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MondeViolences conjugales : le combat de Hanan pour sa fille

15:05  15 septembre  2019
15:05  15 septembre  2019 Source:   parismatch.com

Violences xénophobes en Afrique du Sud : "au moins 10 morts", dont un étranger

Violences xénophobes en Afrique du Sud : Selon le président Cyril Ramaphosa, "les violences ont fortement diminué". 423 personnes ont été arrêtées dans la région de Johannesburg, épicentre des attaques.

A l'heure du Grenelle des violences conjugales , Hanan lance un appel au secours pour protéger Lola, sa fille de 5 ans. Dans sa maison, en région parisienne, le 5 septembre. Trois jours plus tôt, Hanan a obtenu la suspension momentanée de la garde alternée de Lola, le temps de l'enquête de police.

La victime de violences conjugales qui signale les faits peut bénéficier de nombreuses mesures de protection de la part des institutions publiques et des associations. Vous pouvez appeler le Samu social pour avoir de l'aide, si vous avez dû quitter votre domicile à la suite de violences conjugales .

Violences conjugales : le combat de Hanan pour sa fille © Kasia Wandycz

Le jour de la rentrée, Hanan a emmené sa fille à l’école comme on se jette dans la cage aux fauves. Elle vient de déposer une main courante pour expliquer que, compte tenu des derniers éléments de l’enquête, elle ne respectera pas la décision de justice de remettre sa fille à son père. Il doit la récupérer à l’école à 18 heures, mais il ne l’y trouvera pas car elle a décidé d’aller la chercher avant. Elle est terrifiée par les conséquences. A 15 heures, submergée par l’angoisse, Hanan sollicite la maire de sa commune. « Je la supplie de demander au commissariat de Palaiseau de joindre le procureur. Je lui précise que j’ai été contactée par des journalistes. » A nous, elle a confié : « Je n’ai plus aucun espoir. Je me bats contre un mur. Je veux juste qu’on protège ma fille… »

Explosion du nombre d’appels au 3919 depuis le début du Grenelle contre les violences conjugales

Explosion du nombre d’appels au 3919 depuis le début du Grenelle contre les violences conjugales Grâce au coup de projecteur que lui donne le gouvernement avec le Grenelle, le centre, qui recevait en moyenne 250 appels par jour, en a reçu plus de 1 000 mardi et mercredi. Plus de quatre fois plus d’appels. Habituellement, la ligne téléphonique 3919 dédiée aux femmes victimes de violences reçoit entre 200 et 250 appels chaque semaine. Mais, avec l’ouverture du Grenelle contre les violences conjugales, ce mardi 3 septembre, la Fédération Nationale Solidarité Femmes, en charge du numéro, assure avoir vu le nombre d’appels explosé.

Lire aussi. Violences conjugales : le combat de Hanan pour sa fille . Le théâtre, les comédiens et les professionnels de justice se sont tous engagés pour la cause des femmes. Pour cette représentation unique, l'entrée est gratuite.

La violence conjugale désigne les actes de violence commis, au sein d’un couple, par l’un des conjoints sur l’autre. La violence conjugale peut prendre la forme d’actes isolés, qui ne se reproduisent pas, ou D’où l’importance de bien connaître ce phénomène pour mieux le combattre .

Hanan, 42 ans, est une mère dévastée, à la voix épuisée par trop de sanglots. Sa petite Lola* entre en CP. Et retrouve la garde alternée chez son père… Une perspective à « vomir de douleur », dit Hanan, qui soupçonne son ex-compagnon de violences et d’abus sexuels à l’encontre de leur fille de 5 ans. Depuis le 19 août, date à laquelle elle a récupéré Lola, elle n’en dort plus. « Lola pleurait, était agitée et refusait systématiquement que je la lave. […] Deux jours plus tard, elle s’est mise à hurler de douleur sous la douche, elle me frappait et me disait que ça lui faisait mal. En l’examinant, je me suis rendu compte qu’elle avait l’anus très rouge. Je n’ai pas tout de suite réalisé tellement j’étais choquée. » Elle conduit sa fille aux urgences pédiatriques. « A l’hôpital, le médecin constate “une fissure ligne vagino-anale d’un demi-centimètre de long” . » La plaie est-t-elle due aux selles ou à une pénétration et, donc, à un viol ? On conseille à Hanan d’aller porter plainte afin que Lola soit examinée dans une unité médico-judiciaire (UMJ), où les médecins légistes pourront attester des lésions. L’hôpital adresse un signalement au procureur d’Evry. Porter plainte… Hanan sait trop ce que cela signifie.

