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Monde Liban: report sine die d'une session parlementaire sous la pression de la rue

20:01  19 novembre  2019
20:01  19 novembre  2019 Source:   rfi.fr

Liban : l’ex-ministre Mohamad Safadi renonce à devenir Premier ministre

  Liban : l’ex-ministre Mohamad Safadi renonce à devenir Premier ministre La pression de la rue a amené l’homme d’affaires et ancien ministre Mohamad Safadi à renoncer à tenter de former un gouvernement.Dans un communiqué, Safadi, richissime homme d’affaires de 75 ans, a jugé difficile de former un gouvernement « harmonieux » dans les circonstances actuelles, disant espérer que le Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri, soit reconduit à son poste.

Les manifestants libanais ont réussi à empêcher la tenue d'une session parlementaire contestée ce mardi 19 novembre 2019. © REUTERS/Aziz Taher Les manifestants libanais ont réussi à empêcher la tenue d'une session parlementaire contestée ce mardi 19 novembre 2019.

Au Liban, une session parlementaire contestée est encore une fois reportée, faute de quorum et face à la rue toujours mobilisée. Cette session doit en effet être consacrée à plusieurs projets de loi controversée.

Avec notre correspondante au Liban, Laure Stephan

Les Libanais, qui protestent depuis plusieurs semaines maintenant, ont réussi à bloquer les accès au Parlement dans le centre de la capitale libanaise pendant toute la matinée. Pour les manifestants, qui se sont réunis depuis ce mardi matin aux abords du Parlement, le report sine die de la séance est considéré comme une petite victoire.

Liban : la séance parlementaire controversée est reportée

  Liban : la séance parlementaire controversée est reportée L'examen par le Parlement libanais de plusieurs projets de lois controversés a été reporté sine die, a indiqué mardi un responsable. Des manifestants en colère ont empêché les députés de rejoindre l'assemblée. La tension est vive aux abords du Parlement libanais, mardi 19 novembre. Des échauffourées ont éclaté tôt dans la matinée entre la police anti-émeutes et un groupe de manifestants qui tentaient de retirer un barrage de barbelés, des coups de feu ont été entendus et deux voitures officielles ont été contraintes de faire demi-tour près du Parlement. Conséquence : la session parlementaire exceptionnelle a été reportée sine die.

Pour cela, des protestataires ont les routes et empêché les députés d’accéder au Parlement. D’autres ont exprimé leur colère en tapant contre des casseroles ou des poteaux métalliques, une cacophonie qui a résonné pendant plusieurs heures dans le centre-ville.

Il y a eu des moments de tension. Le garde du corps d’un député a tiré en l’air pour repousser la foule d’un convoi et partout la police anti-émeute était déployée en force, derrière des barbelés.

Une loi toujours pas abandonnée

Pour les manifestants, la mobilisation doit se poursuivre. C’est l’examen par les députées d’une loi d’amnistie que les protestataires contestaient. Cette loi n’est d’ailleurs toujours pas abandonnée, selon un responsable du Parlement.

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En plus des accès bloqués, plusieurs partis politiques avaient annoncé leur boycott. Des partis qui sont pour la majorité des adversaires du président Michel Aoun et du Hezbollah. À la contestation populaire se dresse donc maintenant un bras de fer politique au sein de la classe dirigeante.

Au Liban, des partisans du Hezbollah attaquent des manifestants à Beyrouth .
Des heurts ont éclaté, dans la nuit de dimanche à lundi à Beyrouth, entre les manifestants antigouvernementaux et des partisans du Hezbollah et d'Amal, les deux mouvements chiites libanais, obligeant l'armée à s'interposer pour calmer la situation. Des partisans des deux puissants mouvements chiites Hezbollah et Amal ont attaqué, dans la nuit de dimanche à lundi à Beyrouth, au Liban, des manifestants antigouvernementaux qui avaient bloqué l'unantigouvernementaux et des partisans du Hezbollah et d'Amal, les deux mouvements chiites libanais, obligeant l'armée à s'interposer pour calmer la situation.

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