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Monde En Syrie, la Turquie démarre la phase terrestre de son offensive

11:05  10 octobre  2019
11:05  10 octobre  2019 Source:   nouvelobs.com

L’offensive de la Turquie en Syrie "met en cause notre appartenance à l’Otan", estime Adrien Quatennens

  L’offensive de la Turquie en Syrie Pour le député LFI du Nord, la difficulté qu’éprouve la France face à l’offensive menée par l’armée turque contre les Kurdes en Syrie devrait amener notre pays à quitter l’Otan pour "retrouver une forme d’indépendance".La posture n'est pas nouvelle au sein de La France insoumise. Mais l'affaire turque lui offre une nouvelle occasion de dérouler ses arguments. "Cette alliance militaire pensée au moment de la Guerre froide n'a plus de raison d’être aujourd’hui. Nous n’avons pas intérêt à y rester", a d'abord lancé Adrien Quatennens.

L’état-major turc a annoncé avoir entamé la phase terrestre de l’opération militaire contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) qui avait débuté plus tôt dans la journée, dans le nord-est de la Syrie .

Le porte-parole d'un groupe de rebelles syriens participant à l' offensive a affirmé que cette offensive terrestre avait commencé mercredi soir en direction de la ville de Tal Abyad, contrôlée par la milice des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord-est de la Syrie . Selon des médias turcs

  En Syrie, la Turquie démarre la phase terrestre de son offensive © Copyright 2019, L'Obs

Premières salves de bombardements et premières victimes : la Turquie a lancé mercredi 9 octobre, comme elle s’y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antidjihadistes, faisant fi des mises en garde internationales.

Mercredi, des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn, ont été bombardées par l’aviation et l’artillerie turques. Le ministère turc de la Défense a ensuite annoncé en soirée que des militaires turcs et leurs supplétifs syriens avaient pénétré en Syrie, marquant le début de la phase terrestre de l’opération.

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  Des rebelles pro-turcs ont "Les neufs civils ont été exécutés à des moments différents, au sud de la ville frontalière de Tal Abyad", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Syrie : la Turquie annonce le début de la phase terrestre de l' offensive (ministère de la Défense). Premières salves de bombardements et premières victimes: la Turquie a lancé mercredi, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie , alliées des

Syrie : la Turquie annonce le début de la phase terrestre de l' offensive (ministère de la Défense). Premières salves de bombardements et premières victimes: la Turquie a lancé mercredi, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie , alliées des

Les enfants de djihadistes dans l’enfer du camp d’Al-Hol

Le président américain Donald Trump a estimé que l’opération d’Ankara était « une mauvaise idée ». En début de semaine, c’est pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison-Blanche qui ont ouvert la voie à l’offensive.

Troisième offensive de la Turquie en Syrie depuis 2016

Cette opération turque – dont l’objectif est d’éloigner de la frontière la puissante milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG) – a fait 15 morts dont 8 civils, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ajoutant que des « milliers de déplacés » fuient les zones bombardées.

A Ras al-Aïn, un correspondant de l’AFP a entendu une forte explosion et vu s’élever de la fumée tout près de la frontière, ajoutant que des avions survolaient le secteur. Des tirs d’artillerie visent en continu la ville, provoquant la fuite de dizaines de civils à bord de motos et voitures, partant même à pied, chargés de valises et de sacs, a-t-il constaté.

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  États-Unis: Trump brandit l’arme des sanctions pour arrêter l’offensive turque Donald Trump demande au président turc de retirer ses forces de Syrie et de décréter un cessez-le-feu immédiat. Les États-Unis ont imposé ce lundi des sanctions contre la Turquie pour tenter de convaincre Ankara de mettre un terme à leur offensive. De notre correspondante à Washington, Anne Corpet Annoncées sur Twitter par Donald Trump et confirmées dans la foulée par la signature d’un décret présidentiel, les sanctions frappent les membres du gouvernement et les institutions turcs impliqués dans l’offensive en Syrie. Leurs avoirs aux États-Unis sont gelés et leur accès au système bancaire américain bloqué.

Syrie : la Turquie annonce le début de la phase terrestre de l' offensive (ministère de la Défense). Premières salves de bombardements, et premières victimes: la Turquie a lancé mercredi, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie , alliées des

Syrie : la Turquie annonce le début de la phase terrestre de l' offensive (ministère de la Défense). Le déclenchement de l' offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d'ouvrir la voie à Syrie : sous la pression de son propre camp, Trump avertit la Turquie .

Equipés de lance-roquettes, des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes dominée par les YPG, se sont déployés dans la ville, selon le correspondant de l’AFP.

La Turquie lance son offensive contre les forces kurdes en Syrie, le Conseil de sécurité va se réunir

Les médias turcs ont rapporté que 8 projectiles tirés par les YPG étaient tombés sur les villes turques frontalières d’Akçakale et de Akçakale, sans faire de victime. L’offensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370 000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.

« Les Forces armées turques et l’Armée nationale syrienne [ANS, une coalition financée et entraînée par la Turquie, NDLR] ont débuté l’opération “Source de paix” dans le nord de la Syrie », a annoncé M. Erdogan sur Twitter.

