Monde: "Entre les Etats-Unis et l'Iran, le risque de guerre est très réel" - PressFrom - France
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Monde"Entre les Etats-Unis et l'Iran, le risque de guerre est très réel"

12:25  22 mai  2019
12:25  22 mai  2019 Source:   parismatch.com

Accord sur le nucléaire iranien: Mike Pompeo à Bruxelles pour discuter des «questions urgentes» avec les Européens

Accord sur le nucléaire iranien: Mike Pompeo à Bruxelles pour discuter des «questions urgentes» avec les Européens L’Iran a annoncé le 8 mai, un an après le retrait américain de cet accord international, qu’il suspendait certains de ses engagements pris dans le cadre de ce texte © Angela Weiss / AFP Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo DIPLOMATIE - L’Iran a annoncé le 8 mai, un an après le retrait américain de cet accord international, qu’il suspendait certains de ses engagements Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo​ va se rendre, ce lundi, à Bruxelles pour discuter de « questions urgentes », et notamment de l’Iran, avec des responsables européens, a annoncé un responsable du dép

Mais les Etats - Unis et l ' Iran "savent très bien que cette guerre ne peut être gagnée et qu'elle serait dévastatrice pour les deux pays", ajoute-t-il. L ' Iran accuse les alliés régionaux de Washington, comme l'Arabie saoudite, son principal rival au Moyen-Orient, de pousser l'administration de Donald

Mais les Etats - Unis et l ' Iran "savent très bien que cette guerre ne peut être gagnée et qu'elle serait dévastatrice pour les deux pays", ajoute-t-il. "Les enjeux sont tellement importants que les (groupes pro-iraniens en Irak) ne peuvent agir sans un feu vert explicite de Soleimani et des Gardiens"

Depuis plusieurs semaines, la tension est forte entre les Etats-Unis et l'Iran, faisant craindre la menace d'un conflit armé dans la région. Dina Esfandiary, chercheuse au Belfer Center for Science and Security Studies de l'université d'Harvard, revient pour Paris Match sur la situation actuelle.

© U.S. Navy / Mass Communication Specialist 2nd Class Megan Anuci / Handout / Reuters

Paris Match. Un an après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, les tensions entre les deux pays sont au plus haut. Un conflit armé entre les Etats-Unis et l’Iran est-il vraiment à craindre ?

Dina Esfandiary. Absolument, le risque est là. Tout ce qu’a fait le président américain fait que le risque d’erreur de jugement a augmenté. Il semble que certains membres de l’administration américaine poussent en faveur d’une quelconque forme d’affrontement armé avec l’Iran, le risque de guerre est très réel. Le seul espoir est que Donald Trump tienne sa promesse de campagne qui est de s’assurer que les Etats-Unis ne soient pas entraînés dans un nouveau conflit au Moyen-Orient.

Moyen-Orient : attaque de drones sur un oléoduc saoudien

Moyen-Orient : attaque de drones sur un oléoduc saoudien Deux jours après le sabotage de quatre pétroliers en mer d’Oman, les rebelles yéménites ont revendiqué cette attaque de drones armés. © AFP/Marwan Naamani ILLUSTRATION. Une installation de la compagnie saoudienne Aramco à Al-Khurais, à 160 km à l’est de la capitale Riyad. Que se passe-t-il en Arabie saoudite ? Dimanche, quatre navires - deux pétroliers saoudiens, un émirati et un norvégien - al-Jazeera, l’armée américaine participe à l’enquête saoudienne sur le sabotage d’au moins l’un des quatre navires accidentés dimanche.

Un risque de conflit armé existe-t-il ? Nous avons contacté Didier Leroy, chercheur à l’Institut « Il est clair qu’on ne peut pas exclure totalement un scénario de guerre ouverte étant donné l’imprévisibilité du Mais les Etats - Unis et l ’ Iran sont dans une logique de défiance depuis quatre décennies et

Les relations entre les États - Unis d'Amérique et la République islamique d' Iran existent depuis que le chah de Perse a officiellement envoyé son premier ambassadeur, Nassereddin Shah Qajar, à Washington, D.C. à la fin du XIXe siècle.

Donald Trump semble en effet suivre les recommandations de John Bolton, le conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche. Le ministre iranien des affaires étrangères ironise sur le sujet, parlant des «4B» : Bolton, Bibi (Benjamin Netanyahou), Mohammed Ben Salmane et Mohammed Ben Zayed, les princes héritiers saoudien et émirati.