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Violences conjugales : l'avocat Henri Leclerc Interrogé au micro d'Europe 1, le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme estime que l'on ne pourra faire reculer le nombre de femmes abattues sous les coups d'un conjoint qu'avec des mesures préventives, fondées notamment sur "la médiation" et "l’écoute psychologique". En marge du Grenelle des violences conjugales, Edouard Philippe, le Premier ministre, a dévoilé mardi tout un panel de mesures pour renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes.

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Hélène Le Moignic, qui incarnait Magalie dans la sitcom "Les Filles d'à côté", a comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Versailles, pour

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On a des tas de plaintes classées sans suite, parce que c’est le contentieux le plus difficile à prouver

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Me Nathalie Tomasini, spécialisée dans les violences conjugales et intrafamiliales, célèbre pour avoir défendu Jacqueline Sauvage, est l’avocate de Hanan. Elle explique : « Les deux principaux problèmes en matière de violences intrafamiliales sont la présomption d’innocence (le doute profite à l’accusé) et le fait que tout se passe à huis clos. On a des tas de plaintes classées sans suite, parce que c’est le contentieux le plus difficile à prouver. Devant la gravité des déclarations de l’enfant et compte tenu des graves manquements de l’enquête, nous demandons que les droits du père soient suspendus et qu’un droit de visite en centre médiatisé soit mis en place, le temps de l’enquête. Mais l’audience avec la juge aux affaires familiales, saisie en urgence en juin, n’arrive que le 14 octobre ! » Il faut donc attendre.

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Après Violences Conjugales Le Son du Silence 1 et 2,voici ma nouvelle vidéo parce que tant que dans notre pays "La France",Terre des Droits de l'Homme,une femme mourra tous les trois jours sous les coups de son partenaire de vie, le combat continuera pour dénoncer ce Fléau qu'est la Violence

Fanny M., une Toulousaine de 37 ans, témoigne sur notre antenne - et à visage découvert - de son calvaire conjugal et judiciaire. "Pour que la peur change

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Je vais te découper et t’enterrer : un bout là, un bout là, un bout là

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Belle, indépendante, commerciale dans l’immobilier, Hanan était ce qu’on appelle une « winneuse »… C’est elle qui a trouvé à Damien* son job de courtier en prêts immobiliers. Ils se sont rencontrés en 2012. Après quelques mois, elle tombe enceinte. Commence la vie commune. Les violences aussi, accuse-t-elle. « Mon ex me rabaissait, m’insultait, me disait que je n’étais pas digne d’être mère. Il cognait dans le mur, juste à côté de moi, pour me faire peur. J’ai complètement perdu confiance en moi. » Elle ne sait comment rompre. « Je lui disais que je voulais faire un break, j’y allais doucement. » Mais les violences s’aggravent. « Il me tirait par les cheveux, me jetait à terre. Il maltraitait Lola, ce qui déclenchait nos disputes. » Puis arrivent les menaces de mort, y compris devant Lola. « J’ai honte d’avoir accepté tout ça… [Elle pleure.] Moi, une femme forte, indépendante… » Hanan se dit que si elle accepte la garde alternée, il quittera la maison. C’est effectivement ce qu’il fait, le 27 novembre 2017. La veille, au 20 Heures, on a évoqué le 115e féminicide de l’année : une Amiénoise, égorgée au cutter par son ex après un dépôt de plainte pour violence. « Je vais faire pareil », lance Damien. Elle active l’enregistreur de son téléphone. D’une voix étrangement calme, il menace : « Je vais te découper et t’enterrer : un bout là, un bout là, un bout là. »

"Je ne les ai plus jamais revus..." : Mallaury Nataf évoque sa relation avec ses enfants (VIDEO)

Invitée sur le plateau de Morandini Live ce vendredi matin, Mallaury Nataf est revenue sur ses années difficiles. Mais l'actrice a également évoqué ses enfants, qu'elle n'a pas revus depuis 6 ans et demi. Si elle est aujourd'hui de retour à l'écran aux côtés des stars des Mystères de l'amour, Mallaury Nataf n'a pas toujours mené la belle vie. Victime de violences conjugales, l'actrice s'est retrouvée à la rue il y a de cela près de 8 ans. Invitée sur le plateau de Morandini Live ce vendredi matin, elle est revenue sur ses années difficiles et a décrit les relations qu'elle entretient désormais avec ses trois enfants.

