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Monde Deux ans après la chute de Mugabe, son héritage économique pèse sur le Zimbabwe

04:05  21 novembre  2019
04:05  21 novembre  2019 Source:   rfi.fr

CAN 2021 – Eliminatoires : Le programme des deux premières journées

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Il y a deux ans , l’ex-président Robert Mugabe était contraint de quitter le pouvoir laissant un pays divisé politiquement et à genou L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe , en juillet 2018. Et l' héritage économique de Robert Mugabe encombre depuis deux ans son successeur.

Deux ans après le départ de Robert Mugabe , le Zimbabwe s'enfonce dans une crise économique sans fin et toute critique Les tensions sociopolitiques sont d'autant plus fortes que le Zimbabwe traverse aujourd'hui l'une de ses pires crises économiques , avec une inflation à près de 300%.

L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe, en juillet 2018. © AFP/Jekesai Njikizana L'ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe, en juillet 2018.

Il y a deux ans, l’ex-président Robert Mugabe était contraint de quitter le pouvoir laissant un pays divisé politiquement et à genou économiquement. Depuis, son successeur Emmerson Mnangagwa tente de relancer l’économie, mais les succès ne sont pas au rendez-vous. En inflation et pénurie, les Zimbabwéens se débattent dans les difficultés.

Il y a des héritages dont on se débarrasse difficilement. Et l'héritage économique de Robert Mugabe encombre depuis deux ans son successeur. Rompant avec deux décennies de défiance envers les investisseurs étrangers, Emmerson Mnangagwa a décrété que son pays était « open for business », ouvert aux affaires.

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Malgré les efforts et la volonté du président Mnangagwa, comment expliquer l’instabilité économique du pays ? Deux ans après le départ forcé de Robert

Le 21 novembre 2017, Robert Mugabe mettait fin, sous la pression de l’armée et de la rue, à 29 ans de pouvoir autocratique. Il laissait derrière lui un pays exsangue et ruiné. Un an après , le pays peine à sortir du gouffre et la population déchante.

Mais en matière économique, les incantations ne suffisent pas toujours. En 2018, moins de 800 millions de dollars d'investissements étrangers sont entrés. Il est vrai que le climat économique n'est guère incitatif. En octobre l'inflation atteignait déjà plus de 300%. Le gouvernement n'arrive pas à stabiliser la monnaie, dépensant toujours plus que ce qu'il ne gagne.

Pour stabiliser les finances et donc la monnaie, il faudrait l'aide massive de la Banque mondiale et du FMI. Mais Harare vient à peine de renouer le dialogue avec ces institutions, et la confiance mettra du temps à revenir.

Certes, le pays a des circonstances atténuantes : cyclone Idai en mars, sécheresse ensuite. Les récoltes sont en berne et les barrages hydroélectriques à sec, provoquant une crise énergétique. 2,5 millions de Zimbabwéens ont faim selon l'ONU.

PIB reculera cette année de 6,5%. Dans une récente adresse à la nation, le président semblait démuni, en appelant ses compatriotes « à la patience et à l'unité ».

La famine menace le Zimbabwe .
Les Nations unies tirent la sonnette d’alarme concernant la situation alimentaire du Zimbabwe. Le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation vient de passer dix jours dans le pays et son bilan est sans appel. Selon Hilal Elver, des Nations unies, 60% de la population zimbabwéenne ne peut plus se nourrir convenablement : « Les gens ne mangent plus trois fois par jour, il y a de la nourriture dans les supermarchés, mais les prix sont juste trop élevés, et les gens n’ont pas les moyens, même la classe moyenne. »En cause, selon elle, la sécheresse et la crise économique dans laquelle le pays s'enfonce : « Le pays traverse une crise économique très sérieuse.

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C'est intéressant!