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Monde Le Brexit n'en finit pas de finir

21:00  20 octobre  2019
21:00  20 octobre  2019 Source:   liberation.fr

Brexit: Michel Barnier n'est pas convaincu par les dernières propositions britanniques

  Brexit: Michel Barnier n'est pas convaincu par les dernières propositions britanniques Un homme a été blessé par un tir à balle réelle lors des manifestations qui ont secoué Hongkong le 1er octobre. C’est un policier dont l’unité avait été attaquée par des protestataires qui lui a tiré dessus à bout portant. La scène s’est déroulée dans le quartier de Tsuen Wan, à environ 10 kilomètres du centre-ville. Tsang Chi-kin, le jeune homme de 18 ans qui a reçu le tir a été touché près de l’épaule gauche et a été hospitalisé. « Selon les dernières informations de l’hôpital, son état actuel est stable », a déclaré le gouvernement dans un communiqué. Le Monde a analysé les images tournées sur place pour comprendre comment la situation avait pu dégénérer au point de provoquer la première blessure par balle depuis le début du mouvement de contestation, au mois de juin.

Mais il est impossible de faire des scénarios. Le Brexit n ' en finit pas et ça devient assez pénible. On va finir par devoir retourner devant les électeurs, pour que les partis, notamment le parti travailliste, soient forcés d'être plus clair sur sa position, ou que Boris Johnson ait enfin une vraie majorité lui

Option 1/ Nouveau report. Prévu initialement le 29 mars 2019, le Brexit a été déjà reporté à deux reprises, faute d'unanimité du Parlement sur les formes qu'il doit prendre. La loi votée par les députés et entrée en vigueur lundi contraint le Premier ministre Boris Johnson à demander à l'UE un report de

Manifestation contre le Brexit, samedi à Londres. © Marc CHAUMEIL Manifestation contre le Brexit, samedi à Londres.

Dernier épisode en date de la saga Brexit : Boris Johnson a demandé d'un côté un délai à Bruxelles, poussé par son Parlement, tout en continuant à affirmer que le Royaume-Uni larguerait bien les amarres le 31 octobre.

Ce n’est pourtant pas un jeu. Le ministre britannique au Brexit Michael Gove a reconnu dimanche sur Sky News avoir parié une somme d’argent avec son collègue à la Santé Matt Hancock. Le sujet du pari ? La date du Brexit. Pour Gove, il aura bien lieu le 31 octobre, ce que continue à répéter le Premier ministre Boris Johnson. Hancock, lui, a parié le contraire, ce qui en dit peut-être long, ou pas, sur sa confiance dans son propre gouvernement.

Un accord sur le Brexit "pourrait être accepté" jeudi, selon Donald Tusk

  Un accord sur le Brexit À la veille d'un sommet crucial sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le président du Conseil européen Donald Tusk a estimé que les "fondations d'un accord" sur le Brexit étaient prêtes. "Nous saurons dans sept ou huit heures à quel moment le Brexit pourra avoir lieu", a déclaré, mercredi 16 octobre, Donald Tusk, président du Conseil européen. "Théoriquement, dans sept à huit heures, tout devrait être clair", a-t-il dit à la presse"Théoriquement, dans sept à huit heures, tout devrait être clair", a-t-il dit à la presse à Varsovie, selon la chaîne d'information TVN 24.

En 2016, les électeurs britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne. Plus de trois ans après le référendum, le Royaume-Uni n ’ en est toujours pas

La Grande-Bretagne n ' en finit pas de voter son Brexit . De rejeter toutes les solutions, de vouloir sans pouvoir. Elle est devenue impuissante à mettre en oeuvre une décision prise. C'est l'Etat-eunuque, qui ne pourra reprendre en main son cours politique, qu'en se donnant les moyens de sa puissance.

Finalement, Boris Johnson n’est ni mort, ni dans un fossé. Le 5 septembre, il avait dit préférer finir «mort dans un fossé» que de demander une extension de l’article 50, soit un report du Brexit, à l’Union européenne. Samedi soir, le président du Conseil européen Donald Tusk a sobrement pris acte de la réception de la demande du gouvernement britannique pour un nouveau délai. Il devrait se donner jusqu’à au moins mardi matin pour consulter les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE sur la réponse à apporter à cette demande. Mais les Vingt-Sept n’ont aucune envie de se précipiter, tant ils sont conscients de l’imprévisibilité de la politique britannique.