Ce SAV complète les épisodes 11 et 12 de Point de vue social que vous pouvez retrouver ici : - PDVS #11 : Que faire en cas de violences conjugales ? https

Violences conjugales : comment se reconstruire? Fanny, victime de violences conjugales , témoigne : "Je n'ai plus de vie" - Продолжительность: 7:01 France 3 Occitanie 59 471 просмотр.

Violences conjugales : le combat de Hanan pour sa fille © Fournis par Lagardère Media News Des dessins et des jouets : Hanan veut offrir à Lola plus qu'un refuge, une vie normale.

Début janvier, Hanan franchit pour la première fois la porte du commissariat de Palaiseau avec sa fille de 4 ans. A la brigade des mineurs, une dame à l’air pressé la reçoit « cinq minutes dans un couloir ». Elle vient pourtant dénoncer des violences sur sa fille : « Vous venez juste avec un certificat médical ? Vous n’avez pas de photos d’hématomes ? Vous n’avez pas déclaré les faits avant de vous séparer ? J’ai des dossiers plus lourds qui sont classés sans suite. » Les policiers prennent la petite fille à part, « quelques minutes ». Ils « ont trouvé que Lola réfléchissait beaucoup avant de dire que son père la tapait ». C’est la première fois que Hanan veut porter plainte. Elle en est dissuadée.

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Vous n’êtes pas des racailles, tous les deux. Votre ex présente bien, parle bien. Réglez vos histoires

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2018 est pour elle son année terrible. « Je pensais avoir quitté l’enfer en me séparant de mon ex. Tout s’est aggravé à partir du moment où j’ai dénoncé ses violences. » Puisque la brigade des mineurs lui a « tourné le dos », elle décide, s’appuyant sur plusieurs enregistrements sonores, de signaler les violences psychologiques, les injures et les menaces qu’elle dit avoir subi. Au commissariat, elle explique encore : « J’ai peur pour ma vie, je suis tétanisée. » Et répète : « Ma fille me dit que son père la frappe. » Les policiers procèdent à une audition, à la suite de laquelle Hanan obtient cette réponse qui la « sidère » : « Vous n’êtes pas des racailles, tous les deux. Votre ex présente bien, parle bien. Réglez vos histoires. En plus, je ne pense pas qu’il tape votre fille. » La plainte pour violences conjugales, harcèlement et injures va déclencher un simple rappel à la loi. En mars, c’est pire : « Malgré le signalement de ma pédiatre indiquant qu’il était urgent de protéger Lola des violences physiques et psychiques, le certificat d’une pédopsychiatre qui attestait qu’elle avait un comportement régressif, et une plainte pour violences conjugales et menaces de mort réitérées, la juge aux affaires familiales ordonne la garde alternée et l’autorité parentale conjointe. J’ai été sanctionnée parce que j’avais gardé ma fille chez moi pour la protéger. » Me Tomasini ne mâche pas ses mots : « J’estime ce cas emblématique. Une mère qui dénonce des faits de maltraitance et/ou des suspicions d’agression sexuelle sur son enfant risque de perdre la garde, et l’enfant abusé d’être placé chez l’abuseur. »

Afrique du Sud : #AmINext, un hashtag contre les violences faites aux femmes

Afrique du Sud : #AmINext, un hashtag contre les violences faites aux femmes En Afrique du Sud, où les femmes se mobilisent contre les violences, dans la rue, et sur les réseaux sociaux. Quelque 3000 femmes assassinées par an et une femme sur cinq a déjà été victime de violence de la part de son partenaire. L’Afrique du Sud possède des statistiques parmi les plus inquiétantes du monde. Une réalité malheureusement devenue quasi-banale, tant elle est quotidienne. de notre correspondante au Cap, Le 24 août, Uyinene

Violences conjugales : le combat de Hanan pour sa fille © Fournis par Lagardère Media News Hanan et Laura.

