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MondeCoup de frein pour la croissance britannique avant le Brexit

15:50  11 février  2019
15:50  11 février  2019 Source:   msn.com

Brexit : le Royaume-Uni se fâche contre l'UE, qui qualifie Gibraltar de "colonie"

Brexit : le Royaume-Uni se fâche contre l'UE, qui qualifie Gibraltar de Le gouvernement britannique a jugé "complètement inacceptable" la référence à Gibraltar comme une "colonie" du Royaume-Uni, dans un document publié vendredi par le Conseil européen. © Reuters Le gouvernement britannique a jugé "complètement inacceptable" la référence à Gibraltar comme une "colonie" du Royaume-Uni, dans un document publié ven C'est une note de bas de page qui, dans la situation déjà tendue entre l'UE et le Royaume-Uni, ne va pas arranger les choses.

La croissance britannique a connu un sérieux frein entre le mois d'août et le mois d'octobre. Les derniers chiffres viennent d'être publiés par l'Office national de la statistique (ONS) et tombent plutôt avant le vote du Parlement britannique sur le Brexit , qui devait avoir lieu ce mardi.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a déploré que «des politiciens britanniques irresponsables» aient poussé leur peuple au Brexit . Le ministre français de l'Economie a également estimé que «des politiciens britanniques irresponsables» avaient «fait croire aux Britanniques qu'ils

Coup de frein pour la croissance britannique avant le Brexit © Fournis par AFP Vue du port de commerce de Ramsgate, dans le sud-est de l'Angleterre, prise le 8 janvier 2019

La croissance britannique a drastiquement ralenti à 1,4% en 2018, au plus bas depuis six ans, pâtissant des incertitudes liées au Brexit qui assombrissent les perspectives pour 2019.

A moins de deux mois d'une sortie de l'Union européenne à hauts risques, les chiffres de l'Office des statistiques nationales publiés lundi ont fait l'effet d'une douche froide.

Alors que le PIB du pays avait crû de 1,8% en 2017, il a nettement marqué le pas l'an passé, en particulier au quatrième trimestre où il n'a augmenté que de 0,2%.

Theresa May reste "déterminée" à mettre en oeuvre le Brexit dans les temps

Theresa May reste Le Sunday Times évoque un projet d'évacuer la reine Elizabeth II de Londres en cas d'émeutes provoquées par un "no deal" © Copyright 2019, L'Obs Le premier ministre britannique Theresa May quitte le 10 Downing Street au centre de Londres le 30 janvier 2019. La Première ministre britannique Theresa May a réaffirmé dimanche sa détermination à mettre en oeuvre le Brexit à la date prévue du 29 mars et à obtenir des concessions de l'UE sur l'accord de divorce, malgré le refus de Bruxelles de le renégocier.

[Revue de presse] Brexit : coup d 'envoi des tractations sur fond d'incertitude politique au Royaume-Uni. A deux mois du Brexit , à défaut de proposition concrète, les Européens semblent peu propices à accorder Les conséquences politiques du Brexit pour l 'Union européenne sont difficiles à prévoir.

Le Royaume-Uni dévoile un budget aux allures de casse-tête financier en pleine négociations incertaines sur le Brexit , un test à haut risque pour la contestée Première ministre Theresa May.

Le trou d'air a été particulièrement prononcé en décembre, et ce dans tous les secteurs (construction, production industrielle et services).

Au final, la croissance annuelle a été la plus faible depuis 2012 et le pays n'aborde pas dans les meilleures conditions économiques son départ de l'UE, prévu le 29 mars.

Or le coup de frein de l'activité devrait se poursuivre au moins tout l'hiver. En janvier, l'accord sur les modalités du Brexit conclu par la Première ministre britannique Theresa May avec les dirigeants des 27 autres pays de l'UE a été massivement rejeté par les députés, ce qui a épaissi encore davantage le brouillard entourant le Brexit.

Les discussions sont depuis dans l'impasse notamment autour du "filet de sécurité" irlandais. L'ambiance reste des plus tendues dans le palais de Westminster, où, coïncidence, des travaux de réfection ont dû être entrepris ce week-end après la chute d'un morceau de maçonnerie.

Brexit: Nissan ne produira pas son crossover X-Trail en Angleterre

Brexit: Nissan ne produira pas son crossover X-Trail en Angleterre Le constructeur automobile japonais renonce à la production de son modèle X-Trail pour le marché européen sur son site de Sunderland au profit de son usine japonaise de Kyushu. En revanche, la production des futurs autres modèles des 4X4 urbains sera maintenue sur le site britannique. Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé dimanche renoncer à produire l'un de ses modèles, le crossover X-Trail, dans son usine de Sunderland (nord-est de l'Angleterre), sa principale implantation en Europe, évoquant indirectement le Brexit.

* Coup de frein sur la croissance en AngleterreA l'approche du Brexit , l'incertitude grandit dans les milieux économiques en Angleterre. Mais pour l ’instant les seuls sujets à débattre concerneraient la future relation euro- britannique . Coup de frein sur la croissance en Angleterre.

