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Monde Impeachment : la défense de Trump fragilisée

13:15  18 octobre  2019
13:15  18 octobre  2019 Source:   liberation.fr

Après le témoignage accablant d’un diplomate, Trump sort les rames pour se défendre

  Après le témoignage accablant d’un diplomate, Trump sort les rames pour se défendre Accusé d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour aider ses ambitions politiques personnelles, le président américain a tenté une défense fragile mercredi.Reprenant les mots d’un élu républicains interrogé par Fox News, le président a tweeté mercredi 23 octobre : « Ni lui (Taylor) ou d’autres témoins n’ont pu démontrer que les Ukrainiens étaient au courant que l’aide militaire était suspendue. On ne peut pas avoir un “quid pro quo” [le chantage qu’on l’accuse d’avoir exercé sur l’Ukraine, NDLR] sans quo […].

Vu des Etats-Unis. Impeachment : la défense de Trump fragilisée . Jeudi, la défense de la Maison Blanche était attaquée sur plusieurs fronts. En parallèle aux déclarations de Mulvaney, la Chambre des représentants auditionnait à huis clos l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne

Dans sa plaidoirie, la défense de Donald Trump a affirmé que la destitution était une «arme thermonucléaire» trop dangereuse pour s'appliquer en l'absence de «crime» au sens pénal du Une stratégie fragilisée par les révélations de l'ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Le président Donald Trump lors d'un meeting à Dallas, jeudi. © JONATHAN ERNST Le président Donald Trump lors d'un meeting à Dallas, jeudi.

Des propos du chef de cabinet du président américain ont semblé jeudi contredire la ligne de défense de la Maison Blanche.

Depuis le début de l’affaire ukrainienne, Donald Trump n’a eu de cesse de répéter le même argument : «no quid pro quo», «pas de contrepartie» dans ses demandes à Kiev. Mais jeudi après-midi, le chef de cabinet de la Maison Blanche par intérim a dit l’inverse. Lors d’une conférence de presse, Mick Mulvaney a affirmé devant les caméras (avant de tenter de se dédire quelques heures plus tard), que le président américain avait suspendu son aide militaire à l’Ukraine en partie pour faire pression sur Kiev afin qu’elle examine des allégations concernant l’élection présidentielle américaine de 2016. Trump affirme, lui, qu’il n’a exercé aucune pression sur Volodymyr Zelensky et que l’aide avait été gelée le temps d’évaluer l’assistance apportée à l’Ukraine par ses autres partenaires occidentaux.

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  Destitution de Trump : des élus républicains en colère interrompent un témoignage au Congrès Furieux de ne pas être assez impliqués dans l’enquête des démocrates en vue de la procédure d’impeachment à l’encontre de Donald Trump, les contestataires ont perturbé l’audition à huis clos d’une responsable du Pentagone.Plus d’une vingtaine d’élus républicains de la Chambre des Représentants ont fait irruption dans une pièce sécurisée, retardant le témoignage d’une responsable du Pentagone, dans le cadre de l’enquête démocrate qui pourrait aboutir sur une mise en accusation (« impeachment ») du président Trump.

Impeachment : la défense de Trump fragilisée . La ligne de défense de la Maison Blanche, qui refuse toute coopération avec les Démocrates, semble se fissurer.

Ce mercredi 18 décembre a été marqué par un vote historique dans l’histoire politique américaine. La Chambre des représentants s’est prononcée en faveur de

L’administration Trump avait bloqué en juillet près de 400 millions de dollars (360 millions d’euros) à destination de l’Ukraine, et les élus démocrates cherchent à déterminer si le président américain, qui a demandé fin juillet à son homologue ukrainien d’enquêter sur Joe Biden, rival potentiel pour 2020, avait suspendu l’argent pour faire pression et le forcer à coopérer. Le gel de ces fonds, débloqués en septembre, est au cœur de l’enquête en vue d’une éventuelle destitution du président américain ouverte il y a trois semaines par la Chambre des représentants.

