Monde: Équateur: des milliers d'Indiens à Quito pour une grande manifestation - PressFrom - France
  •   
  •   

Monde Équateur: des milliers d'Indiens à Quito pour une grande manifestation

11:20  09 octobre  2019
11:20  09 octobre  2019 Source:   rfi.fr

En Équateur, des heurts pendant la manifestation contre le prix de l'essence

  En Équateur, des heurts pendant la manifestation contre le prix de l'essence Protestataires et forces de l'ordre se sont affrontés mercredi dans les rues de Quito lors d'une grande manifestation contre la hausse du prix de l'essence décidée par le gouvernement. Le centre-ville colonial de Quito, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, était envahi de fumées lacrymogènes mêlées à celles de pneus incendiés, mercredi 9 octobre. La manifestation géante contre la hausse du prix de l'essence en Équateur, décrétée par le président Lenin Moreno s'est soldée par des violences.

Manifestants à Quito le 8 octobre 2019, à la veille d' une grande manifestation contre la hausse de sprix du carburant décidée par le gouvernement. A pied ou à bord de camionnettes, des milliers d 'indigènes et de paysans équatoriens affluaient mardi vers la capitale Quito , à la veille d' une grande

Des manifestations ont éclaté dans tout l' Équateur , comme ici à Quito le 7 septembre 2019. Le palais présidentiel de Carondelet a été évacué lundi 7 octobre devant l’avance de quelques milliers d ’indigènes à Quito . À l’issue d’une journée chaotique marquée par des manifestations violentes

Le couvre-feu a été instauré mardi à Quito autour des lieux de pouvoir après que le Parlement a été brièvement envahi par des manifestants. © REUTERS/Carlos Garcia Rawlins Le couvre-feu a été instauré mardi à Quito autour des lieux de pouvoir après que le Parlement a été brièvement envahi par des manifestants.

Indigènes, syndicats et organisations populaires doivent lancer ce mercredi 9 octobre 2019 une grève générale indéfinie pour protester contre les mesures d’austérité qui ont plongé le pays dans la violence depuis une semaine

Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

Des milliers d’Indiens sont arrivés mardi à Quito. Leur agenda politique est très précis comme le rappelle Yaku Pérez, préfet indigène de la province de l’Azuay. « Ces mesures économiques rendent plus difficile la vie quotidienne des indigènes. C’est la raison pour laquelle nous devons manifester et résister pacifiquement pour exiger l'abrogation des mesures économiques et l'annulation du récent accord avec le FMI », explique-t-il.

Équateur: une première journée de grève générale marquée par des affrontements

  Équateur: une première journée de grève générale marquée par des affrontements La manifestation des indigènes et travailleurs avait pourtant commencé dans le calme avant de dégénérer à Quito et dans de nombreuses villes du pays. Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson Des dizaines de milliers de manifestants ont déferlé dans les rues de Quito, mercredi 9 octobre pour protester contre les mesures économiques annoncées la semaine dernière. Après avoir commencé à marcher ensemble, très vite les indigènes se sont séparés de la manifestation des syndicats, comme s’ils voulaient éviter toute récupération.

Le mouvement de colère contre la hausse des prix du carburant a pris de l’ampleur. Aux manifestations et aux blocages dans plusieurs provinces Ces manifestants, depuis dimanche, ont lancé une grande marche vers Quito . Et c’est par milliers qu’ils sont arrivés dans la capitale, à pied

Des milliers d 'indigènes et de paysans continuaient d'affluer vers la capitale équatorienne Quito pour participer mercredi à une manifestation au côté des AFP / RODRIGO BUENDIA Manifestants à Quito le 8 octobre 2019, à la veille d' une grande manifestation contre la hausse de sprix du

► À lire aussi :Équateur : trois questions à Marie-Esther Lacuisse, spécialiste des pays andins

Dans la soirée de mardi, la police a fait un usage massif de gaz lacrymogène pour déloger les Indiens du parc de l’Arbolito, leur lieu traditionnel de concentration avant toute manifestation. Il s’agissait probablement de protéger l’Assemblée nationale brièvement occupée mardi par des manifestants et de faire respecter le couvre-feu décrété dans la zone.

