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Monde Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson accusé de politiser le drame

12:15  02 décembre  2019
12:15  02 décembre  2019 Source:   lexpress.fr

Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson s'engage à revoir les libérations anticipées

  Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson s'engage à revoir les libérations anticipées Au lendemain de l'attaque au couteau qui a coûté la vie à deux personnes à Londres, le Premier ministre britannique s'est engagé, samedi, à revoir le système des libérations anticipées. Le suspect, condamné pour terrorisme, était en liberté conditionnelle. "Quand des gens sont condamnés à un certain nombre d'années en prison, ils devraient purger chaque année de cette condamnation", a déclaré, samedi 30 novembre, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, après s'être rendu sur les lieux de l'attaque au couteau survenue la veille, à Londres.

ROYAUME-UNI - Boris Johnson s’en est violemment pris au Parti travailliste après l’attentat de Londres .

Au lendemain de l' attaque au couteau , revendiquée par l'organisation État islamique, qui a coûté la vie à deux personnes à Londres , le Premier ministre

Après l'attaque au couteau sur le London Bridge samedi, le Premier ministre britannique a souhaité revoir les peines d'emprisonnement des terroristes.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (g) et la ministre de l'Intérieur Priti Patel (d) arrivent sur les lieux de l'attentat qui a fait la veille deux morts, le 30 novembre 2019 à Londres © afp.com/Niklas HALLE'N Le Premier ministre britannique Boris Johnson (g) et la ministre de l'Intérieur Priti Patel (d) arrivent sur les lieux de l'attentat qui a fait la veille deux morts, le 30 novembre 2019 à Londres

À dix jours des législatives, certains y voient des manoeuvres politiques. L'engagement de Boris Johnson à instaurer des peines plancher et à abolir les libérations anticipées pour les personnes condamnées pour terrorisme lui vaut d'être accusé d'utiliser à des fins politiques l'attentat meurtrier de Londres commis par l'une d'elles.

Le groupe État islamique revendique l'attaque au couteau à Londres

  Le groupe État islamique revendique l'attaque au couteau à Londres Le groupe État islamique a affirmé ce samedi via son organe de propagande que l'attaque au couteau perpétrée vendredi 29 novembre à Londres a été commise par l'un de ses combattants. « L'auteur de l'attaque menée hier à Londres fait partie des combattants de l'EI », affirme Amaq, l'agence de propagande de l'organisation État islamique, dans un communiqué publié sur une chaîne du groupe sur l'application Telegram. Elle a été commise « en réponse aux appels à cibler les habitants des pays de la coalition internationale » qui lutte contre le groupe jihadiste, ajoute Amaq.

Boris Johnson s'est engagé dimanche à instaurer des peines plancher et à abolir les libérations anticipées pour les personnes condamnées pour terrorisme, engagement lui valant d'être accusé L' attaque au couteau a fait deux morts, Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, selon la police.

( Londres ) Boris Johnson s’est engagé dimanche à instaurer des peines plancher et à abolir les libérations anticipées pour les personnes condamnées pour ter Des bouquets de fleurs ont été déposés près du lieu de l’ attaque au couteau qui a fait deux morts vendredi au pont de Londres .

"Ce système doit prendre fin"

Le Premier ministre britannique a aussi annoncé l'examen des cas d'"environ 74" condamnés pour terrorisme ayant bénéficié d'une libération anticipée, mesure qui a mené à l'arrestation d'un homme de 34 ans à Stoke-on-Trent (centre), selon la police locale. Cet homme est "suspecté de préparer des actes terroristes" et d'avoir "violé les conditions de sa libération", mais "rien ne suggère qu'(il) était impliqué" dans l'attentat de London Bridge et il ne présentait "pas un risque immédiat pour la sécurité du public", a précisé la police des West Midlands.

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D'après la presse britannique, il s'agit de Nazam Hussain, condamné avec l'assaillant Usman Khan, 28 ans, pour des infractions terroristes en 2012. Dans son expédition meurtrière vendredi, ce dernier a poignardé Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, deux diplômés de l'université de Cambridge, lors d'une conférence de son programme de formation et de réhabilitation de prisonniers à laquelle il participait.