C’est à partir de là que Hanan a dû « accepter l’inacceptable […], attendre que [sa] fille se fasse frapper » pour réunir des preuves : photographier les hématomes et les traces de saisie, trouver des médecins qui acceptent de constater. Son ex, dit-elle, la harcèle : « Par e-mail, par téléphone. Il me disait que c’était moi la menteuse et qu’il avait gagné. Il m’interdisait tout contact avec Lola quand elle était chez lui. » Me Tomasini « met un coup de pression » pour que sa cliente puisse déposer au commissariat de Boulogne une nouvelle plainte, qui sera renvoyée à Palaiseau. « C’est bien gentil de dire aux femmes qu’elles peuvent aller dans n’importe quel commissariat. Dans tous les cas, on revient au premier lieu de dépôt de plainte », déplore Hanan qui souffre d’un syndrome post-traumatique aigu établi par l’UMJ. L’ensemble des violences qu’elle a subies est évalué à trente jours d’ITT (incapacité totale de travail). Une plainte toujours pas traitée.

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Au commissariat, malgré les certificats médicaux et les photos d’hématomes sur Lola, je suis reçue comme une criminelle

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Ce n’est que le début de la descente aux enfers. En décembre 2018, Hanan surprend sa fille en train de s’enfoncer un doigt dans l’anus. « C’est papa qui me fait ça », affirme l’enfant. Retour aux urgences pédiatriques. Les médecins conseillent à nouveau d’aller porter plainte, l’hôpital fait encore un signalement au procureur. « Damien allait être averti. J’avais peur qu’il se venge. » Le 24 décembre, Hanan retourne au commissariat de Palaiseau. Elle a rassemblé tous les éléments : les certificats médicaux, les photos des hématomes, les deux signalements à la protection de l’enfance, le certificat de l’hôpital qui renvoie à l’unité médico-judiciaire… Pourtant, le chef de la brigade des mineurs refuse que Lola se rende à l’UMJ. « J’ai été reçue comme une criminelle. On n’a même pas auditionné ma fille. On n’a pas lu les témoignages. Le dépôt de plainte pour viol a été refusé et requalifié en abus sexuel. » Classement sans suite.

"Aujourd'hui, je fais un travail" : à Besançon, une structure accueille les hommes auteurs de violences conjugales

Rares, ces établissements hébergent des hommes auteurs de violences conjugales, en leur procurant un accompagnement psychologique et social sous haute surveillance. Une femme battue qui fuit, obligée de quitter la maison, parfois avec les enfants. Dans l’immense majorité des cas, c'est comme ça que cela se passe aujourd'hui en France pour les femmes victimes de leur conjoint. Mais parfois, c'est l'inverse qui se produit. Europe 1 a pu partir en reportage à Besançon, dans l'une de ces (trop) rares structures qui accueillent non pas les victimes, mais les auteurs de violences conjugales.

Violences conjugales : le combat de Hanan pour sa fille © Fournis par Lagardère Media News Le 9 septembre, lors de l'émission
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Faut-il qu’on retrouve l’enfant violée et dans une poubelle ?

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Fin mars 2019, Hanan saisit la juge des enfants en urgence. La psychiatre vient d’adresser un signalement au procureur d’Evry et à la juge des enfants : « Enfant en danger. » Lola souffre d’un de ces syndromes post-traumatiques sévères qui « apparaissent chez l’enfant après des violences physiques, psychologiques ou sexuelles ». Le médecin mentionne qu’elle lui a dit : « J’ai peur de mon père », « Papa me tape » et « Je mets mon doigt dans mon derrière comme papa me fait quand il me couche. » Le 11 avril, Lola est enfin entendue seule par la juge. Hanan espère que le droit de visite du père s’exercera, enfin, en centre médiatisé, le temps de l’enquête. L’enfant répète à la juge que « papa lui a mis le doigt dans son derrière une fois » et que « des fois il la tapait, mais maintenant il ne la tape plus ». Relevant des relations parentales « particulièrement dégradées » et des difficultés chez Lola de nature à « inquiéter » l’école, la juge ordonne une « investigation éducative ». Mais elle relève un « conflit parental » et invite la mère à saisir la juge aux affaires familiales. En attendant, garde alternée et autorité conjointe sont maintenues. Un coup de massue pour Hanan. Qu’aurait-elle dû faire de plus ? Me Tomasini ne décolère pas : « Faut-il qu’on retrouve l’enfant violée et dans une poubelle ? »