Il est clair que, sur l’Iran, John Bolton a le dessus. Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est sur la même longueur d’ondes, comme Brian Hook (le représentant spécial américain pour l’Iran). Ces hommes poussent en faveur d'une guerre. Mais il est difficile de voir ce qu’ils essaient d’obtenir avec cette campagne de pression maximale. S’ils essaient de faire changer l’attitude de l’Iran, ça ne marche pas, car l’attitude de l’Iran n’a pas changé, elle s’est même enracinée dans une démonstration de force. S’ils essaient de pousser pour un changement de régime, cela ne fonctionnera pas non plus car plus la pression étrangère est forte, plus la population soutient le gouvernement et le système lui-même s’unit. Et si le but est de mettre à mal l’économie iranienne, pourquoi ? Que cherchent-ils à obtenir ?

L'Arabie saoudite veut éviter une guerre dans la région

L'Arabie saoudite veut éviter une guerre dans la région L'Arabie saoudite veut éviter une guerre dans la région © Reuters/HAMAD I MOHAMMED L'ARABIE SAOUDITE VEUT ÉVITER UNE GUERRE DANS LA RÉGION RYAD (Reuters) - L'Arabie saoudite veut év mais se tient prête à réagir avec "force et détermination" après les attaques menées contre ses infrastructures pétrolières, a déclaré dimanche un haut responsable, ajoutant que la balle était désormais dans le camp de l'Iran.

Mais les Etats - Unis et l ' Iran "savent très bien que cette guerre ne peut être gagnée et qu'elle serait dévastatrice pour les deux pays", ajoute-t-il. L ' Iran accuse les alliés régionaux de Washington, comme l'Arabie saoudite, son principal rival au Moyen-Orient, de pousser l'administration de Donald

Mais les Etats - Unis et l ' Iran "savent très bien que cette guerre ne peut être gagnée et qu'elle serait "Les enjeux sont tellement importants que les (groupes pro-iraniens en Irak) ne peuvent agir sans un feu Les Etats - Unis pourraient aussi "solliciter l'armée de l'air israélienne pour frapper les alliés de

"Si l'Iran est visé, l'Iran ripostera"

Donald Trump essaierait-il de satisfaire certains de ses alliés très fermes sur l’Iran ?

Même cette explication ne tient pas réellement. Mettons l’Arabie saoudite à part. Les Emiratis ont montré qu’ils comprennent que le risque d’un conflit armé est mauvais pour eux car ils seraient directement dans la ligne de mire : l’Iran ne peut pas atteindre les Etats-Unis mais peut clairement toucher les Emirats arabes unis si ces derniers font pression en faveur d’une guerre. La semaine dernière, le ministre émirati des Affaires étrangères a appelé au calme après les actes de sabotage sur des pétroliers saoudiens, a appelé à la prudence et a semblé calmer le discours venant des Emirats. Même les Israéliens ont évolué ces derniers jours : ils appellent également à la prudence et ne veulent pas une escalade des tensions.

La seule personne à être allée contre cela est Mohammed ben Salmane, qui a nommément accusé les Iraniens pour les sabotages des pétroliers en assurant qu’ils avaient financé les Houthis et leur avaient fourni les moyens d’attaquer l’Arabie saoudite. Mais je pense que ce n’est pas le point de vue le plus populaire y compris en Arabie saoudite. Comme les Emiratis, les Saoudiens savent qu’en cas de conflit, ils sont à portée de tir d’une riposte de l’Iran. Il ne fait aucun doute que, si l’Iran est visé, l’Iran ripostera.

Trump : si Téhéran «veut se battre», ce sera «la fin officielle de l’Iran»

Trump : si Téhéran «veut se battre», ce sera «la fin officielle de l’Iran» Les relations américano-iraniennes sont au plus bas depuis que le président Trump a décidé, il y a un an, de se retirer de l’accord international sur le nucléaire iranien © Brendan Smialowski/AFP Les tensions entre Washington et Téhéran se sont exacerbées ces derniers jours Nouvelle intimidation de Donald Trump sur Twitter. Le président américain a menacé l’Iran de destruction dimanche en cas d’attaque contre des intérêts américains. « Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran.

