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Monde Manifestations à Hongkong : un mort et des questions

16:10  08 novembre  2019
16:10  08 novembre  2019 Source:   liberation.fr

Bernard Tapie annoncé mort par Le Monde : sa drôle de réaction

  Bernard Tapie annoncé mort par Le Monde : sa drôle de réaction Bernard Tapie est mort ?! C'est en tout cas ce qu'a annoncé "Le Monde", ce jeudi 31 octobre 2019, publiant par maladresse sa nécrologie. L'homme de 76 ans, qui souffre d'un cancer, n'a pas tardé à réagir à cette grosse erreur. 1/12 DIAPOSITIVES © BestImage Bernard Tapie annoncé mort par Le Monde : sa drôle de réaction Bernard Tapie - Affaire Tapie : plaidoirie des avocats de la défense, Tribunal de Paris , 11ème chambre correctionnelle, 2ème section, Paris le 4 avril 2019.

Rassemblement à Hongkong après l'annonce de la mort d'un étudiant, ce vendredi. Photo Ahmad Masood. Les manifestants accusent la police, mais les circonstances restent obscures. Manifestations à Hongkong : un mort et des questions .

En plus des manifestations locales à Hong Kong , les communautés de la diaspora ont organisé Le 8 juillet, cette dernière déclare finalement que « le projet de loi est mort », bien qu'une majorité de Outre la question identitaire, la crise est aussi sociale. Hong Kong concentre un nombre très élevé

Rassemblement à Hongkong après l'annonce de la mort d'un étudiant, ce vendredi. © AHMAD MASOOD Rassemblement à Hongkong après l'annonce de la mort d'un étudiant, ce vendredi.

Vendredi, un étudiant de 22 ans est mort après une chute et cinq jours de coma. Les manifestants accusent la police, mais les circonstances restent obscures.

Alex Chow Tsz-lok adorait le netball (un dérivé du basket) et étudiait l’informatique. Il s’apprêtait à acheter des billets d’avion pour le Japon avec ses copains. Mais dimanche soir, il est sorti dans son quartier de Sheung Tak. Une manifestation grondait depuis l’après-midi dans cette zone résidentielle de l’est hongkongais. Vers 1 heure du matin, son corps a été retrouvé gisant dans une flaque de sang, au second étage d’un parking. Il est mort vendredi matin après cinq jours de coma. Il avait 22 ans. Les circonstances de sa chute restent obscures, mais déjà s’élèvent des appels à venger sa mort, la première depuis le début de la contestation politique dans la région chinoise semi-autonome. La police, sous le feu des critiques depuis des mois, est déjà soupçonnée du pire.

Hong Kong : des milliers de manifestants à nouveau dans la rue malgré l'interdiction

  Hong Kong : des milliers de manifestants à nouveau dans la rue malgré l'interdiction Déployés en nombre, les policiers ont procédé à de nombreuses arrestations et interpellations musclées de manifestants. Ces derniers défient toujours Pékin, et demandent davantage de démocratie dans le territoire autonome. © Fournis par France Télévisions Gaz lacrymogène, canon à eau, manifestants masqués... Les samedis de manifestation se suivent et se ressemblent, à Hong Kong. Samedi 2 novembre, des milliers de manifestants anti-Pékin sont descendus dans les rues pour une nouvelle marche non autorisée.

Des dizaines de milliers de protestataires sont descendus dans les rues de Hongkong Tout au long de l’après-midi, des groupuscules ont lancé des pierres et des cocktails Molotov et la police antiémeute a riposté avec des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des canons à eau, en différents

Hongkong a connu lundi une des journées les plus violentes et chaotiques en cinq mois de mobilisation prodémocratie. Une photo extraite d'une vidéo tournée par Cupid News le 11 novembre 2019 montrant un policier tirant sur un manifestant vêtu de noir à Hong Kong Photo Laurent FIEVET.

