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MondeLe Brésil en grève générale contre Bolsonaro

22:05  14 juin  2019
22:05  14 juin  2019 Source:   rfi.fr

Brésil: Bolsonaro soutient Neymar, accusé de viol

Brésil: Bolsonaro soutient Neymar, accusé de viol Le président d'extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro a exprimé mercredi son soutien envers la star du football Neymar, en pleine tourmente depuis la révélation d'une accusation de viol qui pèse contre lui. "Ce soir, je devrais aller au match du Brésil (contre le Qatar, à Brasilia), j'espère pouvoir prendre Neymar dans mes bras avant la rencontre", a affirmé le chef de l'Etat à des journalistes en marge d'une visite à Aragarças, dans l'Etat de Goias, voisin de la capitale Brasilia. "Il traverse un moment difficile, mais je le crois. Neymar, ce soir, je suis avec toi", a-t-il ajouté, au sujet du joueur qui clame son innocence.

Le Brésil en grève générale contre Bolsonaro © REUTERS/Adriano Machado Dans les grandes villes, comme ici à Brasilia, la capitale, les transports en commun devraient être perturbés, ce 14 juin 2019.

Au Brésil, les syndicats ont appelé à une grève générale ce vendredi 14 juin contre le président Jair Bolsonaro et son projet de réforme des retraites. Les transports publics dans les grandes villes sont perturbés. Des rassemblements sont organisés un peu partout dans le pays.

Il faut s’attendre à de fortes perturbations. Presque tous les syndicats se sont joints à l’appel à la grève. Les chauffeurs routiers devraient cesser leur travail, tout comme les enseignants des écoles publiques et privées. Au cœur de leur préoccupation : la réforme des retraites de Jair Bolsonaro, le président, dont la popularité est en chute libre. C’est aussi une démonstration de force face à un gouvernement considéré comme peu soucieux des droits des travailleurs.

Brésil - Le président Bolsonaro soutient Neymar : "Je le crois"

Brésil - Le président Bolsonaro soutient Neymar : Le président d'extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro a exprimé mercredi son soutien envers la star du football Neymar, accusée de viol. © Getty Images En pleine tourmente depuis la révélation d'une accusation de viol à son encontre, l'attaquant vedette du Paris Saint-Germain Neymar peut compter sur le soutien du président brésilien Jair Bolsonaro, lequel s'est publiquement prononcé en faveur du joueur parisien ce mercredi.

La réforme, au centre de la campagne électorale du président élu en octobre dernier, vise à réduire le déficit public. Concoctée par le ministre de l’Économie de tendance néolibérale Paulo Guedes, elle est très attendue par les investisseurs et le secteur économique. Elle prévoit notamment la mise en place d’un âge minimum de départ à la retraite : 65 ans pour les hommes, 62 pour les femmes, alors que les Brésiliens sont aujourd'hui nombreux à prendre leur retraite bien plus tôt tout en continuant à travailler. A terme, le gouvernement souhaite passer d’un système classique, par répartition, à un modèle privé, à travers des fonds de pension.

Des propositions rejetées par la majorité au Congrès

Faute de majorité propre au Congrès, Jair Bolsonaro doit composer avec une vingtaine de groupes parlementaires. Mais il refuse les négociations, préférant mobiliser la rue plutôt que de trouver des solutions par le dialogue. Résultat : ses projets sont au mieux modifiés, au pire tout simplement enterrés. C’est ce qu'il s’est passé avec la réforme sur le port d'armes pour laquelle il s'est heurté au refus des parlementaires. Il en est de même pour les retraites. Le rapporteur du projet de loi, un centriste, a considérablement retouché le texte. Il n’y est plus question de passer à un système privé. Les droits à la retraite des plus pauvres restent inchangés. Et les femmes doivent cotiser au minimum 15 ans, et non pas 20 ans comme prévu dans le projet initial.

Bolsonaro affiche son soutien à Neymar

Bolsonaro affiche son soutien à Neymar Un soutien de poids, qui a peut-être même un peu trop pesé sur sa cheville. Quelques heures avant le match entre le Brésil et le Qatar, Jair Bolsonaro, le président brésilien avait déjà affirmé son soutien au joueur du PSG, accusé de viol. Le dirigeant d’extrême droite avait assuré qu’il croyait à l’innocence du joueur, disant vouloir le prendre « dans (ses) bras » avant la rencontre. « Il traverse un moment difficile, mais je le crois. Neymar, ce soir, je suis avec toi », avait lâché le chef de l'État face à la presse dans des propos relayés par l'AFP, en marge d'une visite à Aragarças.

C’est un président fragilisé qui est visé par la grève de ce vendredi. Jair Bolsonaro a déjà été confronté à deux mobilisations sociales le mois dernier. Le 15 et le 30 mai 2019, des centaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues pour protester contre les coupes budgétaires dans l’éducation.

Signe des tensions qui règnent au sein du gouvernement entre partisans d'une ligne dure et modérés, Jair Bolsonaro congédie à la chaîne. Il vient de limoger un ministre, le troisième depuis la prise de fonction. Le magazine Istoé parle d'un président « de plus en plus isolé ». Certains observateurs se demandent déjà s’il va pouvoir aller jusqu’à la fin de son mandat.


AUSSI SUR MSN : Grève générale au Brésil : colère contre la réforme des retraites de Bolsonaro

Au Brésil, les juges criminalisent les actes anti-LGBT.
Le Tribunal fédéral suprême brésilien a décidé jeudi de criminaliser l'homophobie et la transphobie. Une avancée qui va à rebours des positions du président Jair Bolsonaro. Un à trois ans de prison. C’est la peine qu’encourent aujourd’hui les Brésiliens pour comportements anti-LGBT. Le Tribunal fédéral suprême brésilien, plus haute instance juridique du pays, a voté jeudi une loi pour la criminalisation de l’homophobie et de la transphobie, désormais punie au même titre que les actes racistes. Cette décision divise la société brésilienne où les lois en faveur des personnes LGBT bousculent les valeurs conservatrices.

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