Monde: Soutenir les Kurdes ? « Ils ne nous ont pas aidés en Normandie », répond Donald Trump - PressFrom - France
  •   
  •   

Monde Soutenir les Kurdes ? « Ils ne nous ont pas aidés en Normandie », répond Donald Trump

13:05  10 octobre  2019
13:05  10 octobre  2019 Source:   msn.com

Soutenir les Kurdes ? « Ils ne nous ont pas aidés en Normandie », répond Donald Trump

  Soutenir les Kurdes ? « Ils ne nous ont pas aidés en Normandie », répond Donald Trump Le président assure s’appuyer sur un article « très puissant », vraisemblablement publié par le site internet conservateur Townhall.Interrogé mercredi 9 octobre sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes, contre qui la Turquie a lancé une offensive en Syrie, le président américain a répondu que ces derniers n’avaient « pas aidé » les Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement en Normandie.

Donald Trump « aime » les Kurdes , mais il tient à apporter quelques précisions. Affirmant s’appuyer sur un article « très puissant », vraisemblablement publié par le site internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire: « Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Donald Trump . « Les Kurdes se battent pour leur terre, il faut que vous compreniez», a par Affirmant s’appuyer sur un article «très puissant», vraisemblablement publié par le site Internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire: « Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre

  Soutenir les Kurdes ? « Ils ne nous ont pas aidés en Normandie », répond Donald Trump © Copyright 2019, L'Obs

Donald Trump l’assure : il « aime » les Kurdes. Mais il tient à apporter quelques précisions… qui laissent sans voix.

Interrogé mercredi 9 octobre sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes, contre qui la Turquie a lancé une offensive en Syrie, le président américain a répondu que ces derniers n’avaient « pas aidé » les Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement en Normandie.

« Les Kurdes se battent pour leur terre, il faut que vous compreniez », a expliqué le président républicain depuis la Maison-Blanche.

Trump, le roi de l’impasse diplomatique

« Nous avons dépensé énormément d’argent »

Affirmant s’appuyer sur un article « très puissant », vraisemblablement publié par le site internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire :

Les Kurdes "ne nous ont pas aidés en Normandie" : l'étrange argumentaire de Donald Trump

  Les Kurdes Le président américain a tenu ces propos alors que des sénateurs veulent sanctionner sévèrement la Turquie, qui a lancé son offensive contre une milice kurde en Syrie. © afp.com/Brendan Smialowski Le président américain Donald Trump le 7 octobre 2019 à Washington Donald Trump "aime" les Kurdes, mais il tient à apporter quelques précisions.

Interrogé sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes , contre qui la Turquie a lancé une offensive en Syrie, Donald Trump a répondu que ces derniers n'avaient « pas aidé» les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement en Normandie .

Donald Trump «aime» les Kurdes , mais il tient à apporter quelques précisions. Interrogé mercredi sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes , contre qui la Turquie a lancé une offensive en Syrie

« Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ne nous ont pas aidés en Normandie, par exemple.

[…] Nous avons dépensé énormément d’argent pour aider les Kurdes, que ce soit en munitions, en armes, ou en argent. »

« Ceci étant dit, nous aimons les Kurdes », a-t-il conclu. Les voilà rassurés…

Trump veut une opération « rationnelle » et « humaine »

La Turquie a lancé mercredi, malgré plusieurs mises en garde internationales, son offensive contre les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

Retrait américain en Syrie : Trump dit vouloir laisser Turcs et Kurdes « résoudre la situation »

  Retrait américain en Syrie : Trump dit vouloir laisser Turcs et Kurdes « résoudre la situation » Un des sénateurs les plus proches du président l’a appelé à « revenir » sur sa « décision » et à ne pas abandonner les Kurdes. « La Turquie, l’Europe, la Syrie, l’Iran, l’Irak, la Russie et les Kurdes devront maintenant résoudre la situation et déterminer ce qu’ils veulent faire des combattants de l’EI capturés dans leur “voisinage” », a expliqué le président américain dans une longue série de tweets, sa première réaction depuis que la Maison-Blanche a annoncé le retrait de ses troupes du nord de la Syrie, ouvrant la voie à une offensive militaire turque contre les Kurdes.