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Donald Trump quitte la Maison Blanche pour donner un meeting dans le Michigan alors que la Chambre des représentants débat de son impeachment imminent Aucun républicain n'a voté pour l' impeachment du président. Côté démocrate, en revanche, quatre élus sont sortis des rangs : trois

Entretien du 21/01/2020 avec Pierre Guerlain, professeur émérite de civilisation américaine. Suite à l’ouverture du procès en destitution contre Donald

«Intérêts personnels»

Mais selon Mulvaney, le gel de l’aide à Kiev n’a «absolument rien à voir» avec l’ancien vice-président Joe Biden. Elle serait liée aux préoccupations de Trump quant à la corruption en Ukraine – «tout le monde sait que c’est un endroit corrompu», a avancé Mulvaney. Mais également, au rôle que Trump accuse l’Ukraine d’avoir joué en 2016. Selon une théorie du complot relayée par le président américain et ses proches depuis plusieurs années, l’Ukraine, et non la Russie, aurait piraté les mails du parti démocrate lors de la campagne présidentielle de 2016. Cette théorie infondée et maintes fois démentie, qui va à l’encontre des conclusions des services de renseignement américains, avait servi jusqu’ici à tenter de décrédibiliser l’enquête sur les soupçons de collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Trump pour 2016. «A-t-il mentionné en passant la corruption liée au serveur informatique du parti démocrate ? Absolument, il n’y a aucun doute à ce sujet, c’est pour ça que nous avons gelé l’argent», a déclaré le chef de cabinet, jugeant cette demande «appropriée». «Il y aura toujours de l’influence politique dans les affaires étrangères», a-t-il assuré, intimant aux journalistes de «passer à autre chose».

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  États-Unis : la Maison Blanche refuse de coopérer à l'enquête du Congrès La Maison Blanche a choisi lundi l'affrontement avec le Congrès dans l'affaire ukrainienne. Elle ne coopèrera pas avec l'enquête des démocrates visant à l'"impeachment" du président Donald Trump. Cette fois, la guerre est déclarée. La Maison Blanche a fait savoir, mardi 8 octobre, qu'elle refusait dorénavant de coopérer avec le Congrès dans l'enquête pour "impeachment" visant le président Donald Trump. Pat Cipollone, avocat de la présidence, a envoyé un courrier de huit pages à Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, dans lequel il sabre l'enquête sur l'affaire ukrainienne : "Pour faire simple, vous essaye

Aux États-Unis, la Chambre des représentants a approuvé l'enquête ouverte visant Donald Trump en vue de sa potentielle destitution. En ce jour d'Halloween, difficile pour Donald Trump de ne pas dénoncer une chasse aux sorcières, expression déjà employée à maintes reprises.

Depuis des semaines, Donald Trump martèle la formule qui constitue un pilier de sa défense dans l’affaire ukrainienne : « Pas de quid pro quo ». Ce pilier ne tient plus. Le témoignage de l’ambassadeur Gordon Sondland, proche collaborateur du président républicain, a anéanti un élément central de sa

«Mulvaney a raison de dire que des contreparties sont très souvent demandées en politique étrangère, mais elles sont là pour faire progresser les intérêts nationaux du pays, et non les intérêts personnels d’un président pour sa réélection, a dénoncé sur Twitter Michael McFaul, ambassadeur des Etats-Unis en Russie de 2012 à 2014, aujourd’hui professeur à l’université Stanford. C’est une grosse différence.»

Pour l’élu démocrate Adam Schiff, qui supervise l’enquête à la Chambre des représentants, «Mulvaney vient de dire que l’aide militaire américaine envers l’Ukraine avait été suspendue en attendant une enquête de l’Ukraine sur les démocrates, résume-t-il sur Twitter. La situation vient de passer de très, très mauvaise, a bien, bien pire.»

