Monde: Bolivie: Cochabamba craint l'arrivée de partisans d'Evo Morales - - PressFrom - France
  •   
  •   

Monde Bolivie: Cochabamba craint l'arrivée de partisans d'Evo Morales

08:05  14 novembre  2019
08:05  14 novembre  2019 Source:   rfi.fr

Nouveaux affrontements entre opposants et partisans de Morales en Bolivie

  Nouveaux affrontements entre opposants et partisans de Morales en Bolivie Malgré l’enquête en cours menée par l’Organisation des États américains sur le processus électoral après une présidentielle contestée, la tension ne retombe pas et les Boliviens sont plus divisés que jamais. Avec notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle Mercredi soir, des scènes de guérilla urbaine ont éclaté dans les rues du centre de La Paz. Les opposants, rassemblés, ont tenté de s’approcher du palais présidentiel, mais c’était sans compter les mineurs, partisans de l’actuel président.

A Cochabamba , le fief d ' Evo Morales , le calme est relatif. Les commerces de cette ville du centre du pays ont rouvert dans la matinée, les Ces soutiens viennent des tropiques de Cochabamba , une région productrice de coca, berceau de la lutte syndicale qui a mené Evo Morales au pouvoir à

Depuis plusieurs semaines, la Bolivie vit une véritable crise politique. Pour tenter d'apaiser les choses et à la demande de l'armée, le président Evo

Le calme est revenu à Cochabamba, mercredi, mais le nord de la ville s’est barricadé avant l’arrivée possible ce jeudi de partisans d’Evo Morales. © REUTERS/David Mercado Le calme est revenu à Cochabamba, mercredi, mais le nord de la ville s’est barricadé avant l’arrivée possible ce jeudi de partisans d’Evo Morales.

De nouveaux affrontements ont eu lieu à La Paz, mercredi, entre les partisans de l’ancien président et les forces de l’ordre, au lendemain de la proclamation d’une nouvelle présidente Jeanine Anez. La journée a en revanche été plutôt calme à Cochabamba. Mais le nord de la ville s’est barricadé avant l’arrivée possible, ce jeudi 14 novembre, de partisans d’Evo Morales venus des campagnes.

Avec notre envoyée spéciale à Cochabamba, Marie Normand

Bolivie: après des mutineries dans la police, Morales dénonce un coup d'État

  Bolivie: après des mutineries dans la police, Morales dénonce un coup d'État Le président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi un coup d'État « en cours » après les mutineries d'au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l'heure d'envoyer l'armée. Le président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi un coup d'État « en cours » après les mutineries d'au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l'heure d'envoyer l'armée. « SœursLe président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi un coup d'État « en cours » après les mutineries d'au moins trois compagnies de police, une rébellion contre laquelle le pouvoir exclut pour l'heure d'envoyer l'armée.

# Bolivie Des voitures blindées de l'armée se dirigent vers #ElAlto, où des milliers de partisans de Evo Morales avait auparavant fait savoir qu'il était visé par un mandat d'arrêt «illégal» en Bolivie , où le Des affrontements entre partisans et opposants d ' Evo Morales ont éclaté, notamment à La Paz.

Une partisane d ’ Evo Morales fait face à la police à La Paz, le 12 novembre. Natacha Pisarenko / AP. « La lutte continue », a promis M. Morales , pantalon noir et polo bleu ciel à son arrivée au Mexique, affirmant qu’il ne cesserait pas de « faire de la politique ».

Battes de base-ball ou barre de fer à la main, un groupe de jeunes discute, assis autour du rond-point de Cala Cala. Ce quartier du nord de Cochabamba est encore largement barricadé. Des barrages tenus par ce groupe qui se fait appeler Résistance juvénile Cochala et qui revendique 1 200 membres. Il s’est engagé depuis plus de trois semaines dans la lutte contre le pouvoir d’Evo Morales.

Des producteurs de coca en route

Depuis la démission du président, ces jeunes se sont donné comme mission de protéger leur ville. Ce mercredi soir, ils ont reçu des renforts venus de la capitale économique Santa Cruz. Leur objectif : empêcher les partisans de l’ancien président d’organiser un grand rassemblement à Cochabamba pour exiger le retour de leur leader. Ce sont surtout des producteurs de feuilles de coca, venus du Chapare tout proche, qui sont attendus.

Evo Morales annonce son départ pour le Mexique mais promet de revenir en Bolivie

  Evo Morales annonce son départ pour le Mexique mais promet de revenir en Bolivie Au lendemain de sa démission, Evo Morales a annoncé lundi soir sur Twitter qu'il partait pour le Mexique, pays qui lui a accordé l'asile politique. Il a cependant promis de revenir en Bolivie. Evo Morales, qui a annoncé dimanche sa démission de la présidence bolivienne, a déclaré dans la soirée de lundi 11 novembre être en route pour le Mexique où le gouvernement lui a accordé plus tôt dans la journée l'asile politique. "Frères et soeurs, je"Frères et soeurs, je pars pour le Mexique", a tweeté lundi peu après 21h30 heure locale (01h30 mardi) Evo Morales, qui a démissionné dimanche. "Ça me fait mal d'abandonner le pays pour des raisons politiques, mais je serai toujours attentif.

L'ex-président bolivien Evo Morales a promis mardi de poursuivre "la lutte", à son arrivée au Mexique qui lui a accordé l'asile politique après sa Les forces de l'ordre ont été déployées dans La Paz, tandis que des partisans d ' Evo Morales se concentraient sur la place San Francisco, non loin du Parlement.

