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Monde Liban: malgré les annonces du pouvoir, la rue ne lâche rien

23:10  22 octobre  2019
23:10  22 octobre  2019 Source:   rfi.fr

Entre les Libanais et leurs dirigeants, un déficit de confiance

  Entre les Libanais et leurs dirigeants, un déficit de confiance Le mouvement de contestation sociale au Liban est entré ce mercredi 23 octobre dans sa septième journée et ne donne pas de signe d’essoufflement. Mardi encore, ils étaient des dizaines de milliers de personnes à manifester à Beyrouth et dans l’ensemble du pays. De notre correspondant à Beyrouth, Les manifestants se divisent aujourd’hui en trois catégories : ceux qui sont satisfaits des mesures et des réformes proposées par le gouvernement ; ceuxDe notre correspondant à Beyrouth,

Des manifestants au sixième jour de protestation contre les augmentations d'impôts et la corruption officielle, place al-Nour, dans la ville portuaire de Tripoli, dans le nord du Liban, le 22 octobre 2019. © Ibrahim CHALHOUB / AFP Des manifestants au sixième jour de protestation contre les augmentations d'impôts et la corruption officielle, place al-Nour, dans la ville portuaire de Tripoli, dans le nord du Liban, le 22 octobre 2019.

Au Liban, la rue ne lâche rien malgré les annonces du pouvoir qui avait notamment promis hier un budget 2020 sans impôts supplémentaires et une baisse de 50% des salaires des hommes politiques. Les manifestations se poursuivent au sixième jour de rassemblements montres à Beyrouth et à Tripoli, la grande cité du Nord, pour réclamer le départ d'une classe politique jugée incompétente et corrompue.

Liban: la rue dénonce toujours la corruption, un ex-Premier ministre poursuivi

  Liban: la rue dénonce toujours la corruption, un ex-Premier ministre poursuivi Au Liban, le mouvement de contestation se poursuit dans l’ensemble du pays pour dénoncer la corruption de la classe politique et ce, malgré l’annonce par le Premier ministre Saad Hariri, lundi 21 octobre, d’un plan de sauvetage économique. De notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh La violence est montée d’un cran ce mercredi 23 octobre lorsque l’armée a essayé d’ouvrir de force les routes bloquées par les manifestants. L’armée, qui se contentait d’observer de loin les manifestations depuis le 17 octobre, a reçu l’ordre, ce mercredi, d’ouvrir les principaux axes routiers coupés par les manifestants, paralysant complètement le pays.

Avec notre correspondant au Liban, Nicolas Feldmann

Les manifestants restent mobilisés. Ils ont à nouveau rassemblé ce soir sur la place al-Nour.

Vue d’en haut, la scène est assez impressionnante : des centaines de téléphones qui scintillent, des marées de drapeaux rouges et blancs aux couleurs du Liban et perchés sur le rebord d’un immeuble plusieurs DJ haranguent cette foule compacte.

L’ambiance à Tripoli est à la fête, mais derrière cette bonne humeur apparente, les manifestants sont venus une nouvelle fois crier sa colère contre une classe politique jugée corrompue.

Les slogans sont les mêmes que ces cinq derniers jours : « le peuple veut la chute du régime », «révolution » répètent aussi d’une seule voix les manifestants.

Ni les réformes annoncées hier ni les mots du Premier ministre n’ont calmé  la rue. Le chef du gouvernement Saad Hariri n’échappe pas à ce mouvement de défiance  ici à Tripoli, ville sunnite, et donc l’un de ses bastions.

Juste devant moi, accroché à la fenêtre d’un immeuble désaffecté  un vieux portrait du Premier ministre a été déchiré. Le message est donc clair : c’est tout un système que les manifestants, jeunes pour la plupart, veulent balayer pour le sixième soir de suite.

Au Liban, la mobilisation s'amplifie, le pouvoir dans l'impasse .
Douze jours après le début de la contestation populaire au Liban, manifestants et pouvoir campent sur leur position. Le pays, paralysé par le blocage des routes et la fermeture des banques et des écoles, est dans l’impasse. Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh Pas de démission du Premier ministre Saad Hariri et pas de remaniement gouvernemental. Le pouvoir libanais reste sourd aux demandes des manifestants qui occupent les places des grandes villes et bloquent les routes depuis 12 jours.

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