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MondeA quinze jours de l’échéance, le Parlement britannique sollicite un report du Brexit

09:21  15 mars  2019
09:21  15 mars  2019 Source:   lemonde.fr

Dans combien de temps le Brexit doit-il avoir lieu?

Dans combien de temps le Brexit doit-il avoir lieu? Trois ans après que 51,9% des Britanniques ont voté en faveur d'une sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni pourrait ne plus être un pays membre le 30 mars. © Fournis par France Télévisions Le Royaume-uni doit quitter l'Union européenne dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 mars 2019. C'est en tout cas la date qui est inscrite dans l'"European Union (Withdrawal) Act 2018", la loi votée par le Parlement britannique le 20 juin 2018 et qui acte le Brexit. Dans la 20e section du document, on peut en effet lire : "Exit day means 29 March 2019 at 11.00 p.m.".

Le Parlement a en revanche voté massivement contre la tenue d'un second référendum. L'imbroglio du Brexit continue. Et les options de plus en Les députés britanniques viennent d'approuver ce 14 mars le fait que le Premier ministre Theresa May demande à l'Union européenne un report du Brexit .

Enfin, ce jeudi, pointe encore Le Parisien, « les parlementaires britanniques devront se prononcer pour ou contre une extension de l ’article 50 du traité de Lisbonne en vue de repousser l ’ échéance fatidique prévue dans quinze jours . Encore faudrait-il que les 27 pays membres y souscrivent tous, l’unanimité

Au cours d’une troisième soirée de vote entre trois jours, les députés britanniques ont opté jeudi soir pour un report du Brexit au 30 juin.

A quinze jours de l’échéance, le Parlement britannique sollicite un report du Brexit © JESSICA TAYLOR / UK PARLIAMENT / REUTERS Theresa May lors du débat pour la demande britannique d’un report du Brexit, à la Chambre des communes, le 14 mars.

La date du 29 mars prévue pour le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), dont la première ministre Theresa May avait fait un leitmotiv de ses promesses répétées de Brexit, n’est plus gravée dans le marbre. Au contraire : depuis le vote des députés britanniques dans la soirée du jeudi 14 mars, il est à peu près certain que cette date butoir sera repoussée au moins jusqu’au 30 juin et peut-être davantage.

Brexit : les députés disent non à un nouveau référendum

Brexit : les députés disent non à un nouveau référendum Les élus britanniques ont massivement rejeté l’opportunité d’un nouveau vote : 334 députés se sont prononcés contre, et 85 pour. © AFP Les députés britanniques ont dit non à un nouveau référendum. Il n’y aura pas de nouveau référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ainsi en ont décidé les députés britanniques, qui ont massivement rejeté ce jeudi un amendement demandant un report du Brexit susceptible de permettre la tenue d'un second vote de la population.

Le vote de rejet du Parlement britannique a accru de façon «significative» le risque d'un Brexit sans L'Union européenne serait «prête à considérer» un report de la date du Brexit , si le Brexit : pas réussie la sortie. A moins de trois semaines de l ’ échéance , les députés britanniques ont à

Manifestant pro- Brexit devant le Parlement britannique à Londres, le 12 mars 2019 (image d'illustration). Les réactions ont été nombreuses après le rejet de l 'accord sur le Brexit à 17 jours de la date de sortie du pays de l 'UE. La France a regretté ce vote et conditionné une possible extension

Par 413 voix contre 202, la Chambre des communes a adopté la motion gouvernementale qui, pour la première fois, officialise la demande britannique d’un report du Brexit.

Le 29 mars correspond au terme du délai de deux années prévu par l’article 50 du traité de Lisbonne organisant la procédure de sortie d’un membre de l’UE, que Theresa May avait actionné le 29 mars 2017.

Jeudi soir, après le vote de Westminster, la Commission européenne a « pris note » en rappelant que la décision d’accorder un délai supplémentaire appartient aux vingt-sept Etats de l’UE et exige leur accord unanime lors du Conseil européen des 21 et 22 mars.

Pour Theresa May, la soirée de jeudi peut apparaître comme un répit relatif après deux journées parlementaires calamiteuses, marquées, mardi, par un deuxième rejet par les députés de l’accord sur le Brexit conclu avec l’UE et, mercredi, par une rébellion de son gouvernement en faveur d’une motion excluant le « no deal » qu’elle ne soutenait pas.

