•   
  •   

Monde Deux ans après la chute de Mugabe: les espoirs déçus des Zimbabwéens

18:15  21 novembre  2019
18:15  21 novembre  2019 Source:   rfi.fr

Deux ans après la chute de Mugabe, son héritage économique pèse sur le Zimbabwe

  Deux ans après la chute de Mugabe, son héritage économique pèse sur le Zimbabwe Il y a deux ans, l’ex-président Robert Mugabe était contraint de quitter le pouvoir laissant un pays divisé politiquement et à genou économiquement. Depuis, son successeur Emmerson Mnangagwa tente de relancer l’économie, mais les succès ne sont pas au rendez-vous. En inflation et pénurie, les Zimbabwéens se débattent dans les difficultés. Il y a des héritages dont on se débarrasse difficilement. Et l'héritage économique de Robert Mugabe encombre depuis deux ans son successeur. Rompant avec deux décennies de défiance envers les investisseurs étrangers, Emmerson Mnangagwa a décrété que son pays était « open for business », ouvert aux affaires.

Il y a deux ans , l’ex-président Robert Mugabe était contraint de quitter le pouvoir laissant un pays divisé politiquement et à genou En inflation et pénurie, les Zimbabwéens se débattent dans les difficultés. Et l'héritage économique de Robert Mugabe encombre depuis deux ans son successeur.

Le portrait du président zimbabwéen Robert Mugabe décroché le 21 novembre 2017 à Harare lors de son renversement. Sa chute avait suscité un immense espoir parmi la population, épuisée par des années de crise économique et la répression du régime.

L'ancien président du Zimbabwe, Robert Mugabe, aujourd'hui décédé. © REUTERS/Siphiwe Sibeko L'ancien président du Zimbabwe, Robert Mugabe, aujourd'hui décédé.

Il y a deux ans, la démission de Robert Mugabe avait été accueillie dans la liesse au Zimbabwe. Le départ du vieil autocrate, au pouvoir depuis près de quatre décennies, semblait la promesse d'une nouvelle ère. Quelques mois plus tard, l'élection contestée d'Emmerson Mnangagwa, ancien proche du président déchu, a douché les espoirs des Zimbabwéens.

Deux ans après le départ de Robert Mugabe, le Zimbabwe s'enfonce dans une crise économique sans fin et toute critique contre le pouvoir est sévèrement étouffée. En effet, les promesses d'ouverture politique et économique d'Emmerson Mnangagwa sont restées lettre morte.

Face à une grève des médecins, les Zimbabwéens s’en remettent à Twitter et WhatsApp pour se soigner

  Face à une grève des médecins, les Zimbabwéens s’en remettent à Twitter et WhatsApp pour se soigner Alors que la grève des médecins du service public au Zimbabwe entame sa 11e semaine, de part et d’autre du pays, des citoyens se tournent vers les réseaux sociaux : ils y cherchent des solutions au blocage d’accès aux soins médicaux et y organisent des cliniques mobiles. Les militants et les professionnels de la santé craignent que la situation ne mène à un énorme désastre sanitaire. Le secteur de la santé publique au Zimbabwe se détériore, alors qu’il était considéré comme l’un des plus performants du continent africain. Et pour cause : depuis le 3 septembre 2019, une grève des médecins du service public rend de plus en plus difficile l’accès aux soins.

Il y a deux ans , l’ex-président Robert Mugabe était contraint de quitter le pouvoir laissant un pays divisé En inflation et pénurie, les Zimbabwéens se débattent dans les difficultés. Il y a des héritages dont on Rompant avec deux décennies de défiance envers les investisseurs étrangers, Emmerson

Un an a passé depuis la chute de Robert Mugabe , et l'euphorie a fait place à la déception. L’argent liquide reste une denrée rare. Les Zimbabwéens sont toujours contraints de faire la queue pendant Les espoirs de liberté ont aussi été douchés par la violence des forces de sécurité qui ont ouvert le

Le pasteur Evan Mawarire, une figure de la contestation du temps de Robert Mugabe, affirme même que « plus de personnes ont été arrêtées ces deux dernières années que durant toute la présidence de l'ancien chef de l'État. » Une affirmation difficile à confirmer.

Mais les faits sont là : ce mercredi, la police armée de canon à eau a une nouvelle fois brutalement dispersé un rassemblement du Mouvement pour le changement démocratique, le principal parti d'opposition, dans la capitale Harare. Une scène qui se répète à chaque manifestation. Régulièrement précédées par l'enlèvement et la détention arbitraires de militants de la société civile.

Une économie exsangue

Les tensions sociopolitiques sont d'autant plus fortes que le Zimbabwe traverse aujourd'hui l'une de ses pires crises économiques, avec une inflation à près de 300%. Les conséquences sont dramatiques, notamment pour le système de santé, en ruine. Les médecins zimbabwéens, qui gagnent environ 150 dollars par mois, sont en grève depuis près de trois mois.

Pour tenter d'étouffer leur mouvement, le gouvernement a annoncé il y a deux semaines le licenciement de 211 médecins grévistes. Une méthode déjà appliquée par Emmerson Mnangagwa lors d'une grève des infirmières de l'hôpital public en 2018. Ces derniers mois, les Zimbabwéens ont dû se rendre à l'évidence : la chute de Robert Mugabe n'aura pas suffi à mettre fin à leurs souffrances.

La chute fatale du grimpeur américain Brad Gobright .
Le grimpeur américain Brad Gobright s'est tué mercredi après une chute alors qu'il descendait en rappel une face d'escalade dans le nord-est du Mexique.Les sauveteurs ont reçu un appel mercredi après-midi pour les alerter de la chute de Gobright, 31 ans, et d'un autre alpiniste Américain, Aidan Jacobson, 26 ans. Les deux hommes redescendaient de la voie dite du "Sentier lumineux" (El Sendero Luminoso), haute de 900 mètres et située sur le site du Potrero Chico, dans la municipalité de Hidalgo.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 0
C'est intéressant!