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Monde WhatsApp, application «la plus dangereuse» pour les autorités

20:05  02 novembre  2019
20:05  02 novembre  2019 Source:   liberation.fr

WhatsApp accuse une société israélienne de cyber-espionnage

  WhatsApp accuse une société israélienne de cyber-espionnage Après un récent accident de sécurité, WhatsApp a décidé de porter plainte contre une start-up israélienne spécialisée dans les logiciels d'espionnage, NSO Group, suspectée d’avoir – pour le compte de gouvernements aux antécédents douteux en termes de droits de l’homme - espionné les téléphones portables d’une centaine de défenseurs des droits humains, journalistes et autres membres de la société civile dans le monde. Au moment des faits, en mai dernier, l'application de messagerie cryptée détenue par Facebook avait reconnu avoir été infectée, mais ne s’était pas exprimée officiellement, se bornant à corriger la vulnérabilité en urgence.

Depuis le 17 octobre, les Libanais manifestent quotidiennement dans une ambiance festive et unitaire. Le déclencheur a été l’annonce d’une nouvelle taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp. © MAHMOUD ZAYYAT Depuis le 17 octobre, les Libanais manifestent quotidiennement dans une ambiance festive et unitaire. Le déclencheur a été l’annonce d’une nouvelle taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp.

Toutes les semaines, chronique de la vie quotidienne, sociale et culturelle dans les pays arabes.

WhatsApp, un outil politique adapté aux pays arabes ? Selon un sondage de l’université Northwestern au Qatar, l'appli, qui compte 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde, est le réseau social le plus populaire du Moyen-Orient. En plus de s'imposer au quotidien dans les échanges téléphoniques par sa gratuité, cette messagerie facilite beaucoup l’organisation des manifestations antigouvernementales dans les pays arabes où les libertés comme celle de se rassembler sont restreintes.

demande à un tribunal indien d'ordonner une enquête sur WhatsApp pour scandale de piratage

 demande à un tribunal indien d'ordonner une enquête sur WhatsApp pour scandale de piratage Un activiste de © Reuters / Dado Ruvic PHOTO DE FICHIER: Un homme pose avec un smartphone devant le logo Whatsapp affiché dans cette image d'illustration Par Sankalp Phartiyal NEW DELHI (Reuters) - Un activiste social de droite en Inde a déposé une pétition demandant au plus haut tribunal du pays d'ordonner une enquête sur Facebook Inc et WhatsApp sur les révélations qu'un logiciel espion avait exploité les vulnérabilités de l'application de messagerie populaire pour espionner des centaines d'ap

Au Liban, où le prix des télécommunications est parmi les plus élevés de la région, la population utilise massivement WhatsApp pour passer des appels en ligne. C'est d'ailleurs l'annonce par le gouvernement, le 17 octobre, d'une taxe sur ces appels, qui a déclenché la colère des Libanais contre toute la classe politique, au point de contraindre le Premier ministre Saad Hariri à démissionner.

Si la plupart des manifestants rejettent l’expression «révolution WhatsApp», ils reconnaissent son importance pour la mobilisation de centaines de milliers de personnes dans un pays qui compte 6 millions d'habitants. Pour Yasmine Rifaii, 24 ans, organisatrice de manifestations à Tripoli (nord), WhatsApp sert de «coulisse virtuelle de la révolution». «Nous somme connectés à tous ces groupes WhatsApp. (...) Ainsi, nous atteignons des gens, en (abolissant les clivages) religieux et les distances», affirme-t-elle.

Facebook poursuit le groupe NSO de la société israélienne de cyberarmes ténébreuse à propos de WhatsApp Malware

 Facebook poursuit le groupe NSO de la société israélienne de cyberarmes ténébreuse à propos de WhatsApp Malware © Photo: Daniella Cheslow, (logo AP NSO Group sur un bâtiment à Herzliya, Israël, en 2016 (l'entreprise a depuis déménagé). (Photo: Daniella Cheslow, (Photo: Daniella Cheslow, ( (AP) Facebook et sa filiale WhatsApp ont intenté une poursuite contre l'ombre de la firme israélienne de cyber-renseignement NSO Group, affirmant qu'elle exploitait une vulnérabilité de l'application de messagerie cryptée pour infecter plus de 1 400 téléphones avec des logiciels malveillants.

