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Monde Niger : en plein désert, des éleveurs touaregs se reconvertissent à l'agriculture

20:05  14 novembre  2019
20:05  14 novembre  2019 Source:   msn.com

Des éleveurs saisissent la justice pour des troubles dus à des installations électriques

  Des éleveurs saisissent la justice pour des troubles dus à des installations électriques Ils mettent en cause l'installation d'une antenne relais, d'une ligne à haute tension, d'éoliennes, d'un parc photovoltaïque à proximité de leurs élevages. © afp.com/MIGUEL RIOPA Une douzaine d'éleveurs de plusieurs régions de France vont engager des procédures judiciaires pour faire reconnaître d'importants troubles, selon eux dus à des installations électriques Tous décrivent l'apparition subite de troubles du comportement chez leurs bêtes, une forte mortalité, des malformations...

A l’ouest d’Agadez, les Touaregs ont troqué leur dromadaires pour des pelles et des houes. Ils ne suivent plus les troupeaux, décimés, mais creusent des sillons.

  Niger : en plein désert, des éleveurs touaregs se reconvertissent à l'agriculture © Fournis par France Télévisions

Au nord du Niger, aux portes du Sahara, 5 000 familles d’éleveurs touaregs, dont le bétail a été décimé par la sécheresse ou les inondations, se sont reconverties en agriculteurs. Un projet né en 2015 et appelé Irhazer vise à rendre cultivables 750 hectares de terres stériles au cœur d’un désert hostile, pour y produire céréales, tubercules et fourrage, afin d'assurer la subsistance de 35 000 habitants. Aujourd'hui, oignons, pommes de terre, luzerne et blé poussent à 60 km d’Agadès.

Gap : des brebis tuées par un loup déposées devant la préfecture

  Gap : des brebis tuées par un loup déposées devant la préfecture Alors que le plafond des cent loups qui peuvent être abattus en France cette année est « presque atteint », des éleveurs des Hautes-Alpes souhaitent en tuer davantage. © LP/Jean Nicholas Guillo Le Parisien « Montrer à l’Etat la réalité de la prédation » : des éleveurs des Hautes-Alpes ont déposé mercredi une dizaine de brebis tuées par un loup la nuit précédente devant la préfecture à Gap. Cette « opération coup de poing » a été menée par une quinzaine de membres du syndicat d’exploitants agricoles FDSEA et par les Jeunes agriculteurs (JA), selon Edouard Pierre, secrétaire général des JA des Hautes-Alpes.

Un projet soutenu par la France

Le groupe français Orano (ex-Areva), qui exploite l'uranium depuis cinquante ans dans cette région, finance le projet et y a déjà injecté 6 milliards de francs CFA (9 millions d'euros). "C'est un grand défi lancé au désert. Le sol est argileux et rocailleux, ce n'était pas évident d'y faire germer quelque chose", explique à l'AFP Goumour Warzagane, un responsable d'Irhazer.

"L'objectif est d'assurer l'autosuffisance alimentaire pour la population et le bétail", a affirmé le ministre nigérien de l'Agriculture Albadé Abouba, lors d'une visite du site début novembre 2019.

En quatre ans, plus de 530 tonnes de luzerne et 107 tonnes de blé ont été récoltées. Ces deux produits, dont la tonne se négocie entre 250 et 300 000 FCFA (entre 380 et 450 euros) sur les marchés, étaient auparavant hors de portée pour ces éleveurs très pauvres. Le blé est consommé par les producteurs sous forme de couscous, de pain ou de pâtes, et ce qui reste est vendu. "La luzerne est surtout cultivée ici, parce qu'on est en zone d'élevage et elle est très riche en protéines. Quand les animaux la consomment, on a de la bonne viande et beaucoup de lait", essentiel au repas des nomades, explique Bila Sabit, un autre responsable du projet.

