•   
  •   

Monde "Ils nous manquent déjà" : l'hommage d'un général aux militaires morts au Mali

22:05  26 novembre  2019
22:05  26 novembre  2019 Source:   lexpress.fr

Mali : 24 soldats et 17 djihadistes tués après une embuscade imputée aux terroristes

  Mali : 24 soldats et 17 djihadistes tués après une embuscade imputée aux terroristes Les forces maliennes et nigériennes ont été attaquées lors d'une patrouille. Une centaine de suspects "terroristes" ont tout de même pu être arrétés dans les combats. © afp.com/ALAIN JOCARD Une nouvelle attaque attribuée aux djihadistes a coûté la vie à 24 soldats maliens lundi 18 novembre 2019 dans l'est du Mali. Une nouvelle attaque attribuée aux djihadistes a coûté la vie à 24 soldats maliens lundi dans l'est du Mali, a indiqué l'armée malienne alors même que la France annonçait de lourdes pertes infligées à ces djihadistes en novembre.

" Ils nous manquent déjà ", a ajouté le général Pierre-Joseph Givre. Quant à l ' hommage à venir aux Invalides, le général Givre souhaiterait que cela se fasse "dans chaque garnison, car la cohésion se fait d'abord "Les familles des militaires morts vivent avec leur absence, mais ne s'en remettent pas".

Le général Pierre-Joseph Givre, commandant de la 27e Brigade d'infanterie de montagne (BIM), comptait dans ses rangs six des treize militaires tués ce mardi au Mali.

Un soldat français participant à l'opération Barkhane, le 27 mars 2019 au Mali. (illustration) © afp.com/Daphné BENOIT Un soldat français participant à l'opération Barkhane, le 27 mars 2019 au Mali. (illustration)

Il y a "beaucoup d'émotion parce que ce sont nos frères d'armes", a déclaré ce mardi le général Givre. Commandant de la 27e Brigade d'infanterie de montagne (BIM), il a perdu six hommes dans la collision d'hélicoptère qui a engendré la mort de treize militaires au Mali.

"Mais la guerre n'est pas un modèle mathématique et le risque zéro n'existe pas. C'est la prise de risque calculée et l'audace qui sauvent des vies", a-t-il souligné, exprimant son "émotion" après la disparition de ces "soldats d'élite". "Ils nous manquent déjà", a ajouté le général Pierre-Joseph Givre.

Soldats tués au Mali : un hommage et de premiers éléments

  Soldats tués au Mali : un hommage et de premiers éléments Lors d'une opération de combat dans l'Est du pays, deux hélicoptères se sont écrasés après être entrés en collision. Il s'agit de la perte la plus lourde pour l'armée française depuis des décennies. Lundi soir, dans le nord-est du Mali, treize soldats français sont morts dans un accident, le plus grave depuis le début de la guerre en 2013 et l’un des incidents, toutes causes confondues, les plus meurtriers depuis des décennies. Lors d’une opération de combat, deux hélicoptères se sont percutés entre Gao, la grande ville de la région, et Ménaka, à quelque 200 kilomètres à l’est.

"Nous n'avions plus que nos commandos là-bas"

La 27e BIM avait jusqu'à fin octobre 1500 soldats engagés au Sahel qui sont "tous rentrés", "nous n'avions plus que nos commandos là-bas". La Brigade compte 200 commandos qui se relaient par groupe de 40 par rotation de 4 mois. Ceux actuellement au Mali étaient arrivés fin septembre et "pour la plupart en étaient à leur 2e mandat voir 3e dans le Sahel". "Et les prochains se préparent à partir en janvier".

LIRE AUSSI>> Mali : ce que l'on sait sur l'accident d'hélicoptères qui a tué 13 militaires français

La 27e BIM a perdu six hommes, dont quatre du 4e régiment de chasseurs de Gap, dans les Hautes-Alpes, un du 93e régiment d'artillerie de montagne de Varces, en Isère, et un du régiment du génie de Saint-Christol, dans le Vaucluse.