Le palais présidentiel en ligne de mire

Après une semaine de tensions, la mort d’au moins deux personnes et des dégâts matériels chiffrés à plus de 1,3 milliard d’euros, le président Lenin Moreno a transféré lundi le gouvernement dans la ville côtière de Guayaquil.

Militante aguerrie de la lutte contre les entreprises minières, l’indigène Dolores Peralta n’était pas impressionnée. « Eux avec leur gaz lacrymogène, ils veulent nous vaincre, mais nous, les femmes indigènes, nous avons appris à nous défendre, souligne-t-elle. On a de l’eau de charbon ou de l’eau de piment. Cela pique dur quand on l’envoie dans les yeux. »

Équateur: a-t-on vraiment voulu s'en prendre au président Moreno?

  Équateur: a-t-on vraiment voulu s'en prendre au président Moreno? Alors que la tension à Quito est encore vive, la situation se calme peu à peu dans d’autres régions du pays. Le gouvernement a, d’ailleurs, diffusé, jeudi 10 octobre, des images montrant une circulation normale et des routes ouvertes dans plusieurs villes du pays. Des bus circulent à nouveau dans Quito même si beaucoup sont encore attaqués par les manifestants. Alors que plus de 600 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations, la ministre de l’Intérieur a indiqué que dix-sept d’entre elles pourraient avoir eu l’intention de s’en prendre directement au président Lenin Moreno.

Des milliers d 'indigènes et de paysans ont convergé hier- lundi 7 octobre- vers le Parlement à Quito , pour dénoncer la hausse des prix du carburant. La protestation sociale gagne en intensité, et oblige donc Lenin Moreno à quitter son palais de Quito pour s'installer dans la ville portuaire de Guayaquil.

Quito - A pied ou à bord de camionnettes, des milliers d 'indigènes et de paysans équatoriens affluaient mardi vers la capitale Quito , à la veille d' une grande manifestation contre la hausse des prix du carburant décidée par le gouvernement de Lenin Moreno. A environ deux kilomètres du palais

Ce mercredi, les Indiens vont essayer de se rendre vers le palais présidentiel déserté par le chef de l’État, mais toujours protégé par des tanks et des centaines de policiers.

Rafael Correa veut de nouvelles élections

Lenin Moreno a accusé mardi le président vénézuélien Nicolas Maduro et son prédécesseur à la tête de l’Équateur Rafael Correa de chercher à déstabiliser son gouvernement. Ce dernier en appelle de son côté à l’organisation de nouvelles élections. Guillaume Long a été ministre des Affaires étrangères de Rafael Correa. Il détaille les demandes de l’ancien président et de son parti Revolucion ciudadana.

« Notre première demande est la fin de ces réformes économiques antipopulaires, appauvrissantes qui ne font qu’accroître les inégalités, détaille-t-il. La deuxième demande fait face à une crise systémique, institutionnelle, politique et même de paix sociale aujourd’hui dans les rues des différentes villes et des campagnes de l’Équateur. Face à ça, on a un président qui a moins de 14% d’appui dans les sondages – avant les grandes manifestations, il a dû chuter encore plus –, une persécution brutale, très agressive contre ses opposants. Face à tous ces abus, face à toutes ces mesures antidémocratiques, à cette crise profonde que vit la société équatorienne, il est évident que nous sommes pour une issue démocratique c’est-à-dire des élections. Et la Constitution d’ailleurs le rend possible, il faut évidemment que tout le monde démissionne et qu’on puisse avoir de nouvelles élections législatives et aussi bien évidemment présidentielles. »

À lire aussi : Manifestations en Équateur : les raisons de la colère

Équateur: les arrestations se multiplient .
Pour la première fois en six ans, l'armée syrienne se déploie à sa frontière nord à la demande des forces kurdes, confrontées à l'offensive de la Turquie. Plus de 160 000 civils ont fui les combats depuis la semaine dernière. De son côté, Donald Trump vient d'acter le départ d'un millier d'hommes sur le sol syrien, une semaine jour pour jour après son appel à Erdogan. Et si ces deux dirigeants venaient, bien malgré eux, de remettre Bachar al-Assad, le maître de Damas au centre du jeu ?

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 12
C'est intéressant!