La venue, lundi à Bruxelles, du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, n’ était absolument pas prévue. Et le moins que l’on puisse dire, c’ est Nous allons voir si nous trouvons un peu de temps pour une réunion avec lui», a ainsi lâché la haute représentante Federica Mogherini en début de

La guerre commerciale entre les États - Unis et la Chine est un épisode de dispute commerciale, constitué de hausses de taxes douanières et de menaces entre la Chine et les États - Unis , lancé sous la présidence de Donald Trump, en 2018.

En dépit de la pression de l’administration Trump, y compris des tweets menaçants de Donald Trump, les autorités iraniennes ont assuré ne pas vouloir de conflit et ont appelé au calme, mais tout en se disant prêtes à répliquer.

Les Iraniens se trouvent entre le marteau et l’enclume : ils veulent démontrer qu’ils sont durs et qu’il ne faut pas les croiser –ce qui montre à quel point la politique de la pression maximale n’est pas bien réfléchie. S’ils veulent contraindre les Iraniens à s’asseoir autour de la table des négociations et accepter de nouvelles contraintes, toute concession serait considérée comme une capitulation. S’ils capitulent une fois, tout le monde en tirera la conclusion que les Iraniens peuvent capituler. Les Iraniens ne céderont jamais sur cette campagne de pression, peu importe sa dureté, car ils ne peuvent pas se le permettre sur le long terme. Ils doivent paraître durs, menacer de riposter mais se posent aussi en raisonnables : ils rappellent qu’ils ne tireront jamais la première frappe mais qu’ils riposteront en cas d’attaque, ce dont je ne doute pas une seconde.

Les pays de l'Opep s'accordent pour ne pas augmenter la production de pétrole

Les pays de l'Opep s'accordent pour ne pas augmenter la production de pétrole Le comité ministériel de suivi des pays de l'Opep, associé à d'autres États producteurs de pétrole, se retrouvait dimanche 19 mai à Jeddah, en présence de la Russie, mais sans l'Iran, le tout sur fond de tensions dans le Golfe. En dépit de la chute de la production de l'Iran et du Venezuela, Riyad et Abou Dhabi ont estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter leur production. Le Royaume d'Arabie Saoudite et l'Émirat du Golfe main dans la main pour maintenir la production à son niveau actuel, soit 1,2 million de barils par jours, lors du comité ministériel de suivi de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Frédéric #Taddeï reçoit : - Pascal Boniface, directeur de l’IRIS - Institut de relations internationales et stratégiques - Antoine Basbous, directeur de

La guerre commerciale entre la Chine et les États - Unis a démarré au mois de janvier 2018 Les États - Unis devront affronter quant à eux deux risques majeurs : celui d’une marginalisation et Nous sommes très clairement dans un changement de régime qui se révèle plus brutal qu’on ne l’imaginait.

Les Iraniens n’ont pas intérêt à une escalade des tensions, ils savent que les Américains sont supérieurs militairement parlant. Certains Iraniens souhaitent peut-être une forme de confrontation avec l’Iran mais pas ce régime : l’administration actuelle sait que l’Iran doit avoir pour priorité de s’ouvrir, d’avoir une meilleure économie sous peine de mettre en péril la république islamique. Le pouvoir actuel ne veut pas d’une guerre.

"Les Européens subissent beaucoup de pression de la part des Américains"

Les Européens, qui veulent maintenir en vie l’accord iranien, peuvent-ils jouer un rôle dans l’apaisement des tensions ?

Eux aussi sont dans une mauvaise position. Les Européens veulent sans aucun doute maintenir l’accord, qui est dans leur intérêt, comme la politique qui a découlé des négociations entamées il y a quelques années. Européens et Iraniens ont ouvert un dialogue sur de nombreux sujets, dont le commerce, les droits humains, la collaboration nucléaire, des échanges scolaires… Ils poursuivent ce dialogue, ce qui est positif. Mais les Européens subissent beaucoup de pression de la part des Américains, il y a donc une petite scission en Europe entre ceux qui veulent tenir tête aux Américains pour défendre l’accord iranien mais aussi leurs propres intérêts. Cela va au-delà de l’Iran, c’est une question de souveraineté de l’Europe.

"Les railleries génocidaires" de Donald Trump "ne mettront pas fin à l'Iran"

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu aux dernières menaces de Donald Trump. © Eugene Hoshiko / Pool / Reuters Mohammad Javad Zarif Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que "les railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran". "M. Trump espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", écrit M.