Emoi palpable

Nul ne sait pour l’instant si l’étudiant à l’université des sciences et des technologies de Hongkong participait ou non à la manifestation dimanche. Nul ne sait s’il a chuté, s’il a été poussé. L’enquête est en cours. Mais l’émoi est palpable. Des veillées funèbres sont prévues sur l’ensemble du territoire, potentiellement électriques en dépit des appels au calme. Depuis juin, il y a eu plus 3 300 arrestations, des condamnations en justice. Il y a déjà eu du sang versé, des tirs à balles réelles, des blessés graves, mais jamais de vie perdue pendant une manifestation.

Dimanche, une centaine de personnes s’était rassemblées aux abords de l’hôtel Crown Plaza. «Il y a un mariage de policiers, on est venu célébrer avec eux», plaisante alors dans la soirée un manifestant. «Dans la culture chinoise, la fête de mariage doit être parfaite. La moindre fausse note est synonyme de mauvais œil. Donc on essaye d’humilier les policiers pour leur attirer la poisse. Ils sont devenus intouchables et font la loi. Comme on ne peut pas les atteindre pendant leur service, on les provoque dans leur vie privée», explique-t-il. A quelques mètres, un cordon de policiers anti-émeutes assure la sécurité des époux. Ils aveuglent de leurs puissants faisceaux lumineux le petit groupe de protestataires. L’escarmouche est plutôt bon enfant.

À Hong Kong, les manifestations réveillent la scène underground

  À Hong Kong, les manifestations réveillent la scène underground Une vague de manifestations sans précédent déferle sur Hong Kong depuis le 29 mars 2019. Surpassant en intensité sa petite sœur de 2014, cette crise politique et sociale s'est développée en opposition au projet de loi d'extradition vers la Chine continentale. Le gouvernement pro-Pékin de Carrie Lam avait voulu simplifier le transfert des criminels vers la Chine populaire, menaçant ainsi la sécurité des Chinois ayant trouvé refuge à Hong Kong pour fuir la justice (parfois floue) de leur terre natale.

Cette mort restera comme le premier décès du mouvement de contestation sans précédent qui ébranle Hongkong depuis plus de six mois. Depuis le début des manifestations , l’enregistrement sur les listes électorales a nettement augmenté, et le camp prodémocratie aura, pour la première fois, des

Alors que le seizième week-end de tensions à Hongkong a été marqué par de nombreuses actions, parfois très ponctuelles, les manifestants ont recours à En toutes circonstances, les manifestants ne manquent plus une occasion de chanter leur nouveau cri de ralliement, Gloire à Hongkong , un chant

Mais vers minuit, l’ambiance se tend. Des briques et projectiles sont lancés sur les forces de l’ordre, y compris depuis les étages des bâtiments et HLM avoisinants. Des dizaines de gaz lacrymogènes sont tirés. «Et puis on a entendu quelqu’un crier qu’il y avait un blessé», raconte le lendemain par téléphone Cyrus Chan, assistant d’un élu local. Il était sur place pour tenter d’assurer la médiation.

«Un fâcheux incident»

Il entre dans le parking avec des secouristes. Un pompier est déjà auprès du corps inerte d’Alex Chow Tsz-lok. «Son pouls était à 40, il était inconscient. Très vite on a diagnostiqué que son cas était très grave», poursuit Cyrus Chan. «On n’a vu personne autour. Puis des policiers sont arrivés, ils nous hurlaient dessus et nous menaçaient de leurs armes. Ils sont entrés dans le parking privé sans mandat. Pendant 30 minutes, la police a empêché l’ambulance d’intervenir», accuse-t-il. Photos à l’appui, des internautes abondent dans le même sens. Les accusations fusent. La police les rejette catégoriquement et évoque mercredi devant la presse «un fâcheux incident», affirmant ne pas être entrée dans le parking avant 1h05. Vendredi, cette version est modifiée.

