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Monde Poursuivie pour «avortement» et «débauche», la journaliste marocaine Hajar Raissouni reste en prison

17:00  22 septembre  2019
17:00  22 septembre  2019 Source:   liberation.fr

Au Maroc, une journaliste jugée pour «avortement» et «débauche»

Au Maroc, une journaliste jugée pour «avortement» et «débauche» L'arrestation d'Hajar Raissouni, journaliste de 28 ans, pour «avortement illégal» suscite l’indignation dans le pays et remet au centre des discussions la question des libertés individuelles. La journaliste et ses proches dénoncent un «procès politique». Lundi se tient à Rabat la deuxième audience du procès de la journaliste marocaine Hajar Raissouni. Interpellée fin août pour «avortement illégal» et «débauche», la jeune femme risque jusqu’à deux ans de prison ferme. Son incarcération depuis suscite l’indignation et remet au centre des discussions la question des libertés individuelles.

Hajar Raissouni , 28 ans, reporter au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, risque jusqu’à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain , qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage et l’ avortement . La journaliste a été arrêtée en même temps que son fiancé, un universitaire

En solidarité avec la journaliste Hajar Raissouni , dont le procès pour avortement illégal se déroule en ce moment dans la capitale Rabat, 490 Marocains et Des femmes manifestent avec le portrait d' Hajar Raissouni , journaliste marocaine arrêtée pour « avortement », le 9 septembre 2019 dans la

Rassemblement en soutien à Hajar Raissouni, à Rabat, le 9 septembre. Rassemblement en soutien à Hajar Raissouni, à Rabat, le 9 septembre.

Toutes les semaines, chronique de la vie quotidienne, sociale et culturelle dans les pays arabes.

Entre 600 et 800 avortements clandestins sont pratiqués chaque jour au Maroc, selon des estimations d’associations. L’article 453 du code pénal punit l’avortement sauf dans le cas où la vie de la mère est en danger. Il prévoit jusqu’à deux ans de prison pour une femme qui se fait avorter, de un à cinq ans pour quiconque pratique un avortement sur autrui.

«Sont punies de l’emprisonnement d’un mois à un an toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles», conformément à l’article 490 du code pénal marocain.

L’avortement reste interdit en Équateur, même en cas de viol

L’avortement reste interdit en Équateur, même en cas de viol Le Parlement équatorien a rejeté, mardi, une loi visant à autoriser l’IVG en cas de viol ou de malformation. Dans ce pays conservateur seules les grossesses dangereuses pour la mère ou résultant du viol de handicapées peuvent être interrompues. L’Équateur reste campé sur ses positions ultra-conservatrices. Le Parlement a voté, mardi 17 septembre, contre la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pour les cas de viol, y compris incestueux, ainsi qu'en cas de malformation du fœtus. Soixante-dix élus se sont prononcés contre le projet proposant la dépénalisation de l'avortement et seulement 65 pour.

Des manifestantes affichent leur soutien à la journaliste Hajar Raissouni , devant un Même constat chez Youssef Raissouni , un autre oncle de Hajar Raissouni , membre de l’Association marocaine des droits Dans ce royaume de 36 millions d’habitants, la justice a poursuivi 14 503 personnes pour « débauche » et 73 pour « avortement » en 2018 Ce dernier restera connecté avec ce compte.

La journaliste marocaine Hajar Raissouni , 28 ans, jugée pour " avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage", a été condamnée, lundi 30 Journaliste au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, Hajar Raissouni risquait jusqu'à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain , qui

L’affaire Hajar Raissouni cumule ces deux combats menés par de plus en plus de citoyennes et citoyens marocains pour leurs libertés individuelles. A mesure que ce genre d’affaires éclate, leur mobilisation grandit.

Hajar Raissouni, 28 ans, reporter au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, risque jusqu’à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain, qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage et l’avortement.

La journaliste a été arrêtée en même temps que son fiancé, un universitaire soudanais, le gynécologue qui l’a traitée, un infirmier et une secrétaire. Elle est poursuivie pour «avortement illégal» et «relations sexuelles hors mariage». La justice marocaine a rejeté vendredi sa demande de mise en liberté. Le tribunal n’a pas désavoué la police judiciaire, comme l’a relevé un de ses avocats. Classique au Maroc.