Theresa May parodiée sur du Dr. Dre : "Still M.A.Y.", le son qui tourne en dérision le Brexit

Theresa May parodiée sur du Dr. Dre : Le Royaume-Uni est en pleine ébullition. Il n'est pas encore assuré d'obtenir un délai supplémentaire pour le Brexit. Le Parlement britannique a tenté de gagner du temps, jeudi 14 mars, en approuvant le principe d'un report de la sortie de l'Union européenne. Mais la demande doit être approuvée à l'unanimité par les 27. En attendant cet éventuel report, les médias outre-Manche gardent le sourire et ne ratent pas une occasion de tourner en dérision Theresa May, la Première ministre. Ainsi, le media culturel et sportif JOE a publié, mardi 12 mars, une parodie du titre Still D.R.E. du rappeur et producteur californien Dr. Dre.

En reportant ainsi de 21 mois l ’ échéance du 29 mars prochain pour la sortie du Royaume-Uni de l ’Union européenne, Bruxelles et Londres se ménageraient le temps Si Mme May ne devait plus voir d’autre solution que de demander un report du Brexit , la question de la durée du délai se poserait.

La première ministre britannique a essuyé deux nouveaux revers de taille mercredi, lors d’une séance de vote chaotique au Parlement sur les conditions S’il est adopté cette fois, Mme May demandera aux dirigeants européens un court report du Brexit , jusqu’au 30 juin. S’il est recalé à nouveau, alors

La menace du chaos

Cette fois, tout s’est passé comme l’avait rêvé la première ministre britannique. Le texte mettant en œuvre sa stratégie destinée à forcer la main des députés afin qu’ils votent enfin, mardi prochain, en faveur de l’accord négocié depuis deux ans avec les Vingt-Sept a été largement approuvé. Non seulement par ce qu’il reste de conservateurs disciplinés, mais par des partisans d’un Brexit plus modéré qui comptent sur un délai supplémentaire pour parvenir à leurs fins.

Mais la concession de Theresa May sur la date fétiche du 29 mars masque en réalité un ultimatum : la motion approuvée jeudi soir engage la première ministre à solliciter de l’UE un report du Brexit au 30 juin, mais à la condition que le Parlement approuve, d’ici au 20 mars, le fameux « deal » avec l’UE qu’ils ont rejeté à deux reprises. A quinze jours du divorce programmé, Mme May compte sur la menace du chaos ou d’un report de longue durée pour amener les députés tories à basculer au dernier moment en sa faveur.

Report, "no deal" ou retour aux urnes : les scénarios possibles du Brexit

Report, À quelques jours de la date théorique du Brexit, rien n'est tranché concernant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Et les surprises sont encore possibles. Deux ans et huit mois après le référendum coup de tonnerre et à dix jours de la date théorique de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, trois grands scénarios tiennent la corde concernant le Brexit. Un report du Brexit Si elle veut éviter une sortie de l'UE sans accord le 29 mars, Theresa May va

A quinze jours de la date théorique du divorce le 29 mars, la motion gouvernementale sera débattue à la Chambre des communes, proposant un court report Ces propos s'apparentent à un appel du pied pour que "les Britanniques changent leur modèle de Brexit ", selon Eric Maurice, de la Fondation

Le chef de l 'opposition travailliste Jeremy Corbyn a lui estimé que l'accord de Mme May était "clairement mort". Ce vote est un cinglant désaveu Si cette option est exclue, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit . L'Union européenne serait

Elle leur pose en substance la question suivante : que direz-vous à vos électeurs qui souhaitent le divorce avec l’UE et ne comprennent pas qu’il prenne si longtemps, si, faute d’accord des députés, le Brexit est remis aux calendes grecques ou vidé de sa substance ?

Le pari n’est pas gagné car, mardi 12 mars, il lui a manqué quelque 80 voix. Mais si elle le gagne, elle se fait fort d’obtenir, dès le Conseil européen du 21 mars, ce court « report technique » de trois mois destiné à faire voter les lois découlant de l’accord de Brexit. En revanche, si les députés persistaient dans leur refus, elle devrait solliciter un report d’un an voire davantage sans perspective précise, sans aucune certitude d’un accord des Vingt-Sept, et, cerise sur le gâteau, avec l’obligation d’organiser au Royaume-Uni les élections européennes de la fin mai. Un cauchemar pour la base europhobe des tories. Jeudi, des signes concordants reflétaient un ton plus conciliant chez les élus pro-Brexit et chez les Nord-Irlandais du DUP, dont les voix sont nécessaires à Theresa May.

