Monde: Du Nord au Sud, les manifestants libanais célèbrent la chute du gouvernement Hariri - - PressFrom - France
  •   
  •   

Monde Du Nord au Sud, les manifestants libanais célèbrent la chute du gouvernement Hariri

12:05  30 octobre  2019
12:05  30 octobre  2019 Source:   france24.com

Liban: Saad Hariri propose une série de mesures inédites pour résoudre la crise

  Liban: Saad Hariri propose une série de mesures inédites pour résoudre la crise Le Premier ministre libanais Saad Hariri a intensifié ses concertations le 20 octobre avec toutes les forces politiques pour tenter d’obtenir leur soutien à un « plan de sauvetage » économique qui sera discuté le lendemain par le Conseil des ministres. Ces démarches se déroulent alors que le mouvement de contestation populaire est entré sans sa quatrième journée, caractérisée par une mobilisation massive sans précédent. Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul KhalifehLe plan de sauvetage préparé par le Premier ministre libanais Saad Hariri constitue une réelle rupture avec les politiques économiques et financières passées.

AFP / Patrick BAZ Les manifestants libanais célèbrent l 'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri , le 29 octobre 2019 à Beyrouth. Le Premier ministre libanais Saad Hariri et son gouvernement ont démissionné mardi, déclenchant des scènes de liesse générales au 13e jour

AFP / Patrick BAZ Les manifestants libanais célèbrent l 'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri , le 29 octobre 2019 à Beyrouth. Le Premier ministre libanais Saad Hariri et son gouvernement ont démissionné mardi, déclenchant des scènes de liesse générales au 13e jour

Des manifestants font la fête à Beyrouth à la suite de l'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri, mardi 29 octobre 2019. © Aziz Taher, Reuters Des manifestants font la fête à Beyrouth à la suite de l'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri, mardi 29 octobre 2019. Dans plusieurs villes du pays, les manifestants ont célébré mardi soir la chute du gouvernement Hariri. Ils réclament maintenant "un gouvernement de transition avec des indépendants".

"Aujourd'hui, c'est un grand exploit que la révolution a réalisé." À Tripoli, grande ville sunnite du nord du Liban, comme ailleurs, les Libanais ont laissé éclater leur joie après l’annonce de la démission du gouvernement de Saad Hariri, mardi 29 octobre.

>> À voir : Saad Hariri : portrait d'un héritier

"Nous sommes habitués aux promesses" : au Liban, la contestation se poursuit

  Malgré l'annonce d'une série de réformes ambitieuses par le gouvernement, des milliers de Libanais ont poursuivi la contestation, lundi soir. À Beyrouth, on continue de dénoncer la corruption et de demander le départ de la classe politique actuelle. Les annonces du Premier ministre libanais, Saad Hariri, n'ont pas suffi à calmer leur colère.

AFP / Patrick BAZ Les manifestants libanais célèbrent l 'annonce de la démission du Premier ministre Saad Hariri , le 29 octobre 2019 à Beyrouth. Le Premier ministre libanais Saad Hariri et son gouvernement ont démissionné mardi, déclenchant des scènes de liesse générales au 13e jour

Des Libanais manifestent contre leur gouvernement à Tripoli, dans le nord du Liban, le 29 octobre 2019. Bastion traditionnel du Premier ministre Saad Hariri , la grande ville sunnite du nord du Liban a "Ce qu'on veut, c'est la chute de tout le système politique", martèle-t-elle. A 130 km plus au sud

Brandissant des ballons rouges, blancs et verts aux couleurs du drapeau national, partout visibles dans la foule, des milliers de manifestants se sont rassemblés sur la place Al-Nour.

C’est ici que les manifestants se sont mobilisés depuis le 17 octobre pour réclamer le renversement de toute la classe politique accusée d'incompétence et de corruption.

