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Monde Au Maroc, une journaliste condamnée à un an de prison ferme pour "avortement illégal"

23:00  30 septembre  2019
23:00  30 septembre  2019 Source:   msn.com

Poursuivie pour «avortement» et «débauche», la journaliste marocaine Hajar Raissouni reste en prison

  Poursuivie pour «avortement» et «débauche», la journaliste marocaine Hajar Raissouni reste en prison Toutes les semaines, chronique de la vie quotidienne, sociale et culturelle dans les pays arabes. Entre 600 et 800 avortements clandestins sont pratiqués chaque jour au Maroc, selon des estimations d’associations. L’article 453 du code pénal punit l’avortement sauf dans le cas où la vie de la mère est en danger. Il prévoit jusqu’à deux ans de prison pour une femme qui se fait avorter, de un à cinq ans pour quiconque pratique un avortement sur autrui.

La journaliste de 28 ans au voile bleu orné de petits motifs blancs s’entretient avec son avocat. Les prévenus sont amenés à la barre. Au premier rang, sa sœur, nœud rouge dans ses cheveux noirs lâchés sur les épaules, a le regard anxieux. Le jugement tombe : un an de prison ferme pour Hajar

Interpellée fin août, la journaliste Hajar Raissouni a été condamnée , lundi, à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat pour " avortement illégal ". Journaliste au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, Hajar Raissouni risquait jusqu'à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain, qui

Des manifestantes brandissent des portraits de la journaliste marocaine Hajar Raissouni, jugée pour © FADEL SENNA Des manifestantes brandissent des portraits de la journaliste marocaine Hajar Raissouni, jugée pour "avortement illégal", le 9 septembre à Rabat

La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage" par le tribunal de Rabat, une affaire qui a suscité l'indignation dans le royaume et à l'étranger.

Arrêtés et jugés en même temps qu'elle, son gynécologue a écopé de deux ans de prison ferme et son fiancé d'un an ferme. Un anesthésiste octogénaire a été condamné à un an de prison avec sursis et une secrétaire à huit mois avec sursis, selon un journaliste de l'AFP.

"Avortement illégal" : report du procès de la journaliste marocaine Hajar Raissouni

  Le procès de Hajar Raissouni, journaliste marocaine jugée à Rabat pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage", a été reporté au 30 septembre lundi. Le tribunal de première instance de Rabat a reporté au 30 septembre le procès de la journaliste marocaine Hajar Raissouni, poursuivie pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage". L'affaire suscite une vague de colère et d'indignation, soulevant des débats sur les libertés individuelles au Maroc et sur les poursuites judiciaires visant les voix critiques.

Au menu du journal de l’Afrique, Hajar Raissoumi condamnée à un an de prison ferme . La journaliste de 28 ans a été jugée par le tribunal de Rabat pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage ».« Avec ce procès L’État marocain se sert de la loi pour régler ses comptes

La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour " avortement illégal " et "relations sexuelles hors mariage" par le tribunal de Rabat, une affaire qui a suscité l'indignation dans le royaume et à l'étranger.

Un manifestant marocain brandit le portrait de la journaliste Hajar Raissouni, jugée pour © FADEL SENNA Un manifestant marocain brandit le portrait de la journaliste Hajar Raissouni, jugée pour "avortement illégal", le 9 septembre à Rabat

Les proches de la journaliste ont confié à l'AFP qu'elle allait faire appel, tout comme Me Meriem Moulay Rachid, l'avocate du gynécologue.

"Ce procès n'avait pas lieu d'être, les accusations étaient infondées : il n'y a ni débauche (relations sexuelles hors mariage, NDLR) ni avortement", a regretté l'avocat de la journaliste, Me Abdelmoula El Marouri, à l'issue du verdict.

