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Monde Chili: le président Piñera reste sourd aux appels des manifestants

06:20  09 novembre  2019
06:20  09 novembre  2019 Source:   rfi.fr

Au Chili, les manifestants continuent de mettre la pression sur le gouvernement

  Au Chili, les manifestants continuent de mettre la pression sur le gouvernement Des milliers de personnes étaient de nouveau réunies mardi soir pour protester contre les inégalités et demander de meilleurs services publics. Les manifestants ne sont pas satisfaits du nouveau gouvernement présenté lundi par le président Sebastian Piñera. Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine De nouveaux heurts ont éclaté dans les rues mardi soir, et la police a plusieurs fois empêché les manifestants de se déplacer sur la principale avenue de la capitale. Rendez-vous avait été donné près du palais présidentiel de la Moneda, mais le quartier était bouclé par la police.

Le président chilien Sebastian Piñera a annoncé jeudi 7 novembre une série de mesures contre les casseurs, près de trois semaines après le début Toutes prévoient un durcissement des sanctions. Le président de droite a également annoncé la création d'une équipe judiciaire chargée de poursuivre

À lire aussi : Le Chili de Piñera ébranlé par la crise sociale. Un tribunal de Santiago a accepté mercredi une plainte présentée contre le président Pinera en personne, pour sa responsabilité De la même manière que seront punis les manifestants à l'origine de saccages, pillages ou vandalisme sur

Une foule a de nouveau comblé la Plaza Italia à Santiago du Chili, le 8 novembr 2019 © REUTERS/Pablo Sanhueza Une foule a de nouveau comblé la Plaza Italia à Santiago du Chili, le 8 novembr 2019

Après plus de trois semaines de manifestations ininterrompues, la mobilisation ne faiblit pas au Chili. Plus de cent mille personnes étaient réunies vendredi encore à Santiago, la capitale, et dans plusieurs villes du pays, pour protester contre les inégalités et demander de profondes réformes sociales.

Avec notre correspondante à Santiago du Chili, Justine Fontaine

Le rassemblement faisait suite à des annonces du président Sebastian Piñera en matière de sécurité ce jeudi. Des mesures visiblement mal accueillies par les manifestants.

Après le retrait du Chili, l'Espagne accepte d'accueillir la COP25

  Après le retrait du Chili, l'Espagne accepte d'accueillir la COP25 L'Espagne organisera du 2 au 13 décembre la conférence internationale sur le climat, COP 25, après que le Chili a décidé de ne plus l'accueillir en raison des manifestations. C'est finalement l''Espagne qui accueillera début décembre la conférence internationale sur le climat, la COP25, a annoncé vendredi 1er novembre l'ONU. Le Chili avait renoncé, mercredi, à organiser l'événement en raison de la crise sociale qu'il traverse. "Nous sommes"Nous sommes heureux d'annoncer que le bureau de la COP a convenu que la #COP25 aura lieu du 2 au 13 décembre à Madrid en Espagne", a tweeté Patricia Espinosa, la responsable climat de l'ONU.

Mais, pendant ce temps, le président Sebastian Piñera savoure une pizza dans un restaurant huppé : cette image du chef de l’État, l’un des hommes les plus riches du Chili , cristallise la fracture sociale. Le Président avait qualifié le Chili "d’oasis" en Amérique latine quelques jours avant que n’éclate la

À lire aussi : Le Chili de Piñera ébranlé par la crise sociale. Après avoir commencé par réprimer la crise sociale, décrétant l'état d'urgence, faisant appel aux militaires et instaurant un couvre-feu, le président s'est dit mardi pour la première fois ouvert au dialogue.

Sous un grand drapeau aux couleurs du Chili, ou encore avec des fumigènes et des feux d'artifices, une immense foule de manifestants était rassemblée une nouvelle fois sur la Plaza Italia, dans le centre de Santiago. En marge de la manifestation qui se déroulait pacifiquement sur la place, un bâtiment d'une université privée a été incendié quelques centaines de mètres plus loin, et une église a été saccagée.

Ce jeudi, Sebastian Piñera avait annoncé une série de mesures notamment pour alourdir les peines contre les casseurs et les pilleurs. Il a aussi convoqué un conseil de sécurité nationale, une décision rare dans le contexte d'un mouvement social, et qui donne à de nombreux Chiliens le sentiment qu'ils ne sont pas écoutés par le gouvernement.

Mais ce vendredi les critiques sont aussi venues du propre camp du président Sebastian Piñera. À la sortie d'une réunion avec l'exécutif au palais de la Moneda, un député conservateur a appelé devant la presse à approfondir les mesures sociales. Le maire d'une commune défavorisée de la région de Santiago, lui aussi de droite, a affirmé que l'exécutif n'avait pas pris toute la mesure du problème.

Le président chilien est lui passé devant les journalistes sans répondre à leurs questions.

Le président chilien condamne les violences commises contre les manifestants .
Pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation qui secoue le pays, Sebastian Piñera a condamné les violences perpétrées par la police et l’armée. De plus en plus d’ONG dénoncent une répression qui a fait des milliers de blessés, dont certains garderont des séquelles à vie. D'un ton grave et solennel, le président chilien a décidé de prendre la parole dimanche soir lors d’un discours télévisé. Exprimant ses condoléances aux 22 familles qui ont perdu un proche durant ce mois de contestation durement réprimé, Sebastian Piñera a reconnu des abus de la part des forces de l’ordre.

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