Le Parlement, où les partisans d ’ Evo Morales sont majoritaires, doit siéger mardi pour entériner les démissions et nommer le remplaçant par intérim de celui qui présidait la Bolivie depuis 2006. Jeanine Añez, vice-présidente du Sénat et membre du parti d’opposition Unidad democratica

« Si les producteurs de coca viennent, si on en arrive à l’affrontement, ils vont faire face à la police, aux militaires, et nous, nous allons continuer à protéger ce point d’entrée, détaille Milena Soto, l’une des représentantes de Résistance juvénile Cochala. Nous savons qu’ils ne vont pas réussir à entrer dans la ville. Dans le cas extrême où ils y parviendraient, à la première alerte, nous allons nous organiser et sortir dans les rues à nouveau pour défendre notre peuple, nos voisins, les citoyens, et tenter de bloquer un peu leurs tentatives d’agression. On a des vidéos, des photos qui montrent qu’ils sont en train d’armer la population du Chapare. S’ils entrent dans la ville, ça va être une bataille sanglante. Parce que la police, cette fois, ne va pas répondre avec des gaz lacrymogènes. Cela peut tourner en une journée sanglante. Donc ce que nous voulons, c’est que cela n’arrive pas. »

Evo Morales espère un retour en Bolivie, son fief dans un calme précaire

  Evo Morales espère un retour en Bolivie, son fief dans un calme précaire Le président bolivien démissionnaire Evo Morales s'est dit, ce mercredi 13 novembre, prêt à rentrer dans son pays pour apaiser la situation. À Cochabamba, dans son fief du centre de la Bolivie, le calme est relatif, puisque ses soutiens espèrent marcher vers la capitale. « Si mon peuple le demande, nous sommes disposés à retourner (en Bolivie) pour apaiser la situation », a déclaré Evo Morales lors d'une conférence de presse à Mexico, où il a trouvé asile. « Nous reviendrons tôt ou tard », a-t-il aussi ajouté.Le président bolivien démissionnaire qui est arrivé la veille au Mexique, a aussi appelé à un « dialogue national » afin de résoudre la crise qui agite la Bolivie.

Des partisans d ' Evo Morales ont manifesté mardi à La Paz. Les complications ont commencé lorsque l’avion de l’armée de l’air mexicaine affrété pour Une fois dans l’espace aérien de la Bolivie , on leur a dit que l’autorisation qui venait de leur être accordée n’était plus valable. Ils ont donc dû rebrousser

En Bolivie , le président Evo Morales a annoncé dimanche à la télévision qu’il quittait ses fonctions. Une vague de contestation secoue le pays Les démissions d ' Evo Morales et de son vice-président jettent une ombre sur la gouvernance du pays dans l'attente des résultats d'un nouveau scrutin.

L’armée, qui avait tourné le dos à Evo Morales, dimanche, prévoit de bloquer deux routes d’accès à la ville. Les habitants de Cochabamba, qui pour la plupart, rêvent d’un retour à la normale après trois semaines de contestation et de violences, se préparent encore une fois à rester chez eux.

► À lire aussi : Bolivie : affrontements à La Paz au premier jour de la présidence par intérim

Calme précaire

Dans le reste de la ville, la place du 14 septembre, pratiquement déserte ces derniers jours, a retrouvé mercredi son animation et ses pigeons que sont venus nourrir Daniel et sa famille. « Tous les habitants de Cochabamba sont heureux de voir que la situation se normalise peu à peu. La ville est un peu moins silencieuse, déserte et dévastée que ces derniers jours. Beaucoup de gens ont souffert de la situation. Ca fait quasiment 21 jours qu’on n’était pas sortis de chez nous », raconte-t-il.

À côté d’eux, des paquets de graines pour les pigeons à ses pieds, Arminda Coliorana se réjouit de retrouver enfin ses clients. « Il n’y avait plus personne de peur des affrontements. Maintenant que ça s’est calmé, il y a un peu plus de vente sur la place », souligne-t-elle.

Un peu plus haut sur l’avenue du Prado, Carlos Miranda a timidement ouvert le rideau de son épicerie. « La situation à Cochabamba est toujours un peu instable, explique-t-il. Les partisans d’Evo Morales sont très amers, blessés. Ils ne laissent pas les choses se pacifier, comme nous l’espérons tous, pour recommencer à travailler, avoir une activité commerciale normale. » Carlos Miranda sait déjà qu’il ne travaillera pas ce jeudi de peur de nouveaux affrontements.

Bolivie : la présidente par intérim rejette une demande d'amnistie d'Evo Morales .
La présidente par intérim de la Bolivie a déclaré samedi qu'elle refuserait de promulguer un projet de loi ayant pour but d'amnistier l'ancien président Evo Morales, visé par une enquête pour "sédition" et "terrorisme". "Nous disons clairement que toute personne ayant commis des crimes, qui se moque des lois, qui a commis des abus ne sera pas amnistiée", a déclaré, samedi 23 novembre, la présidente par intérim de la Bolivie, Jeanine Añez. Cette"Nous disons clairement que toute personne ayant commis des crimes, qui se moque des lois, qui a commis des abus ne sera pas amnistiée", a déclaré, samedi 23 novembre, la présidente par intérim de la Bolivie, Jeanine Añez.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 4
C'est intéressant!