Niger : en plein désert, des éleveurs touaregs se reconvertissent à l'agriculture

  Niger : en plein désert, des éleveurs touaregs se reconvertissent à l'agriculture A l’ouest d’Agadez, les Touaregs ont troqué leur dromadaires pour des pelles et des houes. Ils ne suivent plus les troupeaux, décimés, mais creusent des sillons. © Fournis par France Télévisions Au nord du Niger, aux portes du Sahara, 5 000 familles d’éleveurs touaregs, dont le bétail a été décimé par la sécheresse ou les inondations, se sont reconverties en agriculteurs. Un projet né en 2015 et appelé Irhazer vise à rendre cultivables 750 hectares de terres stériles au cœur d’un désert hostile, pour y produire céréales, tubercules et fourrage, afin d'assurer la subsistance de 35 000 habitants.

Pourtant, on disait qu'il était impossible de faire travailler la terre par des éleveurs

Bila Sabit du projet Irhazer

à l'AFP

Les rendements sont bons, mais le grand souci c'est le manque crucial d'eau pour irriguer les pépinières. Depuis une dizaine d'années, les sécheresses sont de plus en plus fréquentes, mais aussi les inondations, en raison des changements climatiques. "Dans quelques mois, la température atteindra 50 degrés à l'ombre. Il faut trouver un système d'irrigation approprié pour réduire au maximum l'évaporation et l'infiltration de l'eau", explique le ministre de l'Agriculture. Les quatre forages qui fournissent actuellement l'eau ne suffisent plus. Il faut en construire de nouveaux et il faut importer de nouvelles techniques d'irrigation, comme le goutte-à-goutte pour réguler l'eau qui s'évapore rapidement à cause de la chaleur.

"C'est une vraie révolution : si l'élevage tombe en panne, nous avons désormais l'agriculture comme deuxième chance pour survivre", estime le producteur Agali Mahaman. "C'est une question de vie ou de mort : le désert est impitoyable !" Grâce au projet Irhazer, la situation des éleveurs-agriculteurs s'est améliorée : ils se nourrissent mieux, ils ont plus d'argent pour payer la scolarité des enfants et ne sont plus obligés de vendre leurs quelques bêtes.

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  Madagascar et la Côte d’Ivoire débutent à domicile / Qualifs CAN 2021 La 1ere journée des éliminatoires de la CAN 2021 se termine ce samedi, avec les rencontres du groupe K qui voient les deux récents quart-finalistes de l'édition 2019, Madagascar et la Côte d'Ivoire, recevoir, respectivement l'Ethiopie et le Niger.La 1ere journée des éliminatoires de la CAN 2021 se termine ce samedi, avec les rencontres du groupe K qui voient les deux récents quart-finalistes de l'édition 2019, Madagascar et la Côte d'Ivoire, recevoir, respectivement l'Ethiopie et le Niger.

Une vraie révolution

Ce projet est aussi "dédié à la réduction de l'émigration". Il "doit occuper les jeunes, sinon ils vont s'occuper d'eux-mêmes en migrant, en devenant des bandits coupeurs de routes ou des jihadistes en herbe", prévient M. Abouba, qui fut également ministre de l'Intérieur.

Pour renouer avec leur ancienne activité, les exploitants demandent la création d'un volet pastoral, afin d'obtenir des aides pour acheter des chèvres et des moutons. En 2009, 40 000 têtes de bétail avaient été décimées par les inondations dans la région d'Agadez. Ultime défi, après 2020, Orano cessera son financement. Le projet Irhazer devra voler de ses propres ailes, grâce aux "redevances" versées par les exploitants après la vente de leurs récoltes, qui sont déposées sur un compte bancaire.

Nigeria: la fermeture des frontières pourrait être prolongée jusqu'à fin janvier .
Cela fait tout juste trois mois que le Nigeria a décidé de fermer ses frontières, invoquant une mesure pour lutter contre les trafics et la contrebande. Une situation qui impacte particulièrement les économies des pays voisins, notamment celles du Bénin et du Niger. Des échanges diplomatiques ont lieu régulièrement, depuis plusieurs semaines, pour mettre fin à la fermeture des frontières qui représente un manque à gagner important pour les voisins du Nigeria. La semaine dernière, le ministre nigérien des Finances estimait la baisse des recettes à environ 40 milliards de francs CFA.

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C'est intéressant!