En route pour la Russie, le secrétaire d'Etat américain a fait une halte à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne pour évoquer les relations de plus en plus tendues entre Etats - Unis et Iran sur la question nucléaire. Les diplomates européens sont unanimement

«Il n’y aura pas de guerre directe, les Etats - Unis misent sur un effondrement de l’économie (iranienne) qui pourrait être accompagné de frappes aériennes ponctuelles en Iran », souligne le politologue irakien Hicham al-Hachémi. Les Etats - Unis pourraient aussi «solliciter l’armée de l’air

S’ils ne sont capables de défendre leurs intérêts face aux Etats-Unis, à quoi bon s’être tous réunis pour former un grand bloc européen ? S’ils ne peuvent pas arrêter les Etats-Unis quand leurs intentions sont nocives, que peuvent-ils faire ? On sent bien ces divisions. Les Anglais, qui sont confrontés à leurs propres problèmes avec le Brexit, envoient le signal qu’ils sont plus proches des Américains même s’ils sont en désaccord : le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Jeremy Hunt a récemment averti les Iraniens que les Américains étaient sérieux, qu’ils devaient faire profil bas. De son côté, Bruno Le Maire a admis que les Européens faisaient face aux pressions des Américains mais qu’ils devaient rester forts et soutenir l’Iran dans son application de l’accord sur le nucléaire.

Entre la pression économique et les menaces, combien de temps l’Iran pourra-t-il tenir ?

On dit la république islamique sous pression économique et menaces politiques depuis sa création, donc la réponse rapide est de dire que cela pourrait durer très, très longtemps. Mais aujourd’hui, le gouvernement américain est très imprévisible, prend des décisions soudaines qui risquent d’aggraver la situation assez vite. D'autant qu'il n’y a plus les canaux de communication qui servaient avant à apaiser les tensions, comme lors de la crise des marins américains capturés en Iran en 2016. Mohammad Javad Zarif avait eu son homologue John Kerry au téléphone et la situation était réglée en quelques jours. Ces communications n’ont plus cours aujourd’hui. Non seulement l’erreur de jugement ou l’accident est possible, mais les moyens de s’en expliquer n’existent plus aujourd’hui. La possibilité d’une confrontation est très réelle.

États-Unis: guerre ouverte entre Donald Trump et Nancy Pelosi

États-Unis: guerre ouverte entre Donald Trump et Nancy Pelosi La guerre est ouverte entre la puissante chef de la majorité démocrate de la chambre et le président américain. Après avoir annulé mercredi 22 mai sa rencontre avec les dirigeants de l’opposition suite à une remarque de Nancy Pelosi, Donald Trump s’en est vivement pris ce jeudi à son adversaire du Congrès au cours d’une conférence de presse impromptue et plutôt décousue. Quelques heures plus tôt, la chef des démocrates de la chambre avait exprimé ses inquiétudes sur la santé du président.

Qui est le plus puissant entre la Russie et les Etats - Unis ? Que pensez vous de la crise diplomatique entre la Russie et le Royaume uni ? L'alliance Russie- Iran -Hezbollah promet un soutien accru à la Syrie - Продолжительность: 0:58 PressTV Français 9 807 просмотров.

Mais les Etats - Unis et l ’ Iran “savent très bien que cette guerre ne peut être gagnée et qu’elle serait dévastatrice pour les deux pays”, ajoute-t-il. “Les enjeux sont tellement importants que les (groupes pro-iraniens en Irak) ne peuvent agir sans un feu vert explicite de Soleimani et des Gardiens”

AUSSI SUR MSN - Pour Trump, l'Iran est le premier «provocateur de terreur» aux États-Unis

Sommets arabes: l’Iran, cible de toutes les accusations.
L'Iran accuse l'Arabie saoudite de « semer la division » après la tenue de deux sommets la nuit dernière à La Mecque : celui de la Ligue arabe et du Conseil de coopération du Golfe. Des réunions convoquées en urgence par les autorités saoudiennes et où l'Iran a été accusé de tous les maux. En prenant la parole devant les pays arabes, le roi Salmane d'Arabie saoudite se livre à une violente diatribe contre l'Iran, son grand rival dans la région. L'Iran est accusé d'« actions criminelles » après le sabotage de navires dans le Golfe et après des attaques contre des installations pétrolières saoudiennes. Des actes dont Téhéran nie pourtant être à l'origine.

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