L’utilisation de WhatsApp peut aussi être vitale dans les conflits, comme en Syrie où des civils s’en servent pour lancer des appels à l’aide, explique Mustafa al-Hajj Younes, qui dirige une équipe de secouristes dans la province d’Idleb (nord-ouest). Pour lui, WhatsApp est incontournable dans les zones sous contrôle de l’opposition, en raison de la défaillance des infrastructures de télécommunication.

«Bloquer WhatsApp pour empêcher ces rassemblements»

Face à ce risque potentiel de ralliement des protestataires, certains pays bloquent régulièrement ce genre d'applications. En Irak, où plus de 200 personnes ont été tuées depuis le début d’un mouvement de contestation inédit le 1er octobre, les autorités ont coupé Internet pour affaiblir la mobilisation anticorruption. «Nous considérons WhatsApp comme étant l’application la plus dangereuse, affirme à l’AFP un haut responsable de sécurité, sous couvert de l’anonymat. Bloquer WhatsApp était nécessaire pour empêcher ces rassemblements.»

La dernière mise à jour de WhatsApp empêche les spammeurs et les escrocs de vous cibler

 La dernière mise à jour de WhatsApp empêche les spammeurs et les escrocs de vous cibler Avec une base d'utilisateurs mondiale massive, WhatsApp appartenant à Facebook est un excellent moyen de rester en contact avec vos amis, votre famille et vos collègues. L'une des fonctionnalités les plus utiles de l'application est le chat en groupe, vous permettant de partager des messages, des photos et bien plus avec plusieurs personnes à la fois. Mais le chat en groupe est également ouvert aux abus. © Fourni par Future Publishing Ltd.

Pour Yasser al-Joubouri, un militant irakien qui a participé à la première vague de manifestations à Bagdad entre le 1er et le 6 octobre, WhatsApp est une application cruciale pour propager «rapidement» les informations sur les manifestations grâce à des groupes et les «diffuser sur Facebook ou Twitter».

Aux Emirats arabes unis, les usagers sont obligés de passer par l’intermédiaire d’un serveur proxy pour effectuer des appels par messagerie. Certains ont même été emprisonnés en raison de messages jugés offensants par les tribunaux émiratis.

En Egypte, en marge de manifestations contre le pouvoir, d’ampleur limitée, des policiers ont arrêté de nombreuses personnes après avoir fouillé au hasard leur portable. Selon le procureur général égyptien, les policiers ont reçu l’ordre «d’inspecter le contenu des comptes sur les réseaux sociaux et les pages personnelles des détenus».

Au Maroc, les opérateurs téléphoniques et l’autorité de régulation marocaine ont bloqué, en 2016, tous les réseaux permettant des appels gratuits dont Whatsapp avant d'y renoncer sous la pression des internautes marocains. Par ailleurs, dans le royaume classé à la 135e place du classement 2018 de Reporters sans frontières, cette messagerie a une vraie utilité pour la protection des journalistes et de leurs sources.

Facebook poursuit la société de surveillance NSO Group pour piratage présumé de WhatsApp .
Facebook engage une action en justice contre la société de surveillance israélienne NSO Group, affirmant que la société était derrière une campagne de piratage ciblée contre les personnes utilisant WhatsApp. Dans des documents judiciaires, le géant de la technologie a fait valoir que le groupe NSO avait créé un exploit utilisé pour pirater les appareils des gens via WhatsApp. © Fourni par CBS Interactive Inc. Facebook poursuit le groupe NSO pour un piratage présumé des utilisateurs de WhatsApp.

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