Du reste, le Brexit continue de faire enrager les élites européennes, dirigeants politiques comme économistes «mainstream». Pour mesurer leur amertume, il faut relire les prévisions et menaces que ces derniers proféraient avant le référendum de 2016, à l’unisson de tous les instituts et organismes

"L'incertitude du Brexit devrait peser encore davantage au premier trimestre, il y a peu de chance de rebond pour la croissance en ce début d'année", a prévenu Paul Dales, analyste chez Capital Economics, en évoquant les perspectives des mois à venir.

Jeudi, la vénérable Banque d'Angleterre (BoE) a frappé les esprits en abaissant drastiquement sa prévision de croissance pour 2019, à 1,2%, ce qui constituerait le résultat le plus faible depuis la fin de la crise financière internationale d'il y a dix ans.

Le gouverneur de l'institut d'émission, Mark Carney, dont le mandat a été prolongé jusqu'en 2020 pour assurer une stabilité en cette période incertaine, a pointé du doigt "le brouillard du Brexit". Mais la BoE a aussi expliqué une partie de ce ralentissement par la moins bonne conjoncture mondiale, de la Chine aux Etats-Unis en passant par la zone euro.

- "prudence" des entreprises -

Brexit: un nouveau vote au Parlement britannique pourrait avoir lieu fin février

Brexit: un nouveau vote au Parlement britannique pourrait avoir lieu fin février Theresa May se rend à Bruxelles ce jeudi pour négocier un nouvel accord avec les Européens. S'il voyait le jour, celui-ci pourrait être soumis au vote des parlementaires britanniques fin février. En cas d'échec, un Brexit sans accord pourrait être déclenché le 29 mars. © MARK DUFFY/AFP Theresa May, le 30 janvier, à la Chambre des communes. L'horloge tourne. Le Brexit sera déclenché le 29 mars 2019 sauf si une loi votée au Parlement britannique venait repousser cette date butoir, ce qui est permis par l'article 50 du traité sur l'Union européenne qui encadre la sortie d'un État membre.

D’un côté, les partisans du Brexit avançaient le poids de la contribution britannique à l’UE, qui s’élève à 250 millions de livres (325 millions d’euros) par semaine ; de l’autre, les proeuropéens rappelaient les risques de réinstaurer des barrières douanières et de perdre des subventions garanties par l’UE.

Le Projet de loi de l'Union européenne a été rendu public le 26 janvier, a annoncé le ministère britannique en charge du Brexit , précisant qu'il s'agissait d'un texte «simple» et bref visant à donner «le pouvoir au Premier ministre d'activer l'article 50» du Traité de Lisbonne, qui permet de lancer les

Coup de frein pour la croissance britannique avant le Brexit © Fournis par AFP Vue de l'entrée de l'usine Nissan à Sunderland, dans le nord-est de l'Angleterre, le 25 octobre 2016

La croissance réduite prévue pour cette année au Royaume-Uni pourrait même être encore plus faible si le pays devait sortir sans accord de l'UE. Jeudi, M. Carney a prévenu que l'économie britannique n'était "pas encore prête" à un tel scénario, le pire pour les milieux d'affaires.

Dans le détail, les entreprises se sont montrées encore prudentes avant d'investir (-1,4% au quatrième trimestre), face à l'aggravation du blocage politique. Il s'agit du quatrième trimestre consécutif de baisse de cet indicateur crucial pour mesurer l'optimisme du secteur privé, une première depuis la crise financière internationale.

Signe de cette fébrilité, le constructeur japonais Nissan a renoncé début février à assembler l'un de ses nouveaux modèles dans son usine du nord-est de l'Angleterre, un revirement qui a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le pays.

Mais la consommation des ménages, qui avait tenu le choc jusque-là, ne s'est pas montrée plus dynamique (seulement +0,4%), tandis qu'un marché immobilier au ralenti a aussi pesé sur la propension à dépenser.

"L'activité britannique a clairement rétrogradé à la fin 2018 à mesure que les incertitudes économiques et politiques du Brexit ont poussé les entreprises à la prudence. Des signes indiquent aussi que les consommateurs ont été plus attentistes malgré une hausse de leur pouvoir d'achat", a expliqué Howard Archer, économiste au EY Item Club.

Le Brexit pousse le Royaume-Uni dans les bras de la Chine.
Huawei met Londres dans l’embarras. Le Royaume-Uni est tiraillé entre son alliance avec Washington, en guerre contre le groupe chinois, et la nécessité de ménager Pékin, soutien essentiel en pleine incertitude économique liée au Brexit. Attention danger. Londres a intérêt à ne pas laisser le Chinois Huawei prendre part à l'aménagement de ses infrastructures réseaux, a affirmé le Royal United Service Institute (Rusi), l’un des plus influents cercles de réflexion britanniques consacré aux questions de sécurité et de défense, dans un rapport paru mercredi 20 février.

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