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Monde En Algérie, de nombreux sympathisants du Hirak remis en liberté

21:00  02 janvier  2020
21:00  02 janvier  2020 Source:   rfi.fr

Les Algériens dans la rue pour le 45e vendredi du mouvement de contestation

  Les Algériens dans la rue pour le 45e vendredi du mouvement de contestation Ce 27 décembre était le 45e vendredi de contestation. Des dizaines de milliers d'Algériens ont de nouveau défilé dans les rues d'Alger, Constantine, Oran et une dizaine d'autres villes. Bien qu'importante, cette mobilisation a semblé inférieure à celle des semaines précédentes, aux journalistes de l'AFP sur place. « Tebboune dégage » entendait-on vendredi dans les rues d'Alger. Pour les manifestants, l'élection du 12 décembre n'a rien changé.« Tebboune dégage » entendait-on vendredi dans les rues d'Alger. Pour les manifestants, l'élection du 12 décembre n'a rien changé.

Libération de Lakhdar Bouregaa, âgé de 86 ans, ce jeudi 2 janvier 2020. © RYAD KRAMDI / AFP Libération de Lakhdar Bouregaa, âgé de 86 ans, ce jeudi 2 janvier 2020.

En Algérie, de nombreux sympathisants du Hirak, le mouvement de contestation né en février 2019, détenus pour certains depuis plusieurs mois, ont été remis en liberté provisoire ce jeudi 2 janvier. Des décisions surprises, selon le collectif d'avocats qui les défend.

Ils sont plusieurs dizaines, à avoir été remis en liberté provisoire, en attente de leurs procès, à Alger, mais aussi dans d'autres villes algériennes. La chaîne publique algérienne ENTV parle de 76 personnes sur l'ensemble du territoire, dont 51 dans la capitale.

Algérie: le chef d'état-major par intérim s'exprime pour la première fois

  Algérie: le chef d'état-major par intérim s'exprime pour la première fois Le chef d'état-major par intérim, Saïd Chengriha a pris la parole publiquement pour la première fois depuis la mort de son prédécesseur, le puissant général Ahmed Gaïd Salah. Saïd Chengriha s'est exprimé dans une réunion avec « les cadres du ministère de la Défense et de l'état-major de l'armée ». Des propos relayés dans un communiqué, en forme d'hommage à l'action des militaires. Alors que son prédécesseur avait pris l'habitude de s'adresserAlors que son prédécesseur avait pris l'habitude de s'adresser directement à la population après la destitution du président Bouteflika, c'est aux militaires que Saïd Chengriha est venu livrer son bilan de l'année.

Parmi les personnes concernées par ces mesures, aujourd'hui, il y a Lakhdar Bourgaa, ancien combattant de la guerre d'indépendance, âgé de 86 ans. Son arrestation, à la fin du mois de juin, avait entraîné une vague d'indignation, en raