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Monde Syrie: les troupes américaines de Kobané sous le feu des positions turques

11:05  12 octobre  2019
11:05  12 octobre  2019 Source:   rfi.fr

Syrie : des soldats américains ont été sous le feu de tirs venus des positions turques

  Syrie : des soldats américains ont été sous le feu de tirs venus des positions turques Des tirs d'artillerie venus de positions turques ont frappé vendredi une zone du nord de la Syrie dans laquelle se trouvaient des soldats américains, sans faire de blessés. Paris et Washington ont par ailleurs appelé à la fin de l'offensive turque. C'est un incident qui souligne les risques pour l'armée américaine de l'offensive d'Ankara. Des troupes américaines se sont retrouvées vendredi 11 octobre sous le feu de positions turques près de la ville de Kobané, dans le nord de la Syrie, a indiqué un porte-parole du Pentagone.

Une zone du nord-est de la Syrie où se trouvaient des soldats américains s’est trouvée sous le feu de positions turques . L’incident intervient deux jours après Des militaires américains se sont retrouvés vendredi 11 octobre sous le feu de postions turques près de la ville de Kobané , dans le nord de la

Le département de la Défense américain a fait savoir que ses troupes en Syrie avaient été victimes de «tirs d’artillerie depuis des positions turques ». Selon un communiqué mis en ligne sur le site du département de la Défense américain , des troupes étasuniennes ont été «touchées par des tirs

Un convoi militaire américain photographié en 2017 entre Kobané et Aïn Issa, dans le nord de la Syrie. © BULENT KILIC / AFP Un convoi militaire américain photographié en 2017 entre Kobané et Aïn Issa, dans le nord de la Syrie.

Vendredi 11 octobre 2019 en Syrie, des troupes américaines se sont retrouvées sous le feu de positions turques près de la ville de Kobané, dans le nord, selon un porte-parole du Pentagone.

Des troupes américaines sous le feu de positions turques en Syrie, selon le Pentagone

  Des troupes américaines sous le feu de positions turques en Syrie, selon le Pentagone Les forces turques ont intensifié vendredi leurs bombardements contre des cibles kurdes dans le nord de la Syrie. © afp.com/Ozan KOSE Des colonnes de fumée s'élèvent au-dessus de la ville syrienne de Ras al-Aïn, vue depuis la Turquie, le 11 octobre 2019 Des troupes américaines se sont retrouvées vendredi sous le feu de positions turques près de la ville de Kobané, dans le nord de la Syrie, a indiqué un porte-parole du Pentagone.

Dimanche 6 octobre, la Maison Blanche a annoncé que les troupes stationnées en Syrie allaient se retirer des abords de la frontière turque , car la Turquie va bientôt mettre en œuvre une opération prévue de longue date dans le nord du pays. L'Union européenne s'oppose à cette offensive alors

Le 28 octobre 2018, l'artillerie turque bombarde des positions des YPG sur une colline du village de Zur Maghar, à l'ouest de Kobané [21]. Un porte-parole du Pentagone réagit cependant en déclarant qu'une opération unilatérale turque dans une zone où des forces américaines sont présentes serait

L'incident s'est produit aux alentours de 21h heure locale, selon les autorités américaines, hors de la « zone de sécurité » que la Turquie vise à instaurer le long de sa frontière pour séparer cette dernière des territoires contrôlés par la milice kurde Unités de protection du peuple (YPG), un groupe « terroriste » aux yeux d'Ankara. Ce tir d'artillerie n'a pas fait de blessé côté américain, selon le capitaine Brook DeWalt, porte-parole du Pentagone.

Syrie: Mattis regrette le retrait des soldats américains du nord du pays

  Syrie: Mattis regrette le retrait des soldats américains du nord du pays Alors que la Turquie poursuit son opération, Washington a annoncé ce dimanche 13 octobre le retrait de la totalité de ses troupes présentes en Syrie. Une décision nécessaire selon l’administration américaine qui avait déjà annoncé un premier retrait en début de semaine. Un choix regrettable, selon l’ancien secrétaire à la Défense James Mattis. Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki La situation actuelle est chaotique. C’est en substance l’avis de l’ancien homme fort du Pentagone.

Hier, alors que les troupes américaines se retiraient des positions le long de la frontière turco-syrienne, Erdoğan a déclaré que l'attaque turque pouvait Washington et Ankara ont convenu que les troupes turques contrôleraient une zone de 30 kilomètres de profondeur dans le nord de la Syrie , le

Afin de désamorcer les tensions dans le nord-est du pays, le ministre russe des Affaires étrangères a appelé à un dialogue entre les Selon des propos rapportés par l'AFP, il a en outre déclaré que la politique américaine en Syrie , qu'il a qualifiée de contradictoire, risquait de «mettre le feu » à la région.

Le communiqué de ce dernier parle d'une « explosion », dans une zone où les Turcs sont pourtant « informés de la présence de forces américaines ». « Les États-Unis restent opposés à l'intervention militaire turque en Syrie, et s'élèvent particulièrement contre les opérations turques en dehors de la zone de sécurité et dans des zones où les Turcs sont informés de la présence de troupes américaines », écrit le capitaine DeWalt.

► À lire aussi : Les bombardements de l'armée turque ont poussé 100 000 civils à fuir

Vendredi, la Turquie a intensifié ses bombardements meurtriers contre des cibles kurdes en Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan affirme que l'offensive va se poursuivre. Dans son communiqué, Washington prévient Ankara qu'il faut « éviter toute action pouvant conduire à une riposte immédiate ». Et de rappeler que les États-Unis sont encore militairement présents en Syrie, que leurs troupes « ne se sont pas retirées de Kobané ».

Plus de 150 morts, des djihadistes évadés : tout savoir sur l'opération turque en Syrie

  Plus de 150 morts, des djihadistes évadés : tout savoir sur l'opération turque en Syrie En quatre jours, l'offensive turque a fait plus de 150 morts, dont une cinquantaine de civils, et entraîné l'exode de plus de 130 000 personnes. © afp.com/Nazeer Al-khatib Un combattant syrien proturc regarde au loin la fumée s'élever de la ville frontalière de Ras al-Aïn, dans le nord de la Syrie, bombardée par les forces turques, le 12 octobre 2019 Depuis le 9 octobre, la Turquie mène une opération militaire contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. Baptisée "Source de paix", cette offensive est la troisième d'Ankara dans ce pays depuis 2016.

Bombardement turc sur la ville syrienne de Ras al-Ain, le 9 octobre 2019 Delil SOULEIMAN / AFP. Le Congrès américain a promis à la Turquie des sanctions Même Donald Trump, qui a facilité l’offensive turque en annonçant dimanche le retrait des troupes américaines du Nord-Est syrien, s’est risqué à

L'offensive turque en Syrie doit cesser "au plus vite", a affirmé le président français Emmanuel Macron vendredi lors de cette conversation téléphonique. Des troupes américaines se sont retrouvées ce vendredi, sous le feu de positions turques près de la ville de Kobané , dans le nord de la Syrie , a

Dans un premier temps, Donald Trump avait semblé donner son feu vert à l'opération turque, en retirant des soldats américains de secteurs frontaliers côté syrien. Mais le président des États-Unis a par la suite soufflé le chaud et le froid, menaçant notamment d'« anéantir » l'économie turque si Ankara « dépassait les bornes ». Après l'incident de vendredi, le ministère turc de la Défense a annoncé avoir stoppé les tirs dès qu'elle a été prévenue par son allié.

Lors d'un entretien téléphonique, le président français a signifié à son homologue américain qu'il fallait que l'offensive turque, lancée mercredi, cesse au plus vite. Selon l'Élysée, Emmanuel Macron a «

souligné la nécessité avant toute chose

d'empêcher toute résurgence de Daech dans la région, de soutenir ceux qui se sont battus sur le terrain à nos côtés contre les terroristes et de protéger les populations civiles

Opération en Syrie: Trump envoie une délégation de haut niveau en Turquie

  Opération en Syrie: Trump envoie une délégation de haut niveau en Turquie Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé mardi 15 octobre que le vice-président Mike Pence et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se rendraient mercredi en Turquie afin de négocier un cessez-le-feu en Syrie. La Turquie se dit déterminée à poursuivre son opération militaire contre les forces kurdes syriennes. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit avoir déclaré à son homologue américain Donald Trump que la Turquie ne proclamerait jamais un cessez-le-feu dans le nord de la Syrie, où les forces turques interviennent depuis le 9 octobre, rapporte mardi la chaîne turque NTV.

Syrie : prochaine incursion turque , les troupes américaines vont s'éloigner. Après avoir laissé le champ libre à une offensive turque contre les forces kurdes en Syrie , Donald Trump, sous la pression internationale et de son propre camp, a fait marche arrière dans la confusion, mettant la Turquie en

Syrie : Washington ne retire qu'un "tout petit nombre" de soldats près de la frontière turque . Dans la foulée d'un coup de fil entre Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, la Maison Blanche Dès lundi matin, les forces américaines ont quitté des positions -clés à Ras al-Aïn et Tal

».