Soldats français morts au Mali : «Je suis laminé, vidé», confie le père d’une victime

  Soldats français morts au Mali : «Je suis laminé, vidé», confie le père d’une victime Parmi les 13 militaires morts dans l’accident d’hélicoptères au Mali se trouvait le brigadier-chef Romain Salles de Saint-Paul. Enfant adopté, son père raconte un homme qui voulait rendre à la France. © AFP Le Parisien « Il voulait rendre à la France ce qu’elle lui a donné. » Né de parents inconnus à Bogotá il y a 35 ans, le brigadier-chef Romain Salles de Saint-Paul est mort lundi dans l’accident d’hélicoptères survenu lundi soir au Mali.

Sur les circonstances de l'accident, survenu lors d'un combat nocturne avec des accrochages au sol, "il semblerait que dans le cadre d'une manoeuvre d'évitement d'une zone réservée pour d'autres tirs il y ait eu l'abordage des hélicoptères". "C'est dans le cadre de la manoeuvre d'aéro-combat qu'a eu lieu la collision", a-t-il ajouté.

"On ne sort jamais indemne de la guerre"

Les autres commandos sur place "sont très touchés, comme nous tous mais eux le vivent, certains avaient vu leurs camarades partir. Et surtout, ce sont nos commandos de montagne qui ont sécurisé la zone et qui ont ramassé les corps de leurs camarades", a précisé le général.

Pour autant, "leur mission se poursuit. Ils se feront un devoir de la poursuivre. Il y a trop à faire!", a souligné l'officier, insistant sur l'attention portée "individuellement et collectivement" à ces soldats car "on ne sort jamais indemne de la guerre, même si on est très aguerri et formé".

Omar Sy rend hommage aux soldats tués au Mali

  Omar Sy rend hommage aux soldats tués au Mali L'acteur Omar Sy a rendu hommage sur Twitter aux 13 militaires français morts au Mali lundi soir dans un accident de deux hélicoptères. © Jean-Marc HAEDRICH/SIPA La classe politique a rendu hommage mardi aux 13 soldats Français morts au Mali la veille dans un accident d'hélicoptères. «Ces treize héros n'avaient qu'un seul but : nous protéger», a réagi Emmanuel Macron sur Twitter. Deux jours après le drame, c'est l'acteur Omar Sy qui a tenu à rendre hommage à ces hommes qui «ont perdu la vie au Mali pour la défense de nos libertés». «Ils sont un symbole de courage et d’engagement pour nous tous.

LIRE AUSSI>> Militaires français tués au Mali : la stratégie menée au Sahel dans l'impasse ?

Quant à l'hommage à venir aux Invalides, le général Givre souhaiterait que cela se fasse "dans chaque garnison, car la cohésion se fait d'abord avec les chefs de corps et les camarades, les familles connaissent les garnisons". À Gap, le colonel Nicolas de Chilly, chef de corps du 4e Régiment de chasseurs qui a perdu quatre de ses hommes, a pour sa part déclaré qu'il était toujours "très difficile de perdre des frères d'armes, des camarades, des amis pour certains qui donnent leur vie pour leur pays."

"Je suis forcément touché, quand un corps perd quatre de ses membres c'est forcément très douloureux et pour que les plaies se referment il faut un petit peu de temps, et on est dans ce temps-là", a-t-il ajouté. Le maire de Gap, Roger Didier, a annoncé à la presse la tenue en début de soirée devant l'hôtel de ville d'un hommage "en souvenir de ces quatre haut-alpins mais aussi aux autres soldats qui ont perdu la vie pour défendre notre pays".

Mali: existe-t-il des négociations avec les jihadistes? .
Le débat autour de l’ouverture de négociations avec les terroristes refait surface à Bamako depuis que plusieurs initiatives de dialogue avec les groupes radicaux ont été engagées dans le centre du pays. Le 22 novembre, le célèbre avocat Hassan Barry est entendu par la direction générale de la sécurité d’État. Les services secrets maliens le soupçonnent de complicité avec les terroristes. Il restera trois jours dans les locaux de la DGSE jusqu’à ce que sa profession réclame sa libération immédiate.Au moment de son incarcération, une vidéo diffusée par la chaîne d’information saoudienne Al-Arabya, enflamme les réseaux sociaux.

Thématique de la vidéo:

usr: 1
C'est intéressant!