«Impliquer les Ukrainiens dans la campagne»

Jeudi, la défense de la Maison Blanche était attaquée sur plusieurs fronts. En parallèle aux déclarations de Mulvaney, la Chambre des représentants auditionnait à huis clos l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland. Huitième témoin entendu par les parlementaires américains, malgré les efforts de la Maison Blanche pour bloquer l’enquête des démocrates. Sondland, homme d’affaires proche de Donald Trump, a précisé le rôle joué par l’avocat personnel de Trump, Rudy Giuliani, au cœur d’une diplomatie parallèle pilotée depuis la Maison Blanche. Selon Sondland, Donald Trump a «ordonné» aux diplomates en charge du dossier ukrainien de travailler avec Giuliani, l’un des principaux relais de la théorie du complot sur les prétendues ingérences de Kiev dans la campagne 2016, ainsi que des allégations de corruption visant Joe Biden dont le fils Hunter travaillait pour une entreprise ukrainienne.

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  Destitution: Donald Trump a-t-il le droit de s’opposer au Congrès? Le président américain a refusé de coopérer avec le Congrès dans le cadre de la procédure d’impeachment. Les démocrates lancés dans la course à la destitution du président américain font plus que jamais face à un mur. Depuis le 24 septembre, Nancy Pelosi, cheffe des démocrates au Congrès américain, a lancé une enquête en vue d’un impeachment contre Donald Trump, soupçonné d’avoir demandé au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’enquêter sur son rival, Joe Biden.

Giuliani, ancien maire de New York et fervent défenseur de Trump, a entamé il y a plusieurs mois une campagne pour tenter de convaincre Kiev d’ouvrir des enquêtes officielles sur ces deux axes. Giuliani a «mentionné précisément deux sujets d’enquête importants pour le président», a affirmé Sondland : le «serveur informatique démocrate» et le groupe gazier Burisma, pour lequel travaillait Hunter Biden. «Nous avons été déçus par l’ordre du président d’impliquer M. Giuliani», a-t-il reconnu. «Je n’ai compris que bien plus tard que l’un des objectifs de M. Giuliani était peut-être […] d’impliquer directement ou indirectement, les Ukrainiens dans la campagne de réélection du président pour 2020», a assuré l’ambassadeur.

«Corruption pure et simple»

Autre personnage clé de ce nouvel imbroglio trumpien, le secrétaire à l’Energie Rick Perry aurait annoncé sa démission jeudi à Donald Trump, affirme le New York Times dans la soirée. Perry aurait participé à faire pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour que le pays ouvre une enquête sur Burisma, l’entreprise pour laquelle travaillait Hunter Biden. La date de son départ n’est pas connue.

Pour couronner cette journée chaotique à Washington, Mick Mulvaney, qui cherchait à attirer l’attention sur la «corruption» en Ukraine, a confirmé lors de la même conférence de presse que le prochain G7, organisé en juin 2020 aux Etats-Unis se tiendrait… dans le club de golf de Trump à Miami. L’idée, défendue par Trump lors du dernier G7 à Biarritz, avait suscité de nombreuses interrogations sur de possibles conflits d’intérêts. «Je ne vais pas en tirer d’argent du tout», avait balayé le magnat de l’immobilier. Il s’agit «de l’un des exemples les plus éhontés de la corruption du président, a tancé le député démocrate Jerry Nadler, président de la commission judiciaire de la Chambre. Il se sert de sa fonction et prend des décisions au nom du gouvernement américain pour son profit personnel». La candidate à la primaire démocrate pour l’élection 2020, Elizabeth Warren, a qualifié cette décision de «corruption pure et simple».

Donald Trump avait bien lié une aide financière à l’Ukraine à une enquête politique américaine .
Face au tollé suscité par ses propos, le directeur de cabinet de la Maison-Blanche Mick Mulvaney a rétropédalé quelques heures plus tard expliquant que les médias avaient « déformé ses commentaires » (pourtant prononcés face caméra).Le chef de cabinet de la Maison-Blanche Mick Mulvaney a créé la surprise en lâchant cet aveu au détour d’une conférence de presse sur le G7. Il a toutefois assuré que cela « n’avait absolument rien à voir » avec l’ancien vice-président Joe Biden, qui pourrait porter les couleurs démocrates lors de la présidentielle de 2020.

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