Attaque de Londres: Boris Johnson mis en difficulté dans une interview à la BBC

  Attaque de Londres: Boris Johnson mis en difficulté dans une interview à la BBC Le Premier ministre Boris Johnson est apparu lors de l’émission politique dominicale de la BBC, The Andrew Marr Show, ce dimanche. Une interview centrée sur l’attaque à London Bridge vendredi et le problème des libérations conditionnelles des criminels condamnés pour des actes terroristes. Néanmoins le face à face télévisé a ramené sur le devant de la scène la question des coupes budgétaires des gouvernement conservateurs et mis le chef du gouvernement, actuellement en campagne, en difficulté.

Accusé d 'utiliser les attentats de Londres à des fins politiques, Boris Johnson s'attire les foudres de ses Au surlendemain de l' attaque au couteau qui a fait deux morts vendredi sur le London Bridge, le Mais il s'est immédiatement attiré des critiques de ceux qui pensent qu'il veut utiliser le drame en

Au surlendemain de l' attaque au couteau qui a fait deux morts vendredi à London Bridge, le Premier ministre britannique a accusé les travaillistes aujourd'hui dans Sur la BBC, Boris Johnson a indiqué qu'"environ 74" autres condamnés pour terrorisme, qui ont bénéficié d'une libération anticipée comme

Boris Johnson a accusé les travaillistes - aujourd'hui dans l'opposition - d'être à l'origine d'une loi ayant permis sa libération anticipée automatique en 2018, six ans après sa condamnation pour des infractions terroristes.

"Ce système doit prendre fin", a plaidé le dirigeant conservateur dans une tribune publiée par le Mail on Sunday, en pleine campagne pour sa réélection aux élections anticipées du 12 décembre. "Si vous êtes condamné pour une infraction terroriste grave, il devrait y avoir une condamnation obligatoire minimum de 14 ans, et certains ne devraient jamais sortir", a-t-il poursuivi. "Pour toutes les infractions terroristes et extrémistes, la condamnation prononcée par le juge doit être effectivement purgée : ces criminels doivent purger chacun des jours de leur peine, sans exception".

"Politiser le drame"

De telles mesures auraient permis d'éviter l'attaque sanglante revendiquée par le groupe djihadiste État islamique, a assuré le Premier ministre. Mais il s'est immédiatement attiré les foudres de ceux qui pensent qu'il veut politiser le drame.

Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson veut une peine minimum de 14 ans de prison pour les terroristes

  Attaque au couteau à Londres : Boris Johnson veut une peine minimum de 14 ans de prison pour les terroristes Après l'attaque au couteau meurtrière à Londres, revendiquée par l'organisation État islamique, le Premier ministre britannique s'est de nouveau exprimé, dimanche, sa volonté de revoir le système des libérations anticipées. Le suspect, condamné pour terrorisme, était en liberté conditionnelle. "Pour toutes les infractions terroristes et extrémistes, la condamnation prononcée par le juge doit être effectivement appliquée : ces criminels doivent purger chacun des jours de leur peine, sans exception", a déclaré Boris Johnson, dimanche 1er décembre, dans la presse britannique, deux jours après l'attaque au couteau de Londres.

Boris Johnson s'est engagé dimanche à instaurer des peines plancher et à abolir les libérations anticipées pour les personnes condamnées pour AFP / Ben STANSALL Des fleurs près du London Bridge, le 1er décembre 2019, rendent hommage aux victimes de l' attaque au couteau du 29

Londres (AFP) - Boris Johnson s'est engagé dimanche à instaurer des peines plancher et à abolir les libérations anticipées pour les personnes condamnées Au surlendemain de l' attaque au couteau qui a fait deux morts vendredi à London Bridge, le Premier ministre britannique a accusé les travaillistes

La désapprobation la plus forte est venue de la famille de Jack Merritt. "Jack ne voudrait pas que cet événement terrible et isolé soit utilisé comme prétexte par le gouvernement pour introduire des peines encore plus draconiennes pour les prisonniers ou pour maintenir en prison des gens plus longtemps que nécessaire", a-t-elle souligné dans un communiqué.

