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Monde Mali : 24 soldats et 17 djihadistes tués après une embuscade imputée aux terroristes

12:15  19 novembre  2019
12:15  19 novembre  2019 Source:   lexpress.fr

CAN-2021 : calendrier et résultats des éliminatoires

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Les forces maliennes et nigériennes ont été attaquées lors d'une patrouille. Une centaine de suspects "terroristes" ont tout de même pu être arrétés dans les combats.

Une nouvelle attaque attribuée aux djihadistes a coûté la vie à 24 soldats maliens lundi 18 novembre 2019 dans l'est du Mali. © afp.com/ALAIN JOCARD Une nouvelle attaque attribuée aux djihadistes a coûté la vie à 24 soldats maliens lundi 18 novembre 2019 dans l'est du Mali.

Une nouvelle attaque attribuée aux djihadistes a coûté la vie à 24 soldats maliens lundi dans l'est du Mali, a indiqué l'armée malienne alors même que la France annonçait de lourdes pertes infligées à ces djihadistes en novembre.

Les "terroristes" (les djihadistes dans le vocabulaire de l'armée malienne) ont eux-mêmes perdu 17 hommes, tués dans les combats de lundi, et une centaine de "suspects" ont été capturés, a dit l'armée malienne sur les réseaux sociaux.

Au Mali, les corps de 13 soldats découverts après une attaque jihadiste

  Au Mali, les corps de 13 soldats découverts après une attaque jihadiste Les corps de treize soldats maliens portés disparus ont été découverts jeudi, après l'attaque d'une patrouille par des jihadistes en début de semaine, près de la frontière nigérienne. Le bilan de l'opération s'établit désormais à 43 morts. Le bilan s'alourdit au Mali. L'armée a découvert, jeudi 21—novembre, les corps de treize de ses soldats, portés disparus après l'attaque de lundi à Tabankort, près de la frontière nigérienne, ce qui porte à 43 le nombre de victimes de cette opération attribuée à des jihadistes, selon des sources sécuritaires maliennes.

Dégradation continue de la sécurité

Auparavant, l'armée française avait annoncé la mort ou la capture d'une trentaine de djihadistes en novembre, lors d'une vaste opération conjointe avec les forces burkinabé, maliennes et nigériennes aux confins du Burkina Faso et du Mali et lors d'une autre opération des seuls commandos français dans l'est du Mali samedi. Un soldat français a été gravement blessé en opération samedi, a-t-elle dit.

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L'attaque de lundi constitue un coup dur de plus pour l'armée malienne après la mort d'une centaine de soldats dans deux attaques djihadistes en un mois cet automne dans les mêmes confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. C'est aussi une illustration supplémentaire de la dégradation continue de la sécurité qui alarme la communauté internationale dans cette région et plus largement au Sahel.

Le Mali et le Burkina expriment leur solidarité avec la France

  Le Mali et le Burkina expriment leur solidarité avec la France Le gouvernement du Mali et le président du Burkina Faso, deux pays où opère Barkhane, ont exprimé mardi leur solidarité avec la France après la mort de treize soldats français."Le Mali est aux côtés de la France dans cette épreuve qui endeuille nos deux armées", a dit sur les réseaux sociaux le porte-parole du gouvernement malien et ministre de la Communication Yaya Sangaré.

Depuis leur apparition dans le nord du Mali en 2012, les violences djihadistes se sont propagées vers le centre du pays et au Burkina et au Niger voisins, malgré la présence des forces françaises (Barkhane), régionales (force conjointe du G5 Sahel comprenant le Mali, le Burkina, le Niger, la Mauritanie et le Tchad) ou de l'ONU (Minusma). D'aucuns doutent de l'efficacité des armées nationales et de ces forces étrangères face à cette propagation.

Le même jour, le Premier ministre français Édouard Philippe a appelé depuis le Sénégal, frontalier du Mali, à ne laisser "aucune chance, aucune prise" aux djihadistes du Sahel.

Vers un commandement unique?