Hanan se sent « condamnée ». Si à la rentrée, elle ne remet pas Lola à son père, elle risque d’en perdre la garde. Il ne reste plus qu’un recours, publier son histoire sur les réseaux sociaux. C’est son amie Laura, 31 ans, qui l’en convainc. Rescapée d’une tentative de meurtre par strangulation, la jeune femme avait publié un SOS sur Twitter, en mai dernier, terrifiée que la justice reste sourde à ses appels depuis deux mois : son conjoint violent, remis en liberté, entravait le contrôle judiciaire. Son histoire a fait le buzz et l’amie de Hanan s’est retrouvée sur des plateaux télé. Une semaine plus tard, le père de sa fille était replacé en détention jusqu’au procès. « Une chaîne de solidarité unique s'est mise en place sur les réseaux sociaux, où une communauté se mobilise pour sauver celles qui sont encore vivantes », témoigne aujourd'hui la jeune femme. Invitée à Matignon, à l’ouverture du Grenelle des violences conjugales, Laura avait ému aux larmes les journalistes. « Beaucoup d'entre eux sont bouleversés car ils prennent conscience que les violences conjugales peuvent concerner n'importe qui. Ils étaient d'autant plus choqués qu'ils mettaient un visage sur une réalité. Certains m'ont confié qu'ils se sentaient en tort de ne pas s'y être intéressés plus tôt. »

Black blocs et violences assombrissent la Marche pour le climat à Paris

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Tout ce que vous avez déclaré lors de votre dépôt de plainte, le 24 décembre, correspond à ce que dit Lola aujourd’hui

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Le 26 août, Hanan lance sa bouteille à la mer. Avec 1 million de vues sur Twitter, son histoire devient virale. Le compte de la Police nationale est tagué de nombreuses fois. Deux jours après, Hanan reçoit un appel du commissariat. Sa fille est envoyée à l’Unité médico-judiciaire de Corbeil-Essonnes. « Tout ce que vous avez déclaré lors de votre dépôt de plainte, le 24 décembre, correspond à ce que dit Lola aujourd’hui », confie le brigadier. Le médecin légiste qui examine la petite est atterré : « J’aurais dû voir votre fille il y a huit mois… Aujourd’hui, il est impossible d’infirmer ou de confirmer ses allégations. La plaie a cicatrisé. » Cette fois-ci, la plainte pour viol est enregistrée. Serait-ce l’effet des réseaux sociaux? Hanan en est convaincue, « la pression médiatique a joué ». « D'après un officier, les ordres seraient venus de très haut », précise-t-elle.

« Si Mme F. décide d’avoir recours à des journalistes, c’est parce qu’elle n’est pas contente des décisions rendues », réagit Me Girardin, l’un des avocats du père. « C’est la quatrième ou cinquième procédure que Mme F. entame à l’encontre de son compagnon. Ce n’est pas la première fois qu’elle fait état d’accusations et les magistrats ne l’ont jamais crue. Nous espérons que la justice continuera de faire son travail comme elle l’a fait. Pour nous, on est en présence d’une instrumentalisation caractéristique de la justice et, maintenant, de la presse. »

Lire aussi.Féminicides, crimes conjugaux… Posséder jusqu'à la mort

Le jour de la rentrée, Hanan était encore devant l’école quand la première sonnerie a retenti. Son portable venait aussi de sonner, comme en témoignait son large sourire. Un coup de fil du commissariat de Palaiseau : « Le magistrat a décidé du placement de votre fille à votre domicile, le temps de l’enquête. Les droits du père sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. » Le principe de précaution était enfin appliqué.

* Les prénoms ont été modifiés.

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