Maroc: une tribune de soutien à Hajar Raissouni, en prison pour «avortement»

  Maroc: une tribune de soutien à Hajar Raissouni, en prison pour «avortement» En solidarité avec la journaliste Hajar Raissouni, dont le procès pour avortement illégal se déroule en ce moment dans la capitale Rabat, 490 Marocains et Marocaines ont publié une tribune dans plusieurs médias du pays et dans le quotidien français Le Monde. Au Maroc avait lieu ce 23 septembre la troisième audience du procès de la journaliste Hajar Raissouni, détenue depuis fin août pour « avortement illégal » et « débauche ». En solidarité avecAu Maroc avait lieu ce 23 septembre la troisième audience du procès de la journaliste Hajar Raissouni, détenue depuis fin août pour « avortement illégal » et « débauche ».

Elle était poursuivie pour avortement illégal et relations sexuelles hors mariage (considérées comme un acte de débauche ). « Bien que ce soit une affaire politique, cela reste le procès d’une femme. La journaliste Hajar Raissouni est incarcérée depuis le 31 août pour « avortement illégal » et

Des manifestantes arborent le portrait de Hajar Raissouni , journaliste marocaine du quotidien « Akhbar Al-Youm » accusée d’ En 2018, la justice marocaine a poursuivi 14 503 personnes pour « débauche », 3 048 pour « adultère » et 73 pour « avortement », selon les chiffres officiels.

Placée en détention après son arrestation fin août devant un cabinet médical de Rabat, la journaliste assure avoir été soignée pour une hémorragie interne. Elle dénonce depuis son arrestation une «affaire politique». Pour Reporters sans frontières (RSF), elle est «victime de l’acharnement judiciaire contre les journalistes». L’ONG Amnesty International a dénoncé des «accusations forgées de toutes pièces» et Human Rights Watch une «violation flagrante de son droit à la vie privée et à la liberté».

Affaire politique ou pas, des arrestations pour avortement ou relations sexuelles entre deux adultes consentants n’ont de toute façon pas lieu d’être pour de nombreux militants au Maroc. Comme l’explique la journaliste marocaine Aida Alami dans Loopsider, ces lois liberticides sont par ailleurs utilisées par le pouvoir pour se délester des gens qui le dérangent, dont les journalistes.

Loi de bioéthique, réforme des retraites, procès de Jean-Jacques Urvoas... l'actu de ce mardi matin

  Loi de bioéthique, réforme des retraites, procès de Jean-Jacques Urvoas... l'actu de ce mardi matin A suivre (Photo Reuters) Loi bioéthique. Belloubet, Vidal, Buzyn : elles sont trois ministres à porter le projet de loi bioéthique, qui arrive ce mardi à l’Assemblée. A pas feutrés, préférant le technico-médical au sociétal pour ne pas réveiller les tensions du mariage pour tous. Notre article et on vous parle ici des dernières retouches du texte. Retraites. Après les avocats, les médecins, les pilotes, les infirmières, la RATP ou encore Force Ouvrière, c’est au tour de la CGT de défiler mardi dans toute la France contre la future réforme des retraites, pour laquelle le gouvernement prend désormais son temps.

La journaliste Hajar Raissouni , détenue en prison pour « avortement illégal» et «relation sexuelle hors mariage» au Maroc, n'aurait pas avorté, explique le gynécologue obstétricien et président de l’Association marocaine de lutte contre l’ avortement clandestin, Chafik Chraïbi.

La journaliste marocaine Hajar Raissouni , 28 ans, a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour « avortement illégal» et «relations sexuelles hors mariage» par le tribunal de Rabat, une affaire qui a suscité l'indignation dans le royaume et à l'étranger.

En 2018, la justice marocaine a poursuivi 14 503 personnes pour débauche, 3 048 pour adultère, 170 pour homosexualité et 73 pour avortement, selon les chiffres officiels. Le procès de Hajar Raissouni doit reprendre lundi.

Maroc: vives réactions après la condamnation de la journaliste Hajar Raissouni .
Au Maroc, la journaliste Hajar Raissouni a été condamnée à un an de prison ferme pour avortement illégal et relations sexuelles hors mariage. Ses proches dénoncent un procès politique contre une voix dissidente. Pour Amnesty International, c'est un coup dévastateur pour les droits des femmes. Hajar Raissouni a été reconnue coupable un mois après son interpellation devant un cabinet médical de Rabat. Son compagnon aussi écope d'un an de prisonHajar Raissouni a été reconnue coupable un mois après son interpellation devant un cabinet médical de Rabat. Son compagnon aussi écope d'un an de prison ferme. Son gynécologue a lui été condamné à deux ans de détention.

usr: 1
C'est intéressant!