Monde: La société civile sénégalaise veut un réexamen de l’affaire Karim Wade - - PressFrom - France
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Monde La société civile sénégalaise veut un réexamen de l’affaire Karim Wade

11:25  21 octobre  2019
11:25  21 octobre  2019 Source:   rfi.fr

Sénégal: Ousmane Sonko se dit victime d'une cabale politique

  Sénégal: Ousmane Sonko se dit victime d'une cabale politique Ousmane Sonko, arrivé troisième à la présidentielle de février dernier, accuse l’ancien directeur des domaines, Mamour Diallo, d’avoir détourné l’équivalent de plus de 140 millions d’euros de fonds publics dans une affaire d’indemnisation foncière. L’Assemblée nationale s’est réunie vendredi 11 octobre à huis clos pour examiner le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur cette affaire. L’affaire dite « des 94 milliards » défraie la chronique. Loin de Dakar et de l’Assemblée, le député Ousmane Sonko était à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal hier, au moment de l’audition de la commission d’enquête parlementaire.

Des supporters de Karim Wade (image d'illustration). © SEYLLOU / AFP. Par RFI Publié le 19-10-2019 Modifié A Genève, lundi 14 octobre, les représentants de l ’État ont évoqué l ’ affaire Karim Wade , du nom du fils L’instance onusienne avait demandé un « réexamen » de sa condamnation à six ans

L ' affaire de la "réhabilitation" des droits civils et politiques de Karim Wade demandée par le Comité des droits de l 'homme des Nations unies continue de susciter de vives réactions. Les avocats du fils de l 'ex-chef de l 'État, qui disent avoir déjà pris acte de l 'engagement de l 'État sénégalais du 15 octobre

Manifestation en faveur de Karim Wade, à Dakar, le 13 juillet 2018 (Image d'illustration). © RFI/Guillaume Thibault Manifestation en faveur de Karim Wade, à Dakar, le 13 juillet 2018 (Image d'illustration).

Des voix s’élèvent pour demander un réexamen de l’affaire Karim Wade, toujours exilé au Qatar. Ce sont notamment de hauts fonctionnaires qui ont relancé la demande avant d’être suivis par une partie de la société civile.

Le dossier a été relancé par un surprenant imbroglio au sommet de l’État. Devant l’ONU, deux hauts fonctionnaires sénégalais ont laissé la porte entrouverte àune « réparation » de Karim Wade, avant d’être désavoués par un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Les avocats du fils d’Abdoulaye Wade se sont engouffrés dans cette brèche et disent ce dimanche 20 octobre prendre acte d’un tel « engagement » de l’État du Sénégal.

Sénégal: un Grand Magal sur fond de décrispation politique

  Sénégal: un Grand Magal sur fond de décrispation politique Au Sénégal, c’est une semaine particulière pour les Mourides, très influente confrérie musulmane. Des centaines de milliers de pèlerins, (jusqu’à 4 millions selon les organisateurs), convergent de tout le pays vers la ville sainte de Touba, à environ 200 kilomètres à l’est de Dakar, pour le Grand Magal, ce jeudi. Cette fête religieuse commémore le départ en exil du fondateur de la confrérie cheikh Amadou Bamba en 1895. Cette année, elle se déroule dans un contexte de décrispation politique puisque le chef de l’Etat Macky Sall a reçu samedi dernier son prédécesseur Abdoulaye Wade au palais présidentiel, après être apparus côte à côte lors de l’inauguration de la grande mosquée

Dès le lancement de « l ’ affaire Wade », ce tribunal d’exception constitué uniquement de juges professionnels s’attira les foudres des organisations Des chefs d’Etat africains montent au créneau pour plaider la cause de Karim Wade auprès de leur homologue sénégalais . Parmi eux, l’Ivoirien

de la déclaration de culpabilité et de la condamnation frappant Karim WADE . Le Collectif des Avocats de Karim WADE relève qu’au cours de la réunion du Comité des droits de l ’homme des Nations Unis, il a été fait remarquer à la délégation sénégalaise que : « la grâce octroyée à M

«Une fuite des responsabilités»

Une partie de la société civile demande aussi un réexamen de l’affaire. Pour Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International Sénégal, l’État doit appliquer les mesures des Nations unies, réexaminer l’affaire Karim Wade : « Malheureusement, ce que nous observons depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, c’est une fuite des responsabilités. C’est un État qui a choisi délibérément, pour tout ce qui concerne les procès à caractère politique, de violer les droits des personnes poursuivies, de refuser systématiquement de respecter les décisions rendues par les organes, que ce soit des organes sous régionaux comme la cour de la Cédéao [Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest], ou des organes onusiens ».

Les élections locales au Sénégal une nouvelle fois reportées

  Les élections locales au Sénégal une nouvelle fois reportées Un projet de loi a été adopté en ce sens en conseil des ministres mercredi 16 octobre et la décision rendue publique ce jeudi. Le scrutin, qui permet de renouveler les conseils municipaux et départementaux, était prévu en juin puis en décembre 2019. Ce sera donc en 2020. Le texte prévoit aussi la prolongation du mandats des élus. Le temps du report, l’opposition et le pouvoir vont devoir se mettre d’accord à propos des modalités du scrutin. Soulager les inquiétudes des élus et des maires sur le terrain. Leurs mandats sont bien prorogés. La décision du gouvernement n’est pas une surprise.

L ' Affaire Karim Wade revient au-devant Premier site d'informations de l 'Afrique de l 'ouest | seneweb.com. C’est une révélation de la délégation sénégalaise devant les experts onusiens, mais le ministère des Affaires étrangères dément que ladite délégation n’ait jamais pris des engagements

Karim Wade bénéficie de soutiens dans la population sénégalaise , notamment les partisans du PDS © AFP. Qu’en pensent les Sénégalais ? Karim Wade possède de nombreux soutiens dans la société civile et parmi les hautes personnalités du Sénégal. D’ailleurs, des partisans étaient venus à

Karim Wade a pourtant été reconnu coupable en 2015 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Mais Babacar Ba du Forum du justiciable insiste sur le fait que le fils d’Abdoulaye Wade n’a pas eu le droit à un recours sur le fond : « Et ça, c’est un droit fondamental. Mais malheureusement, au niveau de la Crei, ce droit n’existe pas. Ce qui fait qu’aujourd’hui, la Crei ne requiert pas tous les standards internationaux pour pouvoir garantir à une personne un procès qui est juste et équitable ».

La société civile compte à présent maintenir la pression sur l’État. Seydi Gassama souhaite : « Y compris rencontrer les autorités les plus influentes du pays, religieuses, coutumières, pour les sensibiliser sur l’importance pour l’État du Sénégal de mettre en œuvre ces recommandations ». Le pouvoir a toujours assuré que la procédure était transparente, tout en soulignant que la justice était indépendante dans cette affaire.

Mosquée de Bayonne : "J'ai le droit de devenir fou pendant dix ou quinze minutes ?", s'indigne le fils d'une victime .
Karim, le fils d'un des hommes grièvement blessés devant la mosquée de Bayonne, lundi, a commenté sur Europe 1 la mise en examen du suspect, dont une "altération partielle" du discernement a été reconnue. "Il va mieux, il est réveillé, il peut communiquer avec nous, donc ça rassure." Interrogé par Europe 1 mercredi, Karim, le fils de l'un des deux hommes grièvement blessés dans l'attaque d'une mosquée lundi à Bayonne, donne des nouvelles de son père, alors que le principal suspect des faits a été mis en examen.

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