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Transfert: Vainqueur (Antalyaspor) finalement prêté à Monaco Monaco et William Vainqueur ont finalement trouvé un accord samedi pour le prêt du milieu de terrain d'Antalyaspor (Turquie), alors que le club de Ligue 1 avait annoncé la veille que le joueur n'avait "pas rempli toutes les exigences du bilan médical requises". De sources internes au club de la Principauté, une réunion entre le vice-président Vadim Vasilyev et William Vainqueur, actuellement blessé au mollet gauche, s'est déroulée samedi matin. Et le dirigeant monégasque aurait apprécié la proposition du joueur de ne pas être payé par le club de la Principauté durant le temps de son rétablissement.

Parallèlement, les analystes prévoient une plus grande pression sur son gouvernement alors que les pouvoirs conservateurs se multiplient en Amérique latine.

Avec AFP



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Le président Ali Bongo est rentré à Libreville au Gabon où il a assisté à la prestation de serment du gouvernement nommé samedi. Il était auparavant en convalescence à Rabat au Maroc. Son retour intervient huit jours après une tentative de putsch. 

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