Pour fêter la démission du gouvernement, on offre du café, des jus de fruit et des pâtisseries. "Merci Saad Hariri ...", peut-on lire sur une pancarte brandie par une femme.

Dans un coin, des manifestants se font peindre sur les joues le mot "révolution" ou le dessin d'un cèdre, l'emblème du pays. Ailleurs, dans les rues, des voitures appellent au mégaphone les habitants à se joindre à la fête.

Après la démission de Saad Hariri, les Libanais veulent continuer la lutte

  Après la démission de Saad Hariri, les Libanais veulent continuer la lutte VIDEO. Au soir de l’annonce du départ du Premier ministre, les manifestants veulent « ne pas perdre leur élan ».« Beaucoup d’autres doivent partir. On ne veut pas perdre l’élan, donc on reprend la rue », déclare notamment Roula, une jeune activiste. « On est toujours là, on se bat toujours, et on va rester dans les rues jusqu’à ce qu’on ait exactement ce qu’on veut et ce qu’on mérite », abonde Roy Bouchaya, un homme de 23 ans en recherche d’emploi.

Le soulèvement libanais a obtenu, mardi, la chute du gouvernement dirigé par Saad Hariri . Ce dernier a annoncé sa démission après treize jours d'une Les manifestants ont réussi dimanche une démonstration de force et d'unité en formant une chaîne humaine du nord au sud du pays sur 170

Les manifestants ont célébré mardi dans les rues de tout le Liban la chute du gouvernement , leur première grande victoire face à un pouvoir honni. À 130 km plus au sud , la ville de Saïda, dont la famille Hariri est originaire, est aussi en fête. « La rue a forcé le gouvernement à démissionner ».

Tripoli que l'on croyait conservatrice a surpris depuis le début de la mobilisation, avec ses raves nocturnes, qui n'avaient rien à envier à celles des boîtes de nuit branchées de Beyrouth.

Mardi soir, les rues de la ville résonnaient des slogans "Révolution, révolution !, "Tous, ça veut dire tous", "Le peuple veut la chute du régime".

"Nous allons rester dans la rue, le plus important c'est de faire tomber le pouvoir", renchérit Obeida, un homme de 29 ans. "Le pouvoir doit aller à des gens qui ne font pas partie du sérail politique".

Tima Samir, 35 ans et maman de deux enfants, considère elle aussi que la bataille est loin d'être terminée. "Ce qu'on veut, c'est la chute de tout le système politique", martèle-t-elle.

"La rue a forcé le gouvernement à démissionner"

À 130 km plus au Sud, la ville de Saïda, dont la famille Hariri est originaire, est aussi en fête. Épaule contre épaule, de jeunes garçons se sont lancés dans une danse endiablée, tandis que d'autres battent le tambour. "Désormais, nous pouvons dire que la rue a gagné !", se félicite Atef al-Abrik. "La rue a forcé le gouvernement à démissionner".

Au cœur de Beyrouth, centre névralgique de la contestation, les célébrations sont restées plus timides. Juste avant le discours du Premier ministre, devant le siège du gouvernement, des assaillants avaient attaqué le principal site de rassemblement, détruisant et incendiant les tentes érigées par les manifestants. Mais après l'allocution, la place des Martyrs et celle voisine de Riad el-Solh, se sont remplies.

"La prochaine étape, c'est la formation d'un gouvernement de transition avec des indépendants", assure un manifestant. "La balle est dans le camp des politiques."

Avec AFP

Des routes bloquées à Beyrouth et dans le sud du Liban .
Au Liban, les manifestants ont bloqué, lundi, des axes de circulation, au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation illustrant leur mécontentement face aux promesses de la classe politique, qui n'a pas réussi à enrayer ce soulèvement inédit. "Cette révolution ne dort pas, formez un gouvernement aujourd'hui". C'est le mot d'ordre qui résonne parmi les manifestants libanais, qui entament leur troisième semaine de protestation.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 0
C'est intéressant!