«Gosse pourri gâté»

Boris Johnson a bien tenté de pimenter, ou compliquer, sa demande d’extension en envoyant non pas une mais trois lettres au Conseil européen. La première, non signée, était une copie de la lettre demandant une extension contenue dans la loi Benn prévue à cet effet, la seconde était une missive de Sir Tim Barrow, ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’UE, qui expliquait que la loi obligeait le gouvernement à envoyer cette demande. La troisième missive de deux pages était, elle, signée personnellement par Boris Johnson. Elle disait, en gros, qu’il ne jugeait pas «utile» une nouvelle prolongation et se disait «confiant» de pouvoir faire adopter la loi sur le retrait de l’UE avant le 31 octobre. Et ce même après le nouveau camouflet de samedi au Parlement, qui constituait sa huitième défaite, sur neuf, depuis son arrivée à Downing Street, le 24 juillet. Son seul succès à ce jour date du 15 octobre et de l’adoption de normes environnementales européennes dans la loi britannique, ce qui, en soi, ne manque pas de sel.

Brexit : le chef de l'opposition travailliste appelle les députés à "rejeter" l'accord

  Brexit : le chef de l'opposition travailliste appelle les députés à Jeremy Corbyn a appelé dans la foulée de l'annonce d'un accord autour du Brexit à le "rejeter" lors du vote du Parlement britannique qui doit se tenir samedi. © afp.com/ISABEL INFANTES Le travailliste Jeremy Corbyn à Londres, le 14 octobre 2019 Le chef du parti travailliste, principale formation d'opposition au Royaume-Uni, a appelé ce jeudi les députés britanniques à "rejeter" l'accord de Brexit entre Londres et l'Union européenne, rendant improbable l'adoption par le Parlement du texte, auquel s'oppose également le parti nord-irlandais DUP.

La crise de la zone euro qui n ' en finit pas , le renflouement de la Grèce à coups de milliards d'euros (auquel le Royaume-Uni n'a pas participé), le naufrage des migrants Le Brexit permettrait également au Royaume-Uni d'économiser les 11 milliards de livres de sa contribution nette au budget européen.

La Bourse de Paris a fini en repli vendredi (-0,65%), plombée par plusieurs avertissements sur résultats et une tension allant crescendo avant le vote du Parlement britannique sur le nouvel accord de Brexit négocié entre Londres et Bruxelles. L'indice CAC 40 a cédé 36,82 points à 5.636,25 points

Dans un pays où la politique est, d’habitude, une merveille de tournures ambiguës et policées, et où les questions de décence, politesse et civilité sont, en principe, au cœur de tout, la lettre non signée de Boris Johnson passe mal. Elle est perçue comme une insulte, un doigt d’honneur à la fois au Parlement britannique, mais aussi aux Européens. Ces derniers ne s’en sont pas émus outre mesure. Pour eux, ce qui compte est l’envoi par le gouvernement britannique d’une demande d’extension de l’article 50. Point. La signature manuscrite ou pas importe peu. John McDonnell, numéro deux du Labour, a qualifié le geste de Boris Johnson de réaction «de gosse pourri gâté». Et un recours devant un tribunal écossais devrait examiner lundi si la lettre non signée peut être considérée comme illégale, ce dont doutent la plupart des juristes.

Manifestation contre le Brexit, samedi à Londres. © Marc CHAUMEIL Manifestation contre le Brexit, samedi à Londres. Manifestation contre le Brexit, samedi à Londres. Photo Marc Chaumeil pour Libération

Brexit : les députés acceptent d’étudier l’accord, mais une sortie le 31 octobre est compromise

  Brexit : les députés acceptent d’étudier l’accord, mais une sortie le 31 octobre est compromise Le calendrier proposé par le gouvernement prévoyait une approbation de la loi d’application de l’accord d’ici à jeudi soir.Approuvé à 329 pour (299 contre), le premier vote représente un soutien crucial pour à l’accord, mais le rejet de l’emploi du temps proposé par le gouvernement à 322 voix contre (308 pour) est une sérieuse épine dans le pied de Boris Johnson, puisqu’il compromet les chances d’une sortie de l’Union européenne avec accord le 31 octobre. Ce calendrier prévoyait une approbation de la loi d’application de l’accord d’ici à jeudi soir, un délai jugé trop court par des députés pour débattre d’un texte de 110 pages.