AFP, publié le mercredi 09 octobre 2019 à 23h43. Donald Trump "aime" les Kurdes , mais il tient à apporter quelques précisions. Interrogé mercredi sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes , contre qui la Turquie a lancé une offensive en Syrie

Donald Trump "aime" les Kurdes , mais il tient à apporter quelques précisions. Affirmant s'appuyer sur un article "très puissant", vraisemblablement publié par le site internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire: " Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette offensive intervient après la décision de Donald Trump de retirer des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie.

Les enfants de djihadistes dans l’enfer du camp d’Al-Hol

Mercredi, le président américain a dit espérer que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan agisse de manière « rationnelle » et aussi « humaine » que possible en Syrie. « S’il le fait de manière injuste, il paiera un énorme prix économique », a-t-il mis en garde. « J’anéantirai leur économie si cela arrive. »

LIRE AUSSI> « Kobane calling » : ce que j’ai vu chez les Kurdes de Syrie

Des sanctions contre la Turquie ?

Deux sénateurs démocrate et républicain ont dans le même temps dévoilé une proposition visant à sanctionner très sévèrement la Turquie si elle ne retire pas son armée de Syrie dans la foulée de son opération en cours contre les forces kurdes.

LIRE AUSSI> Les Kurdes, éternels vaincus de l’Histoire ?

Offensive turque en Syrie : Donald Trump annonce des sanctions contre Ankara

  Offensive turque en Syrie : Donald Trump annonce des sanctions contre Ankara Le président américain Donald Trump a appelé lundi la Turquie à mettre fin à son offensive militaire contre les Kurdes en Syrie. Un changement de ton soudain, accompagné d'une série de sanctions.Difficile de suivre Donald Trump. Lundi, le président américain a soudainement durci le ton contre la Turquie. Il y a une semaine pourtant, il annonçait le prochain retrait des troupes américaines du nord de la Syrie. Une décision interprétée par certains comme un feu vert donné au président turc Erdogan qui, depuis longtemps, comptait lancer une offensive militaire dans la zone contre la milice kurde YPG. Dès mardi, les premières frappes aériennes turques tombaient contre les forces kurdes.

(Washington) Donald Trump « aime » les Kurdes , mais il tient à apporter quelques précisions. Affirmant s’appuyer sur un article « très puissant », vraisemblablement publié par le site internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire : « Ils ne nous ont pas aidés pendant la

accusent Donald Trump d'avoir "abandonné" les Kurdes en retirant des troupes américaines du Interrogé mercredi sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes " pas aidé" les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement en Normandie .

Ce projet imposerait au gouvernement de Donald Trump de geler les biens aux Etats-Unis des plus hauts dirigeants turcs, y compris le président Recep Tayyip Erdogan, et d’imposer des sanctions à toute entité étrangère qui vendrait des armes à Ankara.

LIRE AUSSI> Comment avons-nous pu abandonner nos alliés kurdes ?

Les mesures punitives viseraient aussi le secteur énergétique turc, selon le texte publié sur Twitter par le sénateur républicain Lindsey Graham, d’ordinaire proche du président Trump mais très remonté contre sa position dans la crise actuelle, et par son collègue démocrate Chris Van Hollen.

« Un désastre »

Donald Trump s’est en outre retrouvé sous le feu des critiques d’anciens combattants de l’armée américaine pour avoir « abandonné » les Kurdes.

L’ancien chef des forces américaines au Moyen-Orient, le général Joseph Votel, a notamment accusé le président américain d’abandonner des alliés qui, en formant la majorité des Forces démocratiques syriennes (FDS), ont été cruciaux contre le groupe Etat islamique (EI).

Syrie: Mattis regrette le retrait des soldats américains du nord du pays

  Syrie: Mattis regrette le retrait des soldats américains du nord du pays Alors que la Turquie poursuit son opération, Washington a annoncé ce dimanche 13 octobre le retrait de la totalité de ses troupes présentes en Syrie. Une décision nécessaire selon l’administration américaine qui avait déjà annoncé un premier retrait en début de semaine. Un choix regrettable, selon l’ancien secrétaire à la Défense James Mattis. Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki La situation actuelle est chaotique. C’est en substance l’avis de l’ancien homme fort du Pentagone.

