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Monde Les indépendants, grands gagnants des législatives en Tunisie

03:00  08 octobre  2019
03:00  08 octobre  2019 Source:   rfi.fr

Tunisie: Nabil Karoui maintenu en détention

  Tunisie: Nabil Karoui maintenu en détention Tunisie: Nabil Karoui maintenu en détention © Reuters/Zoubeir Souissi TUNISIE: NABIL KAROUI MAINTENU EN DÉTENTION TUNIS (Reuters) - La cour d'appel de Tunis a rejeté mardi une nouvelle demande de remise en liberté de Nabil Karoui, qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle. L'homme d'affaires, qui possède notamment la chaîne de télévision Nesma, est incarcéré depuis le 23 août dernier des faits présumés d'évasion fiscale et de blanchiment d'argent.

Une électrice dépose son bulletin dans l'urne pour les législatives , le 6 octobre 2019. Aujourd’hui, elle a convaincu son mari de l’accompagner pour voter afin, dit-elle, de mettre de nouveaux visages à l’Assemblée car la déception est trop grande . Les bureaux de vote ouvrent en Tunisie .

Lire aussi Tunisie - Législatives : dans le chaudron de Tunis 1. Plus de 15 000 candidats se disputent 217 sièges, dans un Parlement jusque-là dominé par Un bon score de Qalb Tounes aux législatives pourrait être un atout pour Nabil Karoui le 13 octobre. Kaïd Saïed, un indépendant qui ne représente

Des députés tunisiens lors d'une session parlementaire le 25 avril 2017. © FETHI BELAID / AFP Des députés tunisiens lors d'une session parlementaire le 25 avril 2017.

En Tunisie, les élections législatives du 7 octobre auront été marquées par un fort taux d'abstention et par l'émergence des candidats indépendants qui ont fait campagne sur le rejet de l'offre politique existante, ce qui pourrait compliquer la composition d'un gouvernement.

Les résultats officiels des élections législatives tunisiennes seront annoncés le 9 octobre. Le scrutin a été marqué par un faible taux de participation de 41% et par un morcellement du Parlement. Aucun parti n’est en mesure de gouverner seul. Le parti islamo-conservateur Ennahdha, que les projections placent en tête, ne remporterait que 40 à 46 sièges sur les 217 que compte l’Assemblée. L’autre enseignement du scrutin est l’arrivée massive de candidats indépendants qui pourraient être entre 75 et 85 au Bardo, lieu où siège l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Tunisie: un vent de «dégagisme» souffle sur les législatives

  Tunisie: un vent de «dégagisme» souffle sur les législatives Fin de campagne électorale ce vendredi soir pour un vote prévu dimanche 6 octobre. Une semaine avant le second tour de la présidentielle, sept millions de Tunisiens élisent leurs députés dans un scrutin à un tour. Plus de 15 000 candidats répartis sur 1 500 listes sont en lice pour briguer les 217 sièges de l’ARP, l’Assemblée des représentants du peuple. Le vent de « dégagisme » qui a soufflé sur le premier tour de l’élection présidentielle s’apprête de nouveau à balayer des membres de la classe politique en place.Première force au Parlement, Ennahdha, qui joue son avenir, pourrait maintenir un bloc conséquent.

La campagne électorale pour les législatives en Tunisie a pris fin le 4 octobre. Mais quoiqu'il arrive, le très grand nombre de partis et la présence massive d’ indépendants aux aspirations diverses risquent de compliquer la tâche de former un gouvernement qui incombera au parti arrivé en tête.

Les élections présidentielles et législatives en Tunisie , sont une nouvelle étape dans le processus démocratique que vit le pays. La Tunisie représente une exception, en comparaison avec d’autres pays arabes ayant connu des révolutions populaires qui ont eu raison des régimes au pouvoir à

Mais ces indépendants ne constituent pas un groupe homogène, car ils sont issus des multiples courants traversant la société : islamiste, révolutionnaire, moderniste, populiste, centriste, RCDistes (Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti de l'ex-président Ben Ali), société civile. En propulsant à l’Assemblée ces nouveaux visages dont beaucoup ont fait campagne sur le rejet du pouvoir en place, les électeurs ont clairement rejeté l’offre politique existante.

Ces nouveaux acteurs n’ont peu ou pas d’expérience politique. Ils entrent donc dans une période d’apprentissage du travail parlementaire après avoir été portés à leurs places par une colère populaire. Il leur sera donc probablement difficile d'intégrer une gouvernance avec Ennahdha qui a maintes fois exercé le pouvoir depuis la révolution. Or, quelle que soit la coalition obtenue, il faudra obligatoirement l’adhésion d’une partie des indépendants pour obtenir les 109 voix pour la formation du gouvernement.

Des observateurs craignent des difficultés qui pourront empêcher la formation d'un gouvernement ou l’aboutissement à un gouvernement faible qui regroupera des partis comme la coalition Karama dirigée par l'avocat islamiste populiste Seifeddine Makhlouf et qui est arrivée avec 18 sièges en troisième position directement après le parti islamiste Ennahdha et le parti Qalb Tounès de Nabil Karoui.

►À lire aussi : Législatives en Tunisie: abstention record, Ennahdha et Qalb Tounès en tête

Tunisie: Kaïs Saïed, le temps des alliances pour gouverner .
72,71% des voix, c’est le score officiel de Kaïs Saïed en Tunisie. Le nouveau président l’a emporté haut la main. Ses prérogatives sont limitées à la défense et la diplomatie. Pour le reste, c’est le Parlement qui garde la main et qui devrait dicter le prochain calendrier politique. Les yeux se tournent désormais vers l’assemblée issue du scrutin du 6 octobre. Les tractations ont commencé en coulisses, Ennahdha à la manœuvre. Le parti d’inspiration islamiste, avec 52 sièges à l’assemblée, est la première force politique du pays.

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