Interpellée fin août à l'entrée d'un cabinet médical de Rabat, la reporter avait été soumise à "un examen médical sans son accord", selon elle. Ses avocats avaient assimilé cet examen à de "la torture", pointant des "manquements de la police judiciaire" et des "preuves fabriquées", et plaidé pour sa libération.

Maroc : Un an de prison ferme pour une journaliste jugée pour « avortement illégal »

  Maroc : Un an de prison ferme pour une journaliste jugée pour « avortement illégal » Elle avait été contrainte à un examen médical sans son accord, ce que ses avocats dénoncent comme une torture © Mosa'ab Elshamy/AP/SIPA Manifestation de soutien à Hajar Raissouni HAJAR RAISSOUNI - Elle avait été contrainte à un examen médical sans son accord, ce que ses avoca La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage » par le tribunal de Rabat.

# Maroc 🇲🇦 La journaliste Hajar Raissouni a été condamnée à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat pour " avortement illégal ". Son gynécologue a écopé lui, de deux ans de prison ferme ⤵️.

Jugée pour " avortement illégal " et "relations sexuelles hors mariage", la journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée , lundi 30 septembre, à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat. Journaliste pour le journal arabophone Akhbar Al Yaoum, elle avait été interpellée fin août à

Des journalistes attendent devant un tribunal à Rabat pendant l'audience de la journaliste Hajar Raissouni, le 30 septembre 2019 © - Des journalistes attendent devant un tribunal à Rabat pendant l'audience de la journaliste Hajar Raissouni, le 30 septembre 2019

Mme Raissouni, qui dénonce un procès "politique", est arrivée à la salle d'audience l'air serein, vêtue d'une djellaba noire, un voile à motifs couvrant sa tête.

Elle a fait un signe de la main à ses proches avant de prendre place sur le banc des accusés. Le jugement a été accueilli par des cris de colère et de déception par les familles des accusés, et certains ont scandé en choeur le prénom de la reporter, visiblement effondrée.

- "Répression politique" -

Journaliste au quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, elle risquait jusqu'à deux ans de prison en vertu du code pénal marocain, qui sanctionne les relations sexuelles hors mariage et l'avortement quand la vie de la mère n'est pas en danger.

Lors d'une précédente audience, Mme Raissouni avait nié tout avortement, assurant avoir été traitée pour une hémorragie interne, ce que son gynécologue a confirmé au tribunal.

Au Maroc, la journaliste Hajar Raissouni condamnée à un an de prison pour "avortement illégal"

  Au Maroc, la journaliste Hajar Raissouni condamnée à un an de prison pour Interpellée fin août, la journaliste Hajar Raissouni a été condamnée, lundi, à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat pour "avortement illégal". Son gynécologue a écopé lui, de deux ans de prison ferme. La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, jugée pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage", a été condamnée, lundi 30 septembre, à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat. Arrêtés et jugés en même temps qu'elle, son gynécologue a écopé de deux ans de prison ferme, son fiancé, lui, d'un an ferme, un anesthésiste quant à lui, d'un an de prison avec sursis et une secrétaire de huit mois avec sursis.

La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée lundi 30 septembre à un an de prison ferme pour " avortement illégal " et "relations sexuelles hors mariage" par le tribunal de Rabat, une affaire qui a suscité l'indignation dans le royaume et à l'étranger.

Fermer la bandeau d’une raison de s’abonner au journal Le Monde. Lundi 9 septembre, le jeune militant est venu assister au procès de la journaliste Hajar Raissouni, accusée d’« avortement illégal » et de « débauche » (relation sexuelle hors mariage) aux côtés de son fiancé et de l’équipe médicale

"C'est une affaire de répression politique, de répression d'une opinion indépendante, et une vengeance (contre) sa famille", a dit à l'AFP l'historien engagé Maati Monjib, présent à l'audience.

"On est bien conscient que c'est une affaire politique. Mais en tant que mouvement féministe, ce sont les motifs qui nous inquiètent. Ce sont souvent les femmes qui sont victimes de lois liberticides", a affirmé peu avant le verdict Ibtissam Lachgar, co-fondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI).

