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Monde Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson s'engage à revoir les libérations anticipées

20:20  30 novembre  2019
20:20  30 novembre  2019 Source:   france24.com

Attaque au couteau dans une rue commerçante de La Haye, "trois blessés"

  Attaque au couteau dans une rue commerçante de La Haye, Trois personnes ont été blessées dans une des rues les plus commerçantes de La Haye, pile pendant l'affluence du Black Friday."Attaque au couteau avec plusieurs blessés dans la GroteMarktstraat à La Haye. Services d'urgence sur place", a annoncé la police de la ville sur Twitter. Elle a ensuite précisé que trois personnes avaient été blessées.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson se rend sur les lieux de l'attentat, au lendemain de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes, à Londres, le 30 novembre 2019. © Simon Dawson, Reuters Le Premier ministre britannique Boris Johnson se rend sur les lieux de l'attentat, au lendemain de l'attaque terroriste qui a coûté la vie à deux personnes, à Londres, le 30 novembre 2019.

Au lendemain de l'attaque au couteau qui a coûté la vie à deux personnes à Londres, le Premier ministre britannique s'est engagé, samedi, à revoir le système des libérations anticipées. Le suspect, condamné pour terrorisme, était en liberté conditionnelle.

"Quand des gens sont condamnés à un certain nombre d'années en prison, ils devraient purger chaque année de cette condamnation", a déclaré, samedi 30 novembre, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, après s'être rendu sur les lieux de l'attaque au couteau survenue la veille, à Londres.

Qui était Usman Khan, l'assaillant qui a tué deux personnes à Londres ?

  Qui était Usman Khan, l'assaillant qui a tué deux personnes à Londres ? Celui qui a tué deux personnes vendredi à Londres se nommait Usman Khan. Il avait 28 ans et était un ex-prisonnier condamné pour terrorisme.D'après l'agence de presse PA, il avait été condamné à 16 ans de prison pour son appartenance à un groupe qui avait voulu commettre un attentat à la bombe à la Bourse de Londres, le London Stock Exchange, et établir un camp d'entraînement terroriste au Pakistan. Avant le début d'une réunion du comité de crise du gouvernement ("Cobra") dans la soirée, le Premier ministre Boris Johnson a dit avoir souligné "depuis longtemps" que "c'est une erreur de permettre aux criminels violents de sortir de prison de manière anticipée".

Ce dernier s'est engagé à revoir le système des libérations anticipées, suite à l'attentat qui a tué deux personnes. L'assaillant était un ex-prisonnier condamné pour terrorisme, qui était en liberté conditionnelle.

"Il ne fait aucun sens pour notre société de libérer de manière anticipée des personnes qui ont été condamnées pour des infractions terroristes, des crimes violents", a poursuivi Boris Johnson. "Je dis depuis longtemps que ce système ne marche tout simplement pas".

Le Premier ministre, qui a suspendu sa campagne après l'attaque, survenue à moins de deux semaines des élections législatives du 12 décembre, a également plaidé pour des peines plus lourdes en cas d'infractions violentes.

Il a assuré que les cas d'autres condamnés pour terrorisme libérés de manière anticipée étaient passés en revue, ajoutant : "un gros travail est abattu en ce moment pour s'assurer que le public est protégé".

Le groupe État islamique revendique l'attaque au couteau à Londres

  Le groupe État islamique revendique l'attaque au couteau à Londres Le groupe État islamique a affirmé ce samedi via son organe de propagande que l'attaque au couteau perpétrée vendredi 29 novembre à Londres a été commise par l'un de ses combattants. « L'auteur de l'attaque menée hier à Londres fait partie des combattants de l'EI », affirme Amaq, l'agence de propagande de l'organisation État islamique, dans un communiqué publié sur une chaîne du groupe sur l'application Telegram. Elle a été commise « en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale » qui lutte contre le groupe jihadiste, ajoute Amaq.

L'assaillant, de nationalité britannique et qui aurait agi seul, a été identifié par la police comme Usman Khan, âgé de 28 ans, condamné en 2012 pour des infractions terroristes et remis en liberté conditionnelle six ans plus tard.

"Après tout événement de ce genre, il doit y avoir - et il y a toujours - une évaluation complète et une tentative de tirer les leçons", a déclaré le secrétaire d'État chargé de la Sécurité, Brandon Lewis, sur la BBC.

"Condamnation à perpétuité"

Dans un communiqué, la commission des libertés conditionnelles a indiqué ne pas avoir été "impliquée" dans la libération du suspect "qui semble avoir été automatiquement libéré sous conditions comme le requiert la loi".

"Il y a de grandes questions auxquelles il faut répondre", a réagi Sadiq Khan, maire de Londres et membre du Parti travailliste, sur Sky news. "L'un des outils importants que les juges pouvaient utiliser pour traiter les cas de criminels dangereux et protéger le public était la condamnation à perpétuité", a-t-il poursuivi. "Ça leur a été retiré par ce gouvernement".

L'assaillant participait vendredi à une conférence organisée par l'université de Cambridge sur la réhabilitation des prisonniers, dans le Fishmongers' Hall, un bâtiment à l'extrémité nord du London Bridge à l'intérieur duquel l'attaque a commencé.

Mais, de quoi alimenter le débat, l'agence PA affirmait samedi que presque tous ces "héros" étaient des condamnés invités à la conférence, dont James Ford, condamné en 2004 à la perpétuité avec une durée de 15 ans d'emprisonnement minimum pour avoir égorgé sans mobile une jeune femme de 21 ans.

Avec AFP

Boris Johnson embarrassé par une photo d'enfant par terre dans un hôpital .
Une équipe de France 24 s'est rendue en Libye, un pays déchiré par la guerre civile depuis le renversement du colonel Muhammar Kadhafi en 2011, et plus encore ces huit derniers mois avec l'offensive lancée de l'Est libyen par les forces du maréchal Khalifa Haftar. Bien décidé à conquérir Tripoli, cet ancien dignitaire entré en disgrâce se pose en rempart contre les jihadistes - un nouveau Kadhafi disent de lui ses adversaires. Les combats autour de la capitale ont fait des centaines de morts et plus de 120 000 déplacés.

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usr: 1
C'est intéressant!