Pas de second référendum

Non seulement Theresa May a fait approuver cette stratégie à hauts risques, mais elle a obtenu que soit tuée dans l’œuf une alternative prometteuse qui aurait marqué la réelle prise en main du Brexit par le Parlement. A deux voix près (314 contre 312), les députés ont rejeté un amendement interpartis favorable à un Brexit modéré qui prévoyait une série de votes sur différentes options (maintien dans l’union douanière, modèle norvégien) destinée à tenter de réunir une majorité alternative au « deal » de la première ministre.

Brexit : Theresa May s’oriente vers un report court, à la fin du mois de juin

Brexit : Theresa May s’oriente vers un report court, à la fin du mois de juin Pour que la demande britannique d’un report du Brexit au 30 juin soit acceptée, les vingt-sept pays de l’UE doivent l’approuver à l’unanimité lors du Conseil européen des 21 et 22 mars. © MARK DUFFY / AFP La première ministre britannique, Theresa May, le 13 mars à Londres. Ça passe ou ça casse. Fidèle à sa logique de non-affrontement avec les partisans d’une rupture brutale avec l’Union européenne (UE), Theresa May ­devait solliciter de l’UE, mercredi 20 mars, un report de courte ­durée – au plus tard le 30 juin – de la date du Brexit, jusqu’ici programmé au vendredi 29 mars.

A quinze jours de la date théorique du divorce, la motion gouvernementale débattue à la Chambre des communes proposera un report du Brexit - Convaincre les eurosceptiques -. La dirigeante conservatrice a répété sa volonté de mettre enfin en oeuvre le résultat du référendum de juin 2016

A quinze jours de la date théorique du Brexit , une motion gouvernementale sera débattue à la Chambre des communes Si l'accord est recalé à nouveau, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays organise des élections pour le parlement européen en mai, précise la

De la même manière, un amendement favorable à un deuxième référendum sur le Brexit a été largement repoussé (85 voix contre 334).

Censé défendre cette idée, le Labour n’a pas soutenu le texte, officiellement parce qu’il était « prématuré » mais surtout parce que son chef, Jeremy Corbyn, eurosceptique de gauche, ne veut pas bousculer ses 37 % d’électeurs populaires pro-Brexit. Prétendant rechercher « un compromis pour sortir de la crise », M. Corbyn ne semble pas mécontent de laisser Theresa May mettre en œuvre le Brexit ou s’y casser les dents.

Car l’apparente éclaircie parlementaire dont a bénéficié la première ministre masque mal un délitement de son autorité inquiétant non seulement pour sa survie politique, mais pour le fonctionnement démocratique du pays. Elle a perdu le contrôle de son parti et de son gouvernement au point que 188 députés conservateurs et même huit ministres ont voté, jeudi, contre la motion gouvernementale prévoyant un report du Brexit.

La palme de l’incongruité revient sans conteste à Steve Barclay, ministre du Brexit qui a voté contre la motion qu’il venait lui-même de défendre quelques minutes auparavant avec emphase : « Il est temps pour le Parlement d’agir dans l’intérêt national, avait-il lancé. Il est temps de proposer un report [du Brexit] qui soit réaliste. »

Brexit: le compte-à-rebours décalé au 12 avril.
A huit jours de la date du Brexit initialement prévue, le Conseil européen a accepté jeudi de la reporter au 22 mai ou au 12 avril, selon la ratification ou non de l'accord de retrait la semaine prochaine au Parlement britannique. Deux scénarios ont été proposés par les 27 chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil européen - et validés par Theresa May en début de nuit. Si la Chambre des communes ratifie cet accord, la nouvelle date butoir sera le 22 mai. Dans le cas contraire, le Royaume-Uni devra décider d'ici le 12 avril s'il participe aux élections européennes fin mai. © REUTERS/Eva Plevier Donald Tusk, président du Conseil européen, le 21 mars 2019 à Bruxelles.

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