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MondeEmmanuel Macron critique Donald Trump et "son très bon ami Steve Bannon"

23:50  03 juin  2019
23:50  03 juin  2019 Source:   lexpress.fr

Japon: Shinzo Abe conciliant pour un accord commercial avec les États-Unis

Japon: Shinzo Abe conciliant pour un accord commercial avec les États-Unis En visite d’État au Japon, Donald Trump poursuit sa politique économique agressive, même à l’encontre du Japon, en le poussant à conclure un accord bilatéral destiné à réduire le déficit commercial des États-Unis avec l'archipel. Tokyo se fait conciliant, espérant ainsi décrocher un accord plus favorable. Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles Donald Trump et Shinzo Abe ont joué une partie de golf. Le Premier ministre japonais est le chef de gouvernement étranger qui a rencontré le président américain le plus souvent. Ce lundi 27 mai, Donald Trump deviendra le premier chef d’État étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito.

Emmanuel Macron à l'offensive.

Emmanuel Macron critique Donald Trump et "son très bon ami Steve Bannon" © afp.com/Ludovic MARIN Les présidents français et américain Emmanuel Macron et Donald Trump lors du G20 à Buenos Aires, le 30 novembre 2018

Le chef de l'État a critiqué ce lundi la guerre commerciale menée par Donald Trump qui non seulement "tue la sidérurgie européenne" mais profite aux populistes soutenus par "son très bon ami, M. Steve Bannon", à trois jours de ses retrouvailles avec le président américain jeudi. "Les États-Unis ont décidé de mettre en place des droits de douane avec des arguments pas raisonnables", a-t-il dit, en anglais, à des patrons de grandes banques mondiales invités à l'Élysée, à l'occasion de la tenue à Paris de l'"International Monetary Conference".

A Buckingham Palace, Donald et Melania Trump retrouvent la reine pour un banquet

A Buckingham Palace, Donald et Melania Trump retrouvent la reine pour un banquet Au premier soir de la visite d'Etat de Donald Trump en Angleterre, le président et son épouse étaient les invités d'un banquet à Buckingham Palace. 1/30 DIAPOSITIVES © Victoria Jones / Pool / Reuters La reine et Donald Trump à Buckingham Palace, le 3 juin 2019. 2/30 DIAPOSITIVES © Victoria Jones / Pool / Reuters La reine et Donald Trump à Buckingham Palace, le 3 juin 2019. 3/30 DIAPOSITIVES © Victoria Jones / Pool / Reuters Melania Trump et le prince Charles à Buckingham Palace, le 3 juin 2019.

"Ils vont détruire beaucoup de richesse et de croissance pour eux et les autres. L'Europe doit préserver ses intérêts, en érigeant de nouvelles protections. Regardez la sidérurgie. Notre industrie sidérurgique est en train d'être tuée par les effets collatéraux des mesures protectionnistes imposées par les États-Unis à la Chine", a ajouté Emmanuel Macron, qui retrouvera Donald Trump en tête-à-tête jeudi lors du 75e anniversaire du Débarquement.

"Si nous acceptons une nouvelle négociation UE-États-Unis, avec un pays qui refuse l'Accord de Paris sur le climat, nous augmentons les contraintes sur nos propres industries tout en accordant de nouvelles facilités aux acteurs américains. Le grand gagnant sera le très bon ami de M. Trump, M. Steve Bannon. Ses amis dans toute l'Europe diront : 'regardez, ils négocient des accords avec un pays qui protège ses industries et ses travailleurs, pas les vôtres'", a ajouté le chef de l'État.

Emmanuel Macron accusé d'« ingérence politique dans le sport »

Emmanuel Macron accusé d'« ingérence politique dans le sport » Encore des turbulences pour Emmanuel Macron. Alors que se déroulait le 69e Congrès de la FIFA, les propos d'Emmanuel Macron sur la réforme de la C1 ont été vivement critiqués par Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, ainsi que par Noël Le Graët, président de la FFF. « C'est une ingérence politique dans le sport, a déclaré Ceferin. Ce n'est pas approprié. Mais chaque ingérence politique ou tentative d'ingérence n'influencera jamais l'UEFA ». « Il y a des règles très simples dans les statuts : les décisions doivent être prises par les Fédérations au risque d’exclusion, a rappelé Le Graët.

"Préserver la démocratie, c'est l'enjeu"

Emmanuel Macron a rappelé que la France avait été le seul État membre en avril à s'opposer, sans disposer de droit de véto, à l'ouverture de négociations commerciales entre l'UE et les États-Unis. Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump, était venu à Paris peu avant les européennes du 26 mai pour défendre le Rassemblement national. Emmanuel Macron l'avait alors accusé d'oeuvrer au "démantèlement de l'Europe".

L'Europe doit "convaincre au moins l'un de ces deux leaders - les États-Unis et la Chine - d'adopter des règles nouvelles" comprenant un agenda vert et des mesures sociales, a souhaité le chef de l'État. "Les Européens doivent retrouver un modèle de croissance et une ouverture commerciale qui profite à ses classes moyennes, sinon la démocratie ne sera plus majoritaire." "Préserver la démocratie, c'est l'enjeu", a-t-il lancé.

Réforme de la Ligue des Champions : Aleksander Ceferin répond à Emmanuel Macron

Réforme de la Ligue des Champions : Aleksander Ceferin répond à Emmanuel Macron Le président de l'UEFA a répondu sèchement à Emmanuel Macron qui avait exprimé son opposition au projet de reforme de la Ligue des Champions en 2024. © Getty Présent à Clairefontaine pour encourager l'Equipe de France féminine avant le début du Mondial, le président de la République s'était exprimé mardi à propos du projet de réforme de la Ligue des Champions, qui pourrait entrer en vigueur en 2024. Le chef de l'État avait soutenu la position du président de la FFF, Noël Le Graët, totalement contre ce nouveau modèle, qui vise à faire de la C1 une compétition plus fermée.

"Il n'est pas impossible de convaincre la Chine d'abord. Et ce jour-là, nous pourrons convaincre les États-Unis," a-t-il conclu. Emmanuel Macron a par ailleurs jugé que le mouvement des gilets jaunes constituait "une "crise sociale innovante" à cause des "réformes innovantes" de son gouvernement. "L'innovation entraîne l'innovation", a-t-il plaisanté, expliquant avoir décidé après cette crise "d'accélérer pour avoir des résultats concrets".

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Donald Trump a fait vivre un enfer à Brigitte et Emmanuel Macron en amont du D-Day.
Emmanuel Macron et Donald Trump célébraient le 6 juin dernier les 75 ans du Débarquement de Normandie. Derrière les sourires de façades et grandes poignées de main, une toute autre réalité s'est invitée dans l'organisation de cet événement. Le président américain a voulu imposer ses conditions, obligeant le couple présidentiel français à s'arracher les cheveux pour trouver un consensus. Les rapports sont décidément tendus entre les présidents français et américain. La cérémonie du D-Day, pour célébrer les 75 ans du débarquement en Normandie devait être un moment de réconciliation.

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