Les présidents mauritanien et sénégalais Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et Macky Sall ont réclamé de concert, lors du même forum international consacré à la sécurité près de Dakar, un mandat renforcé pour les forces combattant au Sahel.

Soldats tués au Mali : un hommage et de premiers éléments

  Soldats tués au Mali : un hommage et de premiers éléments Lors d'une opération de combat dans l'Est du pays, deux hélicoptères se sont écrasés après être entrés en collision. Il s'agit de la perte la plus lourde pour l'armée française depuis des décennies. Lundi soir, dans le nord-est du Mali, treize soldats français sont morts dans un accident, le plus grave depuis le début de la guerre en 2013 et l’un des incidents, toutes causes confondues, les plus meurtriers depuis des décennies. Lors d’une opération de combat, deux hélicoptères se sont percutés entre Gao, la grande ville de la région, et Ménaka, à quelque 200 kilomètres à l’est.

Entre les forces maliennes et étrangères, "pas moins de 30 000 hommes (se trouvent) sur un terrain qui est pris en otage par une bande d'individus. Y a un problème. Pourquoi nous ne sommes pas capables de régler ce problème?" a demandé le président sénégalais, dont le pays participe à la Minusma. Il a envisagé le placement des forces étrangères sous un commandement unique.

Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe lundi contre les djihadistes quand une patrouille a été attaquée à Tabankort, a dit l'armée malienne. Les forces maliennes "déplorent 24 morts, 29 blessés et des dégâts matériels. Côté ennemi l'on dénombre 17 terroristes tués, une centaine de suspects appréhendés", a-t-elle rapporté.

Les prisonniers sont aux mains des forces nigériennes, a-t-elle dit. Dans un précédent communiqué, l'armée malienne a indiqué avoir reçu le soutien de la force française anti djihadiste Barkhane dans la contre-offensive contre les djihadistes.

Une violence multiforme

La version des faits livrée par l'armée malienne peut difficilement être recoupée. Les zones en question sont quasiment inaccessibles sans s'exposer gravement. Tabankort est une zone connue pour le trafic de drogue. La violence au Mali est aussi multiforme, alimentée par de nombreux trafics.

"Ils nous manquent déjà" : l'hommage d'un général aux militaires morts au Mali

  Le général Pierre-Joseph Givre, commandant de la 27e Brigade d'infanterie de montagne (BIM), comptait dans ses rangs six des treize militaires tués ce mardi au Mali. © afp.com/Daphné BENOIT Un soldat français participant à l'opération Barkhane, le 27 mars 2019 au Mali. (illustration) Il y a "beaucoup d'émotion parce que ce sont nos frères d'armes", a déclaré ce mardi le général Givre. Commandant de la 27e Brigade d'infanterie de montagne (BIM), il a perdu six hommes dans la collision d'hélicoptère qui a engendré la mort de treize militaires au Mali.

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Auparavant, l'état-major français avait indiqué que 24 djihadistes avaient été tués ou capturés lors de l'opération appelée Bourgou 4 et impliquant des armées de la région et la force Barkhane pendant deux semaines en novembre aux confins du Burkina et du Mali.

Par ailleurs samedi, au petit matin, les commandos de Barkhane soutenus par des hélicoptères Tigre ont "mis hors de combat cinq terroristes" lors de l'attaque d'un campement dans la région d'Indelimane, "dans la zone d'évolution de l'État islamique au grand Sahara (EIGS)", a dit l'état-major dans un autre communiqué.

"Un des commandos a été grièvement blessé" et évacué, puis rapatrié, dit le communiqué sans plus de précision sur ses blessures.

Militaires morts au Mali: l'organisation État Islamique affirme avoir causé la collision .
Le groupe djihadiste assure avoir forcé l'un des appareils à battre en retraite après une embuscade. © afp.com/Pascal GUYOT L'organisation État Islamique affirme avoir causé la collision d'hélicoptères qui a entraîné la mort de 13 soldats français au Mali, le 25 novembre.

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