Les États-Unis ne se sentent ni responsables ni solidaires de l'opération turque

Du côté de Washington, on se défend d'avoir donné quitus à Ankara. « Au contraire », affirme le secrétaire américain à la Défense, « nous avons fait pression très fort à tous les niveaux pour que les Turcs ne débutent pas cette opération », a-t-il ajouté. Son homologue au Trésor, Steven Mnuchin, a annoncé depuis la Maison Blanche que Donald Trump avait autorisé la préparation de nouvelles sanctions « très importantes » contre la Turquie.

Ces sanctions « pourront viser toute personne associée au gouvernement turc, et tout membre du gouvernement. Il s’agit de sanctions primaires et secondaires. Le président est préoccupé par l’offensive militaire en cours et par le fait que des civils, des infrastructures civiles, des minorités ethniques ou religieuses soient visés. Le président veut aussi très clairement signifier aux Turcs que pas un seul des combattants de l’État islamique ne doit s’échapper. »

L'opération « Source de paix » a jeté sur les routes près de 100 000 personnes. Le bilan s'élève à une centaine de morts, selon l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le Programme alimentaire mondial redoute que la crise humanitaire, déjà critique, s'aggrave. « Les craintes portent bien sûr, entre autres, sur la durée de l’offensive et sur la force de cette dernière et les impacts sur les civils », confie son porte-parole, Hervé Verhoosel, sur RFI.

En Syrie, les Américains contraints de bombarder l'un de leurs stocks d'armes

  En Syrie, les Américains contraints de bombarder l'un de leurs stocks d'armes Deux F15 ont visé un stock d'armes entreposé dans l'usine Lafarge dans le nord-est syrien après son évacuation par les forces spéciales américaines. Sur la route entre Kobané et Ain Issa, dans le Nord-Est syrien, il est difficile de rater l’usine Lafarge. Ses hauts silos et une énorme tente blanche surmontée d’un dôme se détachent à quelques centaines de mètres, juste derrière des champs. Mercredi, une explosion a retenti sur le site. Deux F15 américains venaient de bombarder un entrepôt de munitions installé juste à côté de l’usine. Ils venaient en réalité de frapper leur propre stock d’armes.

La nuit du 23 au 24 septembre, aux environs de minuit, l'aviation américaine bombarde les positions djihadistes à près de 35 kilomètres à l'ouest et À partir d'octobre, les forces aériennes de la coalition concentrent une grande partie de leurs frappes pour soutenir les troupes kurdes assiégées à Kobané .

» Le retrait des troupes américaines du nord-est de la Syrie , amorcé hier, donne une nouvelle r Même Kobané , ville-symbole où s’est amorcé le déclin de l’EI en Syrie , qui est contrôlée depuis janvier 2015 par les autorités civiles kurdes, risque désormais de tomber sous contrôle turc .

► À écouter aussi : Pourquoi Donald Trump « lâche » les Kurdes ?

« Ce qui nous intéresse particulièrement, ajoute-t-il, ce sont les civils qui fuient. Soit qui restent dans les régions en question, soit qui fuient ces régions, mais qui, dans un cas comme dans l’autre, vont avoir besoin d’un support humanitaire - et pour le Programme alimentaire mondial - d’un support alimentaire. Il y aura bien sûr des problèmes d’approvisionnement en nourriture, des problèmes de déplacement, d’approvisionnement des marchés, des problèmes d’eau, etc. »

Et de conclure que le PAM va devoir augmenter l’aide qu'il prodigue déjà : « Dans le nord-est de la Syrie, pour l’instant, le Programme alimentaire mondial chaque fois fournit déjà une aide alimentaire à 650 000 personnes juste dans cette région du nord-est, 580 000 d’entre elles vivent actuellement dans des zones sous contrôle kurde, donc dans des zones à risque, pour le moment. »

Des troupes américaines entrent en Irak depuis la Syrie .
Un monde parallèle couvrant les deux tiers de la surface de la Terre, mais presque entièrement caché du public, loin de tout contrôle, la dernière frontière sauvage de la planète – les océans. Une zone que notre invité Ian Urbina, journaliste d'investigation au New York Times et prix Pulitzer, étudie dans son dernier ouvrage "La Jungle des océans", aux éditions Payot. Un livre issu d'une série de reportages sur tous les continents, cinq années d'enquête, la plupart du temps en mer.

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