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Monde L'offensive turque en Syrie suscite inquiétudes et condamnations

23:05  09 octobre  2019
23:05  09 octobre  2019 Source:   rfi.fr

Syrie : la Turquie prête à attaquer "sous peu" une milice kurde

  Syrie : la Turquie prête à attaquer La Turquie affirme être prête à lancer une nouvelle offensive en Syrie contre une milice kurde. Des escarmouches ont déjà eu lieu entre forces turques et syrienne. © afp.com/BULENT KILIC Des chars turcs à la frontière avec la Syrie à Akcakale dans le sud-est de la Turquie, le 8 octobre 2019 Les atermoiements de Donald Trump n'y font rien: la Turquie a affirmé mardi être prête à lancer une nouvelle offensive en Syrie contre une milice kurde.

Le déclenchement de l ' offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d'ouvrir la voie à un retour en force du La ministre française des Armées a réclamé mercredi l'arrêt de l ' offensive turque qu'elle a jugée dangereuse pour la sécurité des Kurdes, « car

Après l ’ offensive turque menée contre les milices kurdes et la mort du chef de Daech, les autorités s'inquiètent de l'avenir des djihadistes prisonniers en Syrie . Des proches de djihadistes escortées par des gardes armés le 23 juillet 2019 dans le camp de déplacés de al-Hol, dans le nord-est de la Syrie .

À Ras al-Aïn, une femme et ses enfants fuient les bombardements de l'armée turque, le 9 octobre. © Delil SOULEIMAN / AFP À Ras al-Aïn, une femme et ses enfants fuient les bombardements de l'armée turque, le 9 octobre.

Le déclenchement de l'offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d'ouvrir la voie à un retour en force du groupe EI, et qui fait planer l'incertitude sur le sort des jihadistes prisonniers des YPG. Le porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin, a appelé les pays européens à « reprendre » leurs ressortissants ayant intégré l'EI et aujourd'hui détenus par les forces kurdes.

Paris a « très fermement » condamné l'incursion turque. La ministre française des Armées a réclamé mercredi l'arrêt de l'offensive turque qu'elle a jugée dangereuse pour la sécurité des Kurdes, « car elle est propice à Daech, contre qui nous nous battons depuis 5 ans. Elle doit cesser ». « La France a donc saisi le Conseil de sécurité de l’ONU qui se réunira demain [jeudi, ndlr] », a ajouté Florence Parly. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exigé l'arrêt de l'offensive, pendant que l'Allemagne a estimé que l'opération risquait « de provoquer une résurgence » de l'EI.

En Syrie, la Turquie démarre la phase terrestre de son offensive

  En Syrie, la Turquie démarre la phase terrestre de son offensive Le déclenchement de l’opération d’Ankara contre les Kurdes a été fermement condamné par plusieurs pays, qui craignent notamment un chaos susceptible d’ouvrir la voie à un retour en force de l’organisation Etat islamique.Mercredi, des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn, ont été bombardées par l’aviation et l’artillerie turques. Le ministère turc de la Défense a ensuite annoncé en soirée que des militaires turcs et leurs supplétifs syriens avaient pénétré en Syrie, marquant le début de la phase terrestre de l’opération.

Malgré une large condamnation de la part de la communauté internationale, le ►À lire aussi : Offensive turque en Syrie : « L’EI profitera du chaos pour se réimplanter dans la région ». Les sujets d' inquiétudes ne manquent pas après le lancement de l ' offensive turque contre les Kurdes

L ’ offensive turque , qui a provoqué un tollé international, sera au centre d’une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU jeudi. Amnistie internationale a souligné qu’« à la fois les forces turques et kurdes » avaient, « dans le passé, mené des attaques aveugles en Syrie » ayant « fait de