«A Hongkong, les deux camps ont intérêt à ce que la situation dégénère»

  «A Hongkong, les deux camps ont intérêt à ce que la situation dégénère» Chow Po Chung, professeur associé en sciences politiques à l’université chinoise de Hongkong, analyse l'escalade de violence des derniers jours. Cinq mois après le début du mouvement prodémocratique à Hongkong, et douze jours avant la tenue d’élections locales, le face-à-face entre des citoyens déterminés à sauvegarder leurs libertés et un pouvoir local sous pression de Pékin est encore monté d’un cran de tension. Depuis la mort d’un jeune, vendredi, tombé d’un parking pendant une intervention policière, des veillées rassemblent chaque soir des milliers de personnes dans le territoire semi-autonome chinois.

» Ce parc proche du quartier très commerçant de Causeway Bay est de longue date emblématique de la contestation à Hongkong . La région semi-autonome traverse depuis début juin sa crise la plus grave depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations et des actions quasi

Une grande manifestation se tenait ce lundi pour l’anniversaire de la rétrocession d’ Hongkong à la Chine. Les manifestants ont déployé un drapeau de Des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin ont envahi lundi 1er juillet l’hémicycle du Parlement d’ Hongkong au jour de l’anniversaire de la

Car entre-temps, la société propriétaire du parking a rendu publics les enregistrements des caméras de sécurité. Rotatives, elles n’ont pas capturé le moment de la chute. Mais elles permettent de distinguer des mouvements. La police croit voir l’étudiant errer pendant 30 minutes avant de «tomber». Des opposants y voient une silhouette en pousser une autre. De quoi alimenter les suspicions.

Students pay tribute with flowers to Chow Tsz-lok, 22, a university student who fell during protests at the weekend and died early on Friday morning, at the Hong Kong University of Science and Technology, in Hong Kong, China November 8, 2019. REUTERS/Tyrone Siu © TYRONE SIU Students pay tribute with flowers to Chow Tsz-lok, 22, a university student who fell during protests at the weekend and died early on Friday morning, at the Hong Kong University of Science and Technology, in Hong Kong, China November 8, 2019. REUTERS/Tyrone Siu Rassemblement en hommage à Alex Chow Tsz-lok, devant l’université où il étudiait. Photo Tyrone Siu. Reuters

Une bombe à retardement

Au cours de la journée vendredi, la dalle de béton sur laquelle s’est écroulé Alex Chow Tsz-lok s’est couverte de fleurs blanches, déposées dans les larmes et en silence par des collégiens et riverains. Ailleurs dans le territoire en ébullition depuis plus de cinq mois pour protéger son autonomie contre la mainmise de Pékin, la colère a éclaté. «Ne jamais oublier, ne jamais pardonner», disait un énorme tag sur le campus où il étudiait. «Sa chute n’est pas un malheureux accident. C’est un homicide volontaire perpétré par la tyrannie et les forces policières», fustigeaient dans un communiqué des manifestants anonymes.

Ces dernières semaines, les autorités de Hongkong se sont arrogé de nouvelles prérogatives pour réprimer les protestations en invoquant des lois d’urgence et une loi antimasque. «Les tactiques déployées par la police sont de plus en plus alarmantes avec une apparente soif de représailles», s’inquiète dans un communiqué Amnesty International, qui appelle à une enquête indépendante sur la mort de l’étudiant. Une demande reprise massivement sur les réseaux sociaux, notamment par l’opposant Lo Kin-hei, vice-président du parti prodémocrate. «L’ambiance à Hongkong est comme une bombe à retardement, écrit-il sur Twitter. La police ment depuis cinq mois. Les Hongkongais ne croiront jamais que la police leur livrera la vérité.»

Feu et violences : les manifestants hongkongais tiennent toujours un campus assiégé .
La police de Hong Kong a annoncé qu'elle envisageait l'utilisation de «balles réelles» face aux «armes létales» utilisées contre elle durant les affrontements autour d'un campus devenu ces dernières heures la principale base arrière de la contestation pro-démocratie.Des heurts ont éclaté entre policiers et manifestants non loin de l'université polytechnique de Hong Kong

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