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Monde Contestation au Liban : Saad Hariri accepte d'appliquer une série de réformes

23:10  20 octobre  2019
23:10  20 octobre  2019 Source:   france24.com

Au Liban, Saad Hariri donne trois jours au gouvernement pour soutenir ses réformes

  Au Liban, Saad Hariri donne trois jours au gouvernement pour soutenir ses réformes Le Premier ministre libanais Saad Hariri a donné 72 heures aux membres de la coalition gouvernementale pour soutenir ses réformes économiques, au deuxième jour de manifestations massives contre la classe politique, accusée de corruption. Une réponse de l'exécutif était attendue au Liban au deuxième jour de manifestations massives contre la classe politique, sur fond de crise économique. C'est chose faite avec l'allocution du Premier ministre, Saad Hariri, qui a donné, vendredi 18 octobre, 72 heures aux membres de la coalition gouvernementale pour soutenir ses réformes économiques.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a prononcé un discours devant le siège du gouvernement au centre de la capitale Beyrouth, le 18 octobre 2019. © Fournis par France Médias Monde Le Premier ministre libanais Saad Hariri a prononcé un discours devant le siège du gouvernement au centre de la capitale Beyrouth, le 18 octobre 2019. Conspué depuis plusieurs jours, le gouvernement de Saad Hariri a accepté, dimanche, une batterie de réformes économiques pour calmer la contestation grandissante de la rue.

La rue a été entendue au Liban. Les principaux partis libanais, conspués depuis plusieurs jours dans les rues du pays, ont accepté, dimanche 20 octobre, une série de réformes proposées par le Premier ministre Saad Hariri, selon une source gouvernementale.

Liban : face à la pression de la rue, les partis acceptent un plan de réformes du Premier ministre Saad Hariri

  Liban : face à la pression de la rue, les partis acceptent un plan de réformes du Premier ministre Saad Hariri Les principaux dirigeants politiques ont répondu dimanche à l'ultimatum du Premier ministre, acceptant notamment de ne plus imposer de nouveaux impôts et un programme de privatisations. © Fournis par France Télévisions Ils étaient conspués depuis plusieurs jours dans les rues du Liban. Les principaux partis libanais ont finalement accepté une série de réformes proposées par le Premier ministre, Saad Hariri, a appris l'AFP de source gouvernementale, dimanche 20 octobre.

Face à la pression de la rue, le chef du gouvernement avait donné vendredi trois jours à son gouvernement pour avaliser ces réformes jusque-là bloquées par les divisions politiques, un ultimatum qui expire lundi en début de soirée.

Les principaux dirigeants politiques ont répondu à cet ultimatum, acceptant notamment de ne plus imposer de nouveaux impôts et un programme de privatisations, a indiqué à l'AFP un responsable du gouvernement sous couvert de l'anonymat.

>> À lire aussi : Liban : la contestation se poursuit, des ministres chrétiens démissionnent du gouvernement

Réduction des salaires des responsables

Selon notre correspondante sur place, Zeina Antonios, cette feuille de route comprend notamment une réduction de 50% des salaires des responsables officiels, actuels et anciens, une réforme des retraites, un plan de lutte contre la corruption et une refonte du secteur de l'électricité.

Liban: Saad Hariri propose une série de mesures inédites pour résoudre la crise

  Liban: Saad Hariri propose une série de mesures inédites pour résoudre la crise Le Premier ministre libanais Saad Hariri a intensifié ses concertations le 20 octobre avec toutes les forces politiques pour tenter d’obtenir leur soutien à un « plan de sauvetage » économique qui sera discuté le lendemain par le Conseil des ministres. Ces démarches se déroulent alors que le mouvement de contestation populaire est entré sans sa quatrième journée, caractérisée par une mobilisation massive sans précédent. Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul KhalifehLe plan de sauvetage préparé par le Premier ministre libanais Saad Hariri constitue une réelle rupture avec les politiques économiques et financières passées.

Autre mesure, la Banque centrale du Liban et les banques privées devront

parallèlement contribuer à hauteur de 3,3 milliards de dollars

au budget de l'État pour se rapprocher de l'objectif "quasi zéro

déficit" en 2020.

Saad Hariri "a envoyé son plan à toutes les parties concernées et a reçu leur accord", a indiqué ce responsable, citant notamment les deux grandes formations ayant la majorité au gouvernement, le Mouvement patriotique libre (MPL) et le Hezbollah. Un conseil des ministres devrait donner lundi matin son approbation formelle, en présence du président Michel Aoun.

Une mobilisation qui gagne en ampleur

Les dernières manifestations ont été déclenchées par l'annonce inopinée jeudi d'une nouvelle taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie Internet comme WhatsApp. Le discours télévisé du lendemain de Saad Hariri a été largement interprété par les manifestants comme une tentative de sauver in extremis la classe politique huée dans la rue pour sa corruption et son incapacité à conduire des réformes dans un pays aux infrastructures déliquescentes.

"Nous sommes habitués aux promesses" : au Liban, la contestation se poursuit

  Malgré l'annonce d'une série de réformes ambitieuses par le gouvernement, des milliers de Libanais ont poursuivi la contestation, lundi soir. À Beyrouth, on continue de dénoncer la corruption et de demander le départ de la classe politique actuelle. Les annonces du Premier ministre libanais, Saad Hariri, n'ont pas suffi à calmer leur colère. Lundi 21 octobre au soir, des milliers de manifestants étaient encore dans les rues de Beyrouth où, à la lueur de leur téléphone portable brandi en signe de protestation, ils ont réclamé de nouveau le départ de la classe politique actuelle."Nous sommes habitués aux promesses d'Hariri", explique ce Libanais à France 24.

Pour le 4e jour consécutif, les Libanais sont descendus, dimanche, dans tout le pays pour réclamer le départ de l'ensemble de la classe politique. La mobilisation a encore gagné en ampleur pour atteindre plusieurs centaines de milliers de personnes.

>> À lire : Au Liban, une crise économique sur fond de corruption

Départ du parti des forces libanaises

Première conséquence politique de ce mouvement de contestation : le chef du Parti des forces libanaises (chrétien), Samir Geagea, a annoncé, samedi 19 octobre, le départ de son mouvement du gouvernement. "Nous sommes maintenant convaincus que le gouvernement est incapable de prendre les mesures nécessaires pour sauver la situation. En conséquence, (notre) bloc a décidé de demander à ses ministres de démissionner", a-t-il déclaré.

L'annonce de Samir Geagea a été accueillie dans la liesse par des manifestants à Beyrouth, qui ont appelé d'autres partis à démissionner du gouvernement. À Tripoli, deuxième ville du pays, certains ont lancé des feux d'artifice.

Le Liban subit une crise économique sans précédent, alors que la dette du pays culmine à plus de 86 milliards de dollars, soit 150 % du PIB.

Avec AFP et Reuters

Du Nord au Sud, les manifestants libanais célèbrent la chute du gouvernement Hariri .
Dans plusieurs villes du pays, les manifestants ont célébré mardi soir la chute du gouvernement Hariri. Ils réclament maintenant "un gouvernement de transition avec des indépendants". "Aujourd'hui, c'est un grand exploit que la révolution a réalisé." À Tripoli, grande ville sunnite du nord du Liban, comme ailleurs, les Libanais ont laissé éclater leur joie après l’annonce de la démission du gouvernement de Saad Hariri, mardi 29 octobre. >> À>> À voir : Saad Hariri : portrait d'un héritier

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