Aux États-Unis, un poids lourd des républicains et proche de Donald Trump, Lindsey Graham, a vivement dénoncé l'opération d'Ankara. « Priez pour nos alliés kurdes qui ont été honteusement abandonnés », a-t-il écrit sur Twitter. « Je vais mener les efforts aux Congrès pour qu'Erdogan paie très cher ». Le président américain qui a annoncé dimanche le retrait de troupes américaines du nord-est de la Syrie a lui-même estimé mercredi que l'offensive turque était « une mauvaise idée ». Sans réitérer ses menaces économiques proférées lundi : « Si la Turquie fait quoi que ce soit dont j'estime, dans ma grande et inégalable sagesse, que cela dépasse les bornes, je détruirai et anéantirai complètement l'économie de la Turquie. »

Cela ressemble à une rectification de tir, relève Anne Corpet, notre correspondante à Washington, expliquant que Donald Trump prend ses distances avec les Turcs et tente aussi de rassurer son propre camp. Aux messages contradictoires émis par le président américain ces derniers jours s'ajoute son ambivalence ancienne à l'égard de la Turquie et de son dirigeant, qu'il vient d'inviter à Washington pour le 13 novembre et avec lequel il espérait conclure un accord commercial.

"Ces bombes tuent des enfants innocents" : après le début de l'offensive turque en Syrie, chaque camp compte ses morts

  La Turquie poursuit son opération contre les cibles kurdes, après le début mercredi de l'offensive. L'envoyé spécial de franceinfo est sur place, à la frontière turco-syrienne, dans la ville d'Akçakale située côté turc.Les forces turques ont intensifié leur assaut vendredi 11 octobre contre les Kurdes dans le nord de la Syrie. Malgré les avertissements de la communauté internationale, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que l'offensive se poursuivrait.

Le ministère turc de la Défense a annoncé en soirée que des militaires turcs et leurs supplétifs syriens avaient pénétré L ' offensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Condamnation internationale. Le déclenchement de l ' offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui

L ’ offensive turque a naturellement accéléré ce travail de sape de Daech, tandis que les FDS ont accrédité des rumeurs d’évasion majeure pour contraindre les Ce n’est pas en démantelant le Syrie et en affaiblissant l’Iran et la Turquie qu’on stabilisera la région . Les USA n’ont rien à foutre en Syrie .

18 000 combattants syriens supplétifs d'Ankara mobilisés

Avant le déclenchement de l'offensive, le président russe Vladimir Poutine avait appelé Recep Erdogan à « bien réfléchir ». L'Égypte a pour sa part condamné une « attaque inacceptable ».

Amnesty International a souligné qu'« à la fois les forces turques et kurdes » avaient, « dans le passé, mené des attaques aveugles en Syrie » ayant « fait de nombreuses victimes parmi les civils ». L'ONG a exhorté à faire en sorte que « cela ne se reproduise pas ».

Le pouvoir de Bachar el-Assad s'est engagé à « contrecarrer toute agression » de la Turquie, se disant prêt à « accueillir dans son giron » la minorité kurde.

Longtemps marginalisés et victimes des discriminations du pouvoir central, les Kurdes ont réussi à instaurer une autonomie de facto à la faveur du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011. Au moins 18 000 combattants syriens supplétifs d'Ankara ont été mobilisés pour participer à l'offensive, a affirmé mercredi un de leurs porte-parole. Ces combattants appartiennent à des factions regroupées au sein de l'Armée nationale syrienne (ANS), une coalition de groupes armés, financés et entraînés par Ankara.

(Avec AFP)

Syrie : la Turquie suspend son offensive, les forces kurdes prêtes à respecter "le cessez-le-feu" .
La Turquie a accepté jeudi de suspendre son offensive dans le nord-est de la Syrie et d'y mettre fin définitivement si les forces kurdes s'en retirent sous cinq jours. Les forces kurdes se sont déclarées prêtes, par la voix d'un de leurs commandants, à respecter la trêve avec la Turquie. La Turquie a accepté jeudi de suspendre son offensive dans le nord-est de la Syrie et d'y mettre fin définitivement si les forces kurdes s'en retirent sous cinq jours, en vue de la création d'une "zone de sécurité".

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