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Monde Au Liban, la mobilisation s'amplifie, le pouvoir dans l'impasse

02:05  29 octobre  2019
02:05  29 octobre  2019 Source:   rfi.fr

Liban : à Tripoli, dans le bastion de Hariri, les habitants demandent un nouveau gouvernement

  Liban : à Tripoli, dans le bastion de Hariri, les habitants demandent un nouveau gouvernement France 24 est allé à la rencontre des habitants de Tripoli, au nord du Liban, où la contestation du pouvoir ne faiblit pas. Dans ce bastion sunnite du Premier ministre Saad Hariri, la population compte continuer à manifester massivement. À Tripoli, au Liban, la contestation se poursuit. Nos envoyés spéciaux Zohra Ben Miloud, Nadia Massih et Mohamed Salem sont allés à la rencontre de ceux qui vivent dans la grande ville du nord et qui demandent aujourd'hui un nouveau gouvernement, comme Bèrèaa, une infirmière de 52 ans, au chômage depuis plusieurs années.

Liban : l ' impasse se prolonge, le Hezbollah montre ses muscles. Le bras de fer entre la rue et le pouvoir au Liban s'est prolongé samedi, au 10e jour d'un mouvement de contestation inédit, avec des risques accrus de dérapage soulignés par des heurts entre l'armée et les manifestants ayant fait au

Liban : l ' impasse se prolonge, le Hezbollah montre ses muscles. Le bras de fer entre la rue et le pouvoir s'est prolongé samedi au Liban , avec des risques de dérapage soulignés par une montée de la tension entre l'armée et les manifestants après une démonstration de force du Hezbollah pro-iranien.

Les manifestants continuent de bloquer les routes. Ici, au centre-ville de Beyrouth, ce lundi 28 octobre 2019. © REUTERS/Alkis Konstantinidis Les manifestants continuent de bloquer les routes. Ici, au centre-ville de Beyrouth, ce lundi 28 octobre 2019.

Douze jours après le début de la contestation populaire au Liban, manifestants et pouvoir campent sur leur position. Le pays, paralysé par le blocage des routes et la fermeture des banques et des écoles, est dans l’impasse.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Pas de démission du Premier ministre Saad Hariri et pas de remaniement gouvernemental. Le pouvoir libanais reste sourd aux demandes des manifestants qui occupent les places des grandes villes et bloquent les routes depuis 12 jours.

Liban : à Tripoli, dans le bastion de Hariri, les habitants demandent un nouveau gouvernement

  Liban : à Tripoli, dans le bastion de Hariri, les habitants demandent un nouveau gouvernement France 24 est allé à la rencontre des habitants de Tripoli, au nord du Liban, où la contestation du pouvoir ne faiblit pas. Dans ce bastion sunnite du Premier ministre Saad Hariri, la population compte continuer à manifester massivement. À Tripoli, au Liban, la contestation se poursuit. Nos envoyés spéciaux Zohra Ben Miloud, Nadia Massih et Mohamed Salem sont allés à la rencontre de ceux qui vivent dans la grande ville du nord et qui demandent aujourd'hui un nouveau gouvernement, comme Bèrèaa, une infirmière de 52 ans, au chômage depuis plusieurs années.

Le bras de fer entre la rue et le pouvoir se prolonge samedi au Liban , avec des risques de dérapage accrus par l'attitude menaçante du puissant Hezbollah pro-iranien qui a écarté à son tour la demande des Ce qui impliquerait la mobilisation d'au moins 100.000 personnes selon les estimations.

Le bras de fer entre la rue et le pouvoir se prolonge samedi au Liban , avec des risques de dérapage accrus par l'attitude menaçante du puissant Hezbollah Ce qui impliquerait la mobilisation d'au moins 100.000 personnes selon les estimations. Hassan Nasrallah, dont le mouvement est le seul à n'avoir

Après le refus du Hezbollah d’une démission du cabinet par crainte du vide, le président Michel Aoun et le Premier ministre ont envisagé un profond remaniement ministériel qui écarterait des figures contestées, dont le ministre des Affaires étrangères et gendre du chef de l’État Gebran Bassil.

Nouveau refus du Hezbollah. Pour accepter un changement gouvernemental, le parti chiite souhaite des garanties préalables sur la fin de la paralysie du pays par les contestataires. Sans un retour à la normale, aucune concession n’est envisagée, car elle entraînerait, selon les milieux du Hezbollah, d’autres demandes qui iraient jusqu’à la démission du président de la République. Pour le Hezbollah, Michel Aoun, avec qui il est lié par une alliance politique conclue en 2006, est une ligne rouge.

Face à cette impasse politique, le gouverneur de la Banque centrale a mis en garde contre un effondrement économique du Liban, qui n’est plus, selon lui, qu’une question de jours.

Riad Salamé a tiré la sonnette d’alarme dans une interview à la CNN, avant de préciser ses propos à Reuters : le pays a besoin d’une solution politique urgente.

Manifestations au Liban : "Il s’agit à la fois d’un cri de souffrance et d’espoir" .
La contestation au Liban s'est poursuivie mercredi pour le 21e jour consécutif, et le pays se trouve toujours dans une impasse politique. Retour sur l’essence de ce mouvement avec Stéphanie Baz-Hatem, auteure du livre "Liban, debout malgré tout". Depuis le 17 octobre, le Liban est le théâtre d’une vague de contestation sans précédent contre la classe politique, jugée corrompue et accusée d’avoir ruiné le pays. Les manifestations, qui ontLes manifestations, qui ont mobilisé des centaines de milliers de Libanais sur l’ensemble du territoire, ont déjà provoqué la démission du Premier ministre Saad Hariri, le 29 octobre.

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