Donald Trump "aime" les Kurdes s'est-il défendu en conférence de presse. Il a toutefois tenu à apporter des précisions sur sa position. Interrogé sur la possibilité de construire une alliance avec les Kurdes , le président américain a répondu que ces derniers n'avaient " pas aidé" les Etats-Unis

Toutefois, Donald Trump a catégoriquement exclu une intervention américaine, de quelque nature qu’elle soit, en faveur des Kurdes . Et il a utilisé pour se justifier un argument surréaliste: “ Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ne nous ont pas aidés en Normandie ”

« Cette politique d’abandon menace de défaire cinq années de combat contre l’EI et va sérieusement atteindre la crédibilité et la fiabilité des Américains dans toutes les batailles futures dans lesquelles nous aurons besoin d’alliés forts »

, a écrit le général, qui a pris sa retraite cette année.

« Les FDS ont libéré des dizaines de milliers de kilomètres carrés et des millions de personnes des griffes de l’EI. Durant les combats, elles ont déploré 11 000 victimes », a-t-il rappelé dans le magazine « The Atlantic ». En comparaison, note Joseph Votel, seuls six soldats et deux personnels civils américains ont été tués.

Mark Hertling, ancien commandant des forces terrestres américaines en Europe, a quant à lui estimé que la décision de Donald Trump « présage(ait) un désastre à venir pour les Etats-Unis ».

« Les Kurdes des FDS - nos anciens alliés de confiance dans la lutte contre l’EI - sont attaqués par un allié de l’OTAN, la Turquie », a-t-il écrit sur Twitter.

« Les répercussions pour les Etats-Unis et l’OTAN seront durables et au détriment de la sécurité de l’Europe et du monde. »

« Lorsque l’armée irakienne s’est effondrée, les Kurdes sont ceux qui ont pris de plein fouet l’attaque de l’EI contre notre civilisation, pas nous, pas les Turcs », a encore rappelé Ruben Galledo, élu démocrate et ancien combattant en Irak.

Trump menace d’« anéantir » l’économie turque si Ankara va trop loin

  Trump menace d’« anéantir » l’économie turque si Ankara va trop loin Le retrait de troupes américaines de la frontière turque, dans le nord de la Syrie, place les forces kurdes à la merci d’une offensive militaire d’Ankara. « Le ministère de la Défense a indiqué clairement à la Turquie - comme l’a fait le président - que nous ne cautionnons pas une opération turque dans le nord de la Syrie », a indiqué le Pentagone dans un communiqué, en mettant en garde Ankara contre les « conséquences déstabilisatrices » que pourrait avoir une telle opération « pour la Turquie, la région et au-delà ».

Donald Trump « aime » les Kurdes , mais il tient à apporter quelques précisions. Affirmant s’appuyer sur un article « très puissant », vraisemblablement publié par le site internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire : « Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le président américain Donald Trump a dit mercredi espérer que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, qui a lancé une offensive contre des forces kurdes en Syrie, agisse de manière «rationnelle» et aussi «humaine» que possible. Ils ne nous ont pas aidés en Normandie , par exemple».

« Abandonner les Kurdes est un autre rappel frappant que

l’Amérique d’abord signifie l’Amérique seule”. [...] En dehors d’Israël, notre allié le plus fort et le plus important au Moyen-Orient ont été les Kurdes... et nous avons perdu cela. »

Syrie: le difficile numéro d'équilibriste de Donald Trump .
Retirer les troupes américaines du nord de la Syrie région frontalière avec la Turquie sans cautionner une action militaire d'Ankara contre les Kurdes : telle était la délicate position de l'administration Trump ce lundi 7 octobre. Si ce n'est pas un rétropédalage, cela y ressemble fortement. Moins de vingt-quatre heures après avoir annoncé le retrait des soldats américains du nord de la Syrie, ouvrant la voie à une offensive de la Turquie contre les Kurdes, le locataire de la Maison Blanche a tenté d'équilibrer sa position : si Ankara « dépasse les bornes », il « anéantira » l'économie turque, a-t-il prévenu sur Twitter.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 1
C'est intéressant!