La Bourse de Paris a fini en recul jeudi (-0,42%), restant sur ses gardes le temps d'y voir clair au sujet du Brexit après l'annonce d'un accord dont le vote par le Parlement britannique risque toutefois d'être compliqué. L'indice CAC 40 a perdu 23,83 points à 5.673,07 points, dans un volume d'échanges

Même état d’esprit en une du tabloïd eurosceptique Daily Mail : “Il [Johnson] a rempli sa part du contrat, aux députés maintenant de jouer le jeu.” Car, pour l’heure, le compte n’y est pas . L’opposition est unie dans son rejet du texte, tandis que certains conservateurs pro- comme

Escorte policière

La suite de la saga Brexit reste encore, toujours, imprévisible. Ce lundi, le gouvernement pourrait tenter de refaire voter sa motion sur l’accord conclu avec Bruxelles, à condition que le speaker John Bercow, président de la Chambre des communes, l’autorise, ce qui n’est pas acquis. A défaut, le gouvernement a prévenu qu’il introduirait devant le Parlement dès mardi l’ensemble de la loi de retrait de l’UE (dans laquelle la motion sur l’accord devrait alors être incorporée) avec la ferme intention de la faire voter rapidement. Le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a affirmé dimanche que le gouvernement disposait désormais du nombre de voix nécessaires (320) pour faire voter la loi. Sa confiance tient à ce que plusieurs députés qui ont voté samedi en faveur de l’amendement – qui a entraîné la demande d’extension – ont promis de voter pour, maintenant qu’ils sont assurés qu’une sortie sans accord est exclue le 31 octobre. Même l’auteur de l’amendement, l’ex-conservateur Oliver Letwin, a dit «être désormais derrière le gouvernement».

Brexit : Boris Johnson retire son projet de loi, la perspective d'une sortie le 31 octobre s'éloigne

  Brexit : Boris Johnson retire son projet de loi, la perspective d'une sortie le 31 octobre s'éloigne Les députés britanniques ont voté contre un examen accéléré de l'accord sur le Brexit, mardi soir, malgré les menaces du Premier ministre Boris Johnson. En réaction, celui-ci a suspendu l'examen du texte.Encore raté. Lors de deux votes décisifs mardi soir, la Chambre des Communes britannique a accepté d'étudier l'accord sur le Brexit conclu entre Bruxelles et Boris Johnson, mais a refusé de le faire dans le calendrier accéléré proposé par le Premier ministre. La perspective de signer l'accord avant la date butoir pour le divorce, fixée pour le moment au 31 octobre prochain, s'éloignait. En réaction, le gouvernement britannique a décidé de suspendre l'examen du texte.

La demande britannique est étudiée, mais mille et un jours après le référendum et après des mois de négociations et de feuilletons politiques à Londres, il y a une certaine fatigue. Brexit , en finir ou pas et comment ? C'est la question du jour.

Par ailleurs, chaud partisan du Brexit en 2016, pour des motifs purement électoralistes, Cameron avait laissé à Mrs May le soin de se sortir de ce piège plutôt que d’en assumer lui-même les conséquences et d’entraîner son pays Le feuilleton européen du départ britannique n’est donc pas près de finir …

Mais un nouvel obstacle s’annonce. La loi est susceptible de faire l’objet du dépôt de plusieurs amendements dont l’examen et le vote prennent du temps. Keir Starmer, le monsieur Brexit du Labour, a déjà évoqué un amendement qui obligerait le gouvernement à soumettre la loi à un référendum de confirmation. Autrement dit, un vote qui demanderait aux Britanniques d’approuver ou pas le Brexit concocté par Boris Johnson.

La semaine au Parlement, mais aussi dans les rues de Londres où des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi contre le Brexit, s’annonce une nouvelle fois très tendue. Samedi, après les débats aux Communes, plusieurs députés de tous bords, les conservateurs Michael Gove et Jacob Rees-Mogg, mais aussi la travailliste Diane Abbott, sont sortis de Westminster avec une lourde escorte policière, sous les invectives d’une foule hostile, pro ou anti-Brexit. Quelques minutes plus tôt, vers la fin des débats, Theresa May s’était levée pour appeler à voter en faveur de l’accord et lancer, un rien sarcastique : «Les yeux du pays, en fait du monde entier, sont fixés sur nous […] et j’ai comme une impression de déjà-vu.»

Le énième nouveau délai accordé par l’UE repousse le Brexit à 2020 .
Donald Tusk vient d’annoncer que les 27 pays de l’Union européenne s’étaient mis d’accord sur un report jusqu’au 31 janvier 2020. « Les 27 se sont accordés pour accepter la demande du Royaume-Uni pour un report flexible du Brexit jusqu’au 31 janvier 2020 », a indiqué Donald Tusk sur Twitter.

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