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"Jack vivait selon ses principes, il croyait à la rédemption et à la réhabilitation, pas à la vengeance, et il prenait toujours parti pour les plus faibles", a-t-elle ajouté. Il voulait faire carrière "en aidant les personnes dans le système pénal".

Ex-étudiante de Cambridge animée par "une soif de savoir formidable", Saskia Jones voulait, elle, rejoindre la police, "désireuse de se spécialiser dans le soutien aux victimes" et "généreuse au point de toujours vouloir voir le meilleur chez les gens", a confié sa famille.

"Le meilleur des gars"

Le chef adjoint des libéraux-démocrates, Ed Davey, a mis en garde de son côté : "En plein milieu d'une élection, il ne faudrait pas capitaliser politiquement sur une tragédie, et c'est ce qu'il fait".

Royaume-Uni: Johnson multiplie les promesses pour assurer ses arrières

  Royaume-Uni: Johnson multiplie les promesses pour assurer ses arrières À une semaine des législatives au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson a promis jeudi 6 décembre de tourner la page du Brexit, baisser les impôts et durcir les règles d'immigration lors de ses 100 premiers jours au pouvoir en cas de victoire. Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix Les sondages placent invariablement en tête le parti conservateur mais Boris Johnson et ses stratégistes ne veulent prendre aucun risque, d’où ces engagements en rafale qui risquent d’être quotidiens jusqu’aux élections. Le Brexit ayant été l’axe principal de la campagne, le Premier ministre s’est à nouveau engagé à le réaliser sans faute fin janvier.

Boris Johnson s'est engagé dimanche à instaurer des peines plancher et à abolir les libérations anticipées pour les personnes condamnées pour Au surlendemain de l' attaque au couteau qui a fait deux morts vendredi à London Bridge, le Premier ministre britannique a accusé les travaillistes

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Pour le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, il ne faut "pas nécessairement" emprisonner les condamnés pour terrorisme en jetant la clé : "Cela dépend des circonstances". "Aucun gouvernement ne peut empêcher toutes les attaques" mais "le gouvernement peut agir pour rendre de tels actes terroristes moins probables", a-t-il argumenté ultérieurement lors d'un discours de campagne à York : l'accent doit être mis sur la police, les services de probation et sociaux.

Les hommages aux victimes se multipliaient aussi sur Twitter, notamment de la part du rappeur Dave, dont l'album Psychodrama, récompensé par le prestigieux Mercury Prize, est inspiré par la réhabilitation dont a bénéficié son frère emprisonné pour meurtre. "Jack Merritt était le meilleur des gars", a-t-il tweeté.

Selon l'université de Cambridge, un membre de son personnel figure également parmi les trois personnes blessées, dont l'une a pu quitter l'hôpital. Les deux autres restent hospitalisées "dans un état stable", a précisé la police. Le London Bridge, qui enjambe la Tamise dans le centre de Londres, avait déjà été le théâtre en 2017 d'un autre attentat revendiqué par Daesh, qui avait fait huit morts.

Boris Johnson embarrassé par une photo d'enfant par terre dans un hôpital .
Une équipe de France 24 s'est rendue en Libye, un pays déchiré par la guerre civile depuis le renversement du colonel Muhammar Kadhafi en 2011, et plus encore ces huit derniers mois avec l'offensive lancée de l'Est libyen par les forces du maréchal Khalifa Haftar. Bien décidé à conquérir Tripoli, cet ancien dignitaire entré en disgrâce se pose en rempart contre les jihadistes - un nouveau Kadhafi disent de lui ses adversaires. Les combats autour de la capitale ont fait des centaines de morts et plus de 120 000 déplacés.

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C'est intéressant!