Monde: "Nous sommes habitués aux promesses" : au Liban, la contestation se poursuit - - PressFrom - France
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Monde "Nous sommes habitués aux promesses" : au Liban, la contestation se poursuit

11:01  22 octobre  2019
11:01  22 octobre  2019 Source:   msn.com

Contestation au Liban : les chrétiens du Parti des forces libanaises quittent le gouvernement Hariri

  Contestation au Liban : les chrétiens du Parti des forces libanaises quittent le gouvernement Hariri Les quatre ministres chrétiens maronites vont quitter le gouvernement libanais, a annoncé samedi soir le chef de file du Parti des forces libanaises Samir Geagea. Le pays est secoué depuis jeudi par une contestation de la classe politique. Première conséquence politique des manifestations au Liban : le chef du Parti des forces libanaises (chrétien), Samir Geagea, a annoncé, samedi 19 octobre, le départ de son mouvement du gouvernement, sur fond d'intense crise économique et sociale que traverse son pays."Nous sommes maintenant convaincus que le gouvernement est incapable de prendre les mesures nécessaires pour sauver la situation.

C' est une véritable douleur […] Les gens nous ont donné plus d'une chance depuis trois ans. «Les Nations Unies continuent de travailler avec le gouvernement du Liban et les partenaires Ce mouvement de contestation avait débuté dans la soirée du 17 octobre suite à la décision prise par le

>> À lire aussi : Liban : la contestation se poursuit , des ministres chrétiens démissionnent du Autre mesure, la Banque centrale du Liban et les banques privées devront parallèlement contribuer à " Nous sommes maintenant convaincus que le gouvernement est incapable de prendre les mesures

Des milliers de Libanais étaient encore dans les rues pour réclamer le départ de la classe politique actuelle, le 21 octobre 2019. © Capture d'écran France 24 Des milliers de Libanais étaient encore dans les rues pour réclamer le départ de la classe politique actuelle, le 21 octobre 2019. Malgré l'annonce d'une série de réformes ambitieuses par le gouvernement, des milliers de Libanais ont poursuivi la contestation, lundi soir. À Beyrouth, on continue de dénoncer la corruption et de demander le départ de la classe politique actuelle.

Les annonces du Premier ministre libanais, Saad Hariri, n'ont pas suffi à calmer leur colère. Lundi 21 octobre au soir, des milliers de manifestants étaient encore dans les rues de Beyrouth où, à la lueur de leur téléphone portable brandi en signe de protestation, ils ont réclamé de nouveau le départ de la classe politique actuelle.

"Nous sommes habitués aux promesses" : au Liban, la contestation se poursuit

  Malgré l'annonce d'une série de réformes ambitieuses par le gouvernement, des milliers de Libanais ont poursuivi la contestation, lundi soir. À Beyrouth, on continue de dénoncer la corruption et de demander le départ de la classe politique actuelle. Les annonces du Premier ministre libanais, Saad Hariri, n'ont pas suffi à calmer leur colère. Lundi 21 octobre au soir, des milliers de manifestants étaient encore dans les rues de Beyrouth où, à la lueur de leur téléphone portable brandi en signe de protestation, ils ont réclamé de nouveau le départ de la classe politique actuelle."Nous sommes habitués aux promesses d'Hariri", explique ce Libanais à France 24.

Confronté à une contestation populaire inédite au Liban , le Premier ministre Saad Hariri a annoncé, lundi 21 octobre, l'adoption la cible d’un complot. En réalité, ils ont chacun leur part de responsabilité, et les Libanais qui ont déjà entendu de telles promesses , même si elles étaient moins élaborées que

Après cinq jours de contestation populaire inédite au Liban , le Premier ministre Saad Hariri s' est montré favorable, lundi 21 octobre, à la tenue d'élections Celles-ci ont été annoncées à l'issue d'une réunion extraordinaire du gouvernement, alors que le mouvement de contestation déclenché jeudi

"Nous sommes habitués aux promesses d'Hariri", explique ce Libanais à France 24. "Avant les élections il promettait 900 000 emplois, tous promettaient réformes et lutte contre la corruption. Et nous voilà un an et demi plus tard, quel mensonge. Ils prétendent changer mais ce sont eux qui sont corrompus."

Sous pression, le gouvernement a promis un budget 2020 sans impôts supplémentaires pour la population, une baisse de 50 % des salaires du président, des ministres et des députés ainsi que de nouvelles taxes sur les banques.

>> À lire : Le pouvoir veut calmer la rue, mais "les Libanais n'ont plus confiance"

"Ces décisions n'ont pas été prises en vue d'un marchandage. On ne cherche pas à vous demander d'arrêter de manifester et d'exprimer votre colère. C'est à vous de prendre cette décision, et personne ne vous fixe de limite de temps", a justifié Saad Hariri lors d'une intervention télévisée.

Liban : à Tripoli, dans le bastion de Hariri, les habitants demandent un nouveau gouvernement

  Liban : à Tripoli, dans le bastion de Hariri, les habitants demandent un nouveau gouvernement France 24 est allé à la rencontre des habitants de Tripoli, au nord du Liban, où la contestation du pouvoir ne faiblit pas. Dans ce bastion sunnite du Premier ministre Saad Hariri, la population compte continuer à manifester massivement. À Tripoli, au Liban, la contestation se poursuit. Nos envoyés spéciaux Zohra Ben Miloud, Nadia Massih et Mohamed Salem sont allés à la rencontre de ceux qui vivent dans la grande ville du nord et qui demandent aujourd'hui un nouveau gouvernement, comme Bèrèaa, une infirmière de 52 ans, au chômage depuis plusieurs années.

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés ce 20 octobre au niveau de l'esplanade parisienne du Trocadéro en écho au mouvement de A titre d’exemple, la dette publique atteint 86 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB. Lire aussi : La contestation grandit au Liban sur fond

Le mouvement de contestation a été déclenché par l’annonce jeudi d’une nouvelle taxe sur les appels effectués via les applications WhatsApp et Viber « Le Liban est plus important que la Syrie ! », a lancé l’un d’eux sur une chaîne locale, en allusion aux combats du Hezbollah au côté du régime de

Outre ces réformes, le Premier ministre libanais a proposé aux manifestants "des élections anticipées". "Si vous (en) réclamez, alors votre choix sera respecté et moi, Saad Hariri, je suis personnellement avec vous", a-t-il affirmé.

Le mouvement de protestation au Liban trouve son origine dans un projet de taxe du gouvernement sur les appels effectués via l'application WhatsApp. Vite abandonnée, ce projet a pourtant mis le feu aux poudres. La mobilisation a pris de l'ampleur, se nourissant d'un sentiment de ras-le-bol face à la corruption et au manque de travail, et paralyse aujourd'hui une grande partie du pays.

Liban : la France souhaite que soit "rapidement formé" un nouveau gouvernement .
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a exprimé ce jeudi la position de Paris, deux jours après la démission du Premier ministre Saad Hariri. © afp.com/Eric FEFERBERG Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avec l'ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri. C'est un communiqué d'une dizaine de lignes de Jean-Yves Le Drian, envoyé à la presse ce jeudi matin.

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