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  Berlin stoppe ses ventes à la Turquie d'armes pouvant être utilisées en Syrie Le ministre des Affaires étrangères allemand a annoncé que Berlin stoppait la livraison à la Turquie d'armes «qui pourraient être utilisées dans le nord-est de la Syrie» contre les Kurdes.«Dans le contexte de l'offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie, le gouvernement ne délivrera aucun nouveau permis (de vente) pour tous les équipements militaires qui pourraient être utilisés en Syrie par la Turquie», indique le chef de la diplomatie allemande, sans préciser le type d'armements concernés, ni leur montant.

● Début de la phase terrestre de l'opération «Rameau d'olivier». «L'opération Rameau d'olivier se « La Turquie ne lancera pas une offensive terrestre et aérienne totale sans la bénédiction de Moscou» Le chef de la diplomatie française s'est parallèlement entretenu avec son homologue turc

De son côté, le président russe Vladimir "Poutine a appelé ses partenaires turcs à bien réfléchir à la situation afin d'éviter de porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne". Contenus liés. La Turquie lance la phase terrestre de son offensive dans le nord-est de la Syrie .

Au moins 18 000 combattants syriens supplétifs d’Ankara – faisant partie de factions regroupées au sein de l’ANS – ont été mobilisés pour participer à l’offensive, a affirmé mercredi un de leurs porte-parole. L’offensive doit permettre la création d’une « zone de sécurité » destinée à séparer la frontière turque des positions kurdes et accueillir des réfugiés, a dit M. Erdogan. Le ministère turc de la Défense a assuré que tout était fait pour éviter les pertes civiles.

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Alliées aux Occidentaux dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation « terroriste », pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

« Les Etats-Unis ne soutiennent pas cette attaque et ont clairement indiqué à la Turquie que cette opération était une mauvaise idée », a souligné Donald Trump dans un bref communiqué. Le président américain avait pourtant paru donner son feu vert à une telle opération, avant de nuancer ses propos et d’assurer que Washington n’avait « pas abandonné les Kurdes ».

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  Cinq djihadistes s’échappent d’une prison après des tirs turcs en Syrie Quelque 12 000 combattants de l’EI se trouvent en détention dans les prisons des Kurdes.Depuis mercredi, la Turquie et ses supplétifs syriens mènent une offensive terrestre et aérienne contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, où les Kurdes ont établi une zone autonome à la faveur du conflit.

La Turquie annonce le début de la phase terrestre de son offensive en Syrie . Par ailleurs, les récentes joutes verbales entre Ankara et Washington au sujet du dossier syrien ont renforcé les incertitudes sur la viabilité de l'accord americano-turc, scellé en août dernier sans l'aval de Damas.

Le porte-parole d'un groupe de rebelles syriens participant à l' offensive a affirmé à l'AFP que cette offensive terrestre avait commencé mercredi soir en Turquie - Syrie La menace d'une opération militaire turque dans le nord de la Syrie fait craindre aux dirigeants européens un afflux de migrants.

Quelques heures avant le début de l’offensive, les Kurdes de Syrie, confrontés aux atermoiements de leur allié américain, avaient décrété une « mobilisation générale », tout en appelant Moscou à intervenir pour faciliter un dialogue avec Damas.

Risque de « provoquer une résurgence » de l’EI

Le déclenchement de l’offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d’ouvrir la voie à un retour en force de l’EI, et qui fait planer l’incertitude sur le sort des djihadistes prisonniers des YPG. Le porte-parole de Recepp Tayyip Erdogan, Ibrahim Kalin, a appelé les pays européens à « reprendre » leurs ressortissants ayant intégré l’EI et aujourd’hui détenus par les forces kurdes.

Paris a « très fermement » condamné l’incursion turque. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exigé l’arrêt de l’offensive. L’Allemagne a estimé que l’opération risquait « de provoquer une résurgence » de l’EI et Londres a dit sa « sérieuse préoccupation ».

Aux Etats-Unis, un poids lourd des républicains et proche de Donald Trump, Lindsey Graham, a accusé le président américain d’avoir « honteusement abandonné les Kurdes » et s’est dit favorable à ce qu’« Erdogan paie très cher ». Avant le déclenchement de l’offensive, le président russe Vladimir Poutine avait appelé Erdogan à « bien réfléchir ».

Trump, le roi de l’impasse diplomatique

L’Egypte a pour sa part jugé cette « attaque inacceptable » et l’Arabie saoudite a condamné « l’agression » de la Turquie en Syrie. Amnesty international a souligné qu’« à la fois les forces turques et kurdes » avaient, « dans le passé, mené des attaques aveugles en Syrie » ayant « fait de nombreuses victimes parmi les civils ». L’ONG a exhorté à faire en sorte que « cela ne se reproduise pas ».

Le pouvoir de Damas s’est engagé à « contrecarrer toute agression » de la Turquie, se disant prêt à « accueillir dans son giron » la minorité kurde. Longtemps marginalisés et victimes des discriminations du pouvoir central, les Kurdes ont réussi à instaurer une autonomie de facto à la faveur du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.

Syrie : Emmanuel Macron craint "des situations humanitaires insoutenables" .
En marge de son dîner de travail avec Angela Merkel, Emmanuel Macron s'est exprimé sur la situation en Syrie, où la Turquie poursuit son offensive. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont appelé dimanche soir la Turquie à cesser son opération contre les forces kurdes. "L'offensive turque prend le risque de créer des situations humanitaires insoutenables" selon le Président de la République, qui craint que la situation ne profite à Daech "pour ré-émerger dans la région". "Notre volonté commune est que cette offensive cesse" a-t-il aussi rappelé, lors d'une conférence de presse commune avec Angela Merkel.

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