Des dizaines de journalistes et représentants d'ONG étaient présents dans la salle d'audience.

C'est "une criante injustice, une flagrante violation des droits humains et une atteinte frontale aux libertés individuelles. Un jour noir pour les libertés au Maroc", a commenté sur Twitter Ahmed Benchemsi, un responsable de Human Rights Watch (HRW).

Amnesty a dénoncé dans un communiqué "un coup dévastateur pour les droits des femmes au Maroc (...) Les autorités devraient annuler sa condamnation et ordonner sa libération immédiate et sans conditions".

Moulay El Hassan a représenté Mohammed VI, souffrant, aux obsèques de Chirac

  Moulay El Hassan a représenté Mohammed VI, souffrant, aux obsèques de Chirac Le roi Mohammed VI du Maroc n’a pu se rendre aux obsèques de Jacques Chirac ce lundi à Paris en raison d’un problème de santé. Il s’est fait représenter par son fils, le prince héritier Moulay El Hassan.

Le code pénal marocain sanctionne de peines de prison les relations sexuelles hors-mariage et l' avortement quand la vie de la mère n'est pas Au Maroc , des journalistes connus pour leurs positions critiques ont déjà été condamnés pour des faits allant de "complicité d'adultère" à "non

La journaliste marocaine Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée lundi à un an de prison ferme pour “ avortement illégal ” et “relations sexuelles hors mariage” par le tribunal de Rabat, une affaire qui a suscité l’indignation dans le royaume et à l’étranger.

- Législation "obsolète" -

La journaliste dit avoir été interrogée par la police sur ses proches, son journal et ses écrits. Un de ses oncles est un éditorialiste engagé de Akhbar Al-Yaoum, un autre est un idéologue islamiste opposé au statut de "commandeur des croyants" du roi Mohammed VI.

Le parquet de Rabat avait assuré que son arrestation n'avait "rien à voir avec sa profession" mais était liée à une enquête judiciaire visant le cabinet médical.

L'affaire a soulevé des débats sur les libertés individuelles dans le royaume et sur les poursuites judiciaires visant les voix critiques.

Pour Reporters sans frontières (RSF), elle est "victime de l'acharnement judiciaire contre les journalistes".

Au Maroc, les arrestations dans les affaires d'avortement concernent en général les praticiens et très rarement les patientes, selon HRW, qui cite Chafik Chraibi, président de l'Association marocaine contre les avortements clandestins.

Dans un manifeste publié le 23 septembre dans plusieurs médias au nom des libertés individuelles, des centaines de femmes se sont déclarées "hors-la-loi", proclamant avoir déjà violé la législation "obsolète" du pays sur les mœurs et l'avortement.

Quelques centaines de personnes s'étaient rassemblées devant le tribunal début septembre pour apporter leur soutien à la journaliste.

En 2018, la justice marocaine a poursuivi 14.503 personnes pour débauche, 3.048 pour adultère, 170 pour homosexualité et 73 pour avortements, selon les chiffres officiels. Entre 600 et 800 avortements clandestins sont pratiqués chaque jour au Maroc, selon des estimations.

Quid des politiques dans le débat sur les libertés individuelles au Maroc? .
Le manifeste des 490 « hors-la-loi », publié le 23 septembre, vient de dépasser le seuil de 8 000 signatures après la condamnation à un an de prison ferme de Hajar Raissouni. Face à cet appel de la société civile à un débat national sur les libertés individuelles, qu’en est-il du côté des partis politiques ? Pour le moment, les partis politiques sont quasiment absents du débat sur les libertés individuelles, occupés par le remaniement ministériel à venir.Certains se sont manifestés, souvent individuellement, assurant avoir posé le débat avant même le manifeste. C’est le cas de Moncef Belkhayat, membre du bureau politique du RNI, parti de la coalition gouvernementale.

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