Monde: Pour sortir du "backstop", Londres propose une solution pan-irlandaise sur l'agriculture - PressFrom - France
  •   
  •   

MondePour sortir du "backstop", Londres propose une solution pan-irlandaise sur l'agriculture

21:00  06 septembre  2019
21:00  06 septembre  2019 Source:   fr.reuters.com

Edna O'Brien, romancière irlandaise de 88 ans, parmi les finalistes du prix du roman Fnac

Edna O'Brien, romancière irlandaise de 88 ans, parmi les finalistes du prix du roman Fnac L'auteure irlandaise présente son roman "Girl", dans lequel elle se met dans la peau d'une des lycéennes enlevées par Boko Haram. © Fournis par France Télévisions Le jury du prix du roman Fnac, l'un des premiers prix littéraires de la rentrée, a présenté mercredi ses quatre finalistes parmi lesquelles figure la romancière irlandaise Edna O'Brien, âgée de 88 ans.

GB-BREXIT-IRLANDE:Pour sortir du "backstop", Londres propose une solution pan-irlandaise sur l'agriculture

Pour sortir du © Reuters/Hannah Mckay BREXIT: LONDRES PROPOSE UNE SOLUTION PAN-IRLANDAISE SUR L'AGRICULTURE

BRUXELLES (Reuters) - David Frost, négociateur en chef de Londres pour le Brexit, a proposé vendredi à Bruxelles la mise en place sur toute l'île d'Irlande d'une zone commune où s'appliqueraient les normes sanitaires et phytosanitaires européennes (SPS) après la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

L'idée, exposée lors d'une réunion avec les négociateurs de la Commission européenne, est présentée par les Britanniques comme une solution de rechange au "backstop". Cette clause de sauvegarde est censée éviter en dernier recours un rétablissement de la frontière physique à travers l'Irlande, susceptible de raviver les tensions entre nationalistes et unionistes en Irlande du Nord.

Brexit : quatre scénarios possibles

Brexit : quatre scénarios possibles Alors que les députés britanniques courent contre la montre cette semaine pour tenter de légiférer dans l'urgence et empêcher un Brexit sans accord avant la fermeture du Parlement le 9 septembre, plusieurs sorties de crise sont envisageables. Les députés britanniques vont tenter de légiférer dans l'urgence cette semaine pour tenter d'empêcher un "no deal", une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) sans accord. Et ce avant la fermeture du Parlement, du 9 septembre au 14 octobre, décidée par le gouvernement de Boris Johnson.

Il est peu probable que cette solution soit jugée suffisante par les Européens.

Le dispositif du "backstop" irlandais engloberait, à moins qu'une solution plus efficace soit trouvée d'ici la fin de la période de transition, l'ensemble du Royaume-Uni et l'Union européenne dans un "territoire douanier unique".

Boris Johnson et les Brexiters le refusent catégoriquement.

C'est le "backstop" qui a empêché Theresa May de faire ratifier l'accord de retrait par son Parlement, malgré trois tentatives, et l'a poussée à la démission.

Les 500 km de frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande deviendront après le divorce la seule frontière terrestre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

"Nos discussions ont mis en lumière un certain nombre de points que nous allons devoir réexaminer et il a été convenu que nous en discuterions la semaine prochaine", a rapporté un porte-parole de la délégation britannique.

Brexit: L'UE s'inquiète des intentions de Johnson sur l'Irlande et la concurrence

Brexit: L'UE s'inquiète des intentions de Johnson sur l'Irlande et la concurrence Brexit: L'UE s'inquiète des intentions de Johnson sur l'Irlande et la concurrence © Reuters/Gonzalo Fuentes BREXIT: L'UE S'INQUIÈTE DES INTENTIONS DE JOHNSON S BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne s'inquiète de plus en plus des projets de Boris Johnson concernant la frontière irlandaise et les futures règles de concurrence entre le bloc communautaire et le Royaume-Uni.

Un régime SPS commun à l'Irlande et à l'Irlande du Nord signifierait que tous les animaux et produits d'origine animale arrivant de Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et Pays de Galles) seraient soumis à des contrôles à leur arrivée dans un port irlandais, même en Irlande du Nord.

JOHNSON LUNDI À DUBLIN

Les normes SPS ont été mises en place pour protéger les humains, les animaux et les végétaux contre l'apparition et la propagation de maladies et de parasites.

Mais les inquiétudes des Européens ne portent pas simplement sur la santé humaine et animale: leur objectif est de protéger l'intégrité du marché unique européen dans sa totalité.

Or, sans garantie, une frontière irlandaise totalement ouverte permettrait d'introduire sur le marché européen, via la république d'Irlande, des produits ne respectant pas d'autres normes (environnementales par exemple) ou les conditions d'une concurrence équitable.

Qu'est-ce que le backstop, ou "filet de sécurité irlandais"?

Qu'est-ce que le backstop, ou C'est la disposition de l'accord de Brexit que veut éliminer le Premier ministre britannique Boris Johnson: le "filet de sécurité", ou "backstop", censé éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. En empêchant le retour d'une frontière physique entre la République d'Irlande (Etat membre de l'UE) et l'Irlande du Nord voisine (province britannique), cette disposition vise à préserver les accords de paix de 1998, qui mirent fin à trois décennies de violences entre communautés, mais préserver aussi l'intégrité du marché unique européen.

Dans ces conditions, avancent des diplomates européens, la solution d'un régime SPS ne sera sans doute pas à même de sortir de l'impasse autour du "backstop".

"Un mini-backstop est en discussion, mais il n'est pas possible de se cantonner à (un régime) SPS", a dit l'un d'eux. "La clef est de trouver quelque chose qui garantisse le non rétablissement d'une frontière dure, et cette proposition ne le ferait pas."

Boris Johnson a annoncé qu'il se rendrait lundi à Dublin pour s'y entretenir avec son homologue irlandais, Leo Varadkar. Le Premier ministre britannique sort d'une semaine mouvementée à la Chambre des communes, qui l'a mis en minorité à trois reprises et tente de l'empêcher de faire sortir le Royaume-Uni de l'UE sans un accord de divorce le 31 octobre prochain.

(John Chalmers; Henri-Pierre André pour le service français)

Lire plus

Le président du Parlement européen ne voit aucune volonté de Londres de rouvrir les négociations.
Le président du Parlement européen ne voit aucune volonté de Londres de rouvrir les négociations © Reuters/Vincent Kessler DAVID SASSOLI NE VOIT AUCUNE VOLONTÉ DE LONDRES DE ROUVRIR LES NÉGOCIATIONS BRUXELLES (Reuters) - David Sassoli, le président du Parlement européen, a déclaré jeudi qu'aucun des signaux transmis par Londres ne traduisait une volonté britannique de rouvrir les négociations sur le Brexit.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 4
C'est intéressant!