Monde: RDC: les déplacés des camps d'Ituri visés par des attaques communautaires - - PressFrom - France
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Monde RDC: les déplacés des camps d'Ituri visés par des attaques communautaires

09:00  22 septembre  2019
09:00  22 septembre  2019 Source:   rfi.fr

En Irak, ces déplacés dont personne ne veut

En Irak, ces déplacés dont personne ne veut Certains voudraient revenir mais en sont empêchés, d'autres, ramenés contre leur gré, se retrouvent confrontés à leurs communautés devenues hostiles: les déplacés accusés de lien avec les jihadistes sont aujourd'hui l'encombrant héritage d'une guerre dont l'Irak aimerait tourner la page. Cheikh Adnane al-Bazi est très clair: "les tribus ne peuvent pas accepter les gens du groupe Etat islamique (EI), les familles de martyrs et celles qui comptent des blessés ou des déplacés non plus".

En Ituri , dans le nord-est de la République démocratique du Congo, des violences intercommunautaires ont fait au moins 50 morts ces trois Elles ont commencé lundi, après que quatre commerçants de l'ethnie Lendu ont été assassinés par des membres de la communauté Hema.

Enfants déplacés de l' Ituri dans un camp à Bunia, le 9 avril 2018. En Ituri , le gouverneur veut encourager le retour des déplacés internes, plus de 340 000 personnes, selon OCHA, qui ont fui après une série de massacres et de violences qui ont opposé communautés Hema et Lendu et faisant

Un camp de déplacés de Bunia, dans la province d'Ituri, le 12 avril 2018 (image d'illustration). © REUTERS/Goran Tomasevic Un camp de déplacés de Bunia, dans la province d'Ituri, le 12 avril 2018 (image d'illustration).

La Monusco et le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont condamné une série d’attaques contre des sites de déplacés dans les territoires de Djugu et de Mahagi, dans le nord-est de la RDC.

Ce sont bien les sites de déplacés qui sont visés et parmi eux, surtout les femmes et les enfants. Des dizaines de personnes ont été tuées dans les territoires de Djugu et de Mahagi dans six attaques différentes ces deux dernières semaines, décapitées ou exécutées par balle durant la nuit. Des attaques planifiées et coordonnées que condamnent la Monusco et le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Mali: manifestation de soutien de dogons à la milice Dan Nan Ambassagou

Mali: manifestation de soutien de dogons à la milice Dan Nan Ambassagou Plusieurs associations communautaires dogons ont manifesté ce vendredi 13 septembre dans les rues de la capitale. Elles réclament la démission du Premier ministre et affichent leur soutien à la milice Dan Nan Ambassagou, un groupe de chasseurs traditionnels dirigé par Youssouf Toloba. Le gouvernement avait promis sa dissolution en mars dernier après l'accélération des massacres de civils dans le centre du Mali et après que plusieurs associations communautaires peuls et de défense de droits de l'homme eurent accusé cette milice d'exactions.

Des enfants déplacés internes attendent la distribution de nourriture dans un camp de personnes déplacées à Bunia, dans la province d ' Ituri , dans l'est de la Situation toujours préoccupante en Ituri, six mois après le début de la crise qui a éclaté en décembre dernier dans cette province de la RDC .

Dans l''est de la République démocratique du Congo en Ituri , les violences s''approchent de plus en plus de Bunia, le chef-lieu de cette province, ce qui inquiète la population. Beaucoup s''interrogent toujours sur l''identité ainsi que la motivation des assaillants. Plusieurs milliers de personnes ont fui

Plus de 200 civils tués depuis juin

Depuis le 1er juin, ce sont plus de 200 civils qui ont été tués, selon le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BNUDH). Les victimes sont membres de la communauté hema et les assaillants sont lendus, toujours selon l’ONU qui rapporte aussi 51 cas de viols et autres violences sexuelles.

Dans son message d’alerte, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme dénonce aussi la violence des opérations de riposte menées par l’armée congolaise qui touchent les civils lendus, avec 17 exécutions extrajudiciaires depuis le 1er juin. Au sein de cette communauté, on appelle à ne pas stigmatiser tout le monde et à établir des responsabilités précises.

Réunion du gouvernement

Pompeo accuse l'Iran des attaques contre des sites pétroliers saoudiens

Pompeo accuse l'Iran des attaques contre des sites pétroliers saoudiens Pompeo accuse l'Iran des attaques contre des sites pétroliers saoudiens © Reuters/Kevin Lamarque POMPEO ACCUSE L'IRAN DES ATTAQUES CONTRE DES SITES PÉTROLIERS SAOUDIENS WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a accusé samedi l'Iran d'être responsable des attaques de drone contre des installations pétrolières saoudiennes.

L' Ituri est depuis 2015 une province de la République démocratique du Congo à la suite de l'éclatement de la Province orientale2. Le site de Kinshasa est occupé depuis plusieurs siècles par des peuples bantous (Teke, Humbu) et devient une place commerciale au cours des xviiie et xixe siècles.

Dans le nord-est de la RDC , les déplacés continuent d'affluer dans la ville de Bunia et aux alentours pour fuir les violences communautaires qui ont éclaté ce week-end dans le territoire de Djugu entre ethnies Hema et Lendu. Des violences qui font suite à une première vague d'affrontements en

La communauté hema appelle elle au remplacement de certains des commandants militaires accusés de laisser faire les assaillants ou même de les soutenir. Ses représentants disent en avoir fait la demande depuis mai à l’état-major. « Ces conflits communautaires sont complexes et l’armée a stoppé une violence à grande échelle », répond un haut responsable de l’armée. Ce dernier assure qu’aucune preuve suffisante n’avait jamais été apportée contre ces officiers pour justifier leur remplacement.

Du côté du gouvernement, une réunion a eu lieu entre les principaux ministres concernés et services de l’État pour étudier les voies et moyens de mettre un terme à ces violences. Mais aucune mesure n’a pour le moment été annoncée.

[Reportage] Burkina: ceux qui doivent tout quitter à cause du terrorisme (2/2) .
Depuis le début de l'année, 300 000 personnes sont déplacées au sein du Burkina à cause des attaques terroristes qui ne touchent plus seulement les infrastructures militaires mais aussi les civils. Les habitants fuient les zones hostiles du Nord pour trouver refuge dans des endroits plus sûrs. Depuis plusieurs semaines, une quarantaine de personnes, hommes femmes et enfants, vivent dans la concession de Zongo Na Bozwendé à Yagma, au nord d’Ouagadougou. La famille de Belem Boureima est arrivée de son village près de Djibo, dans le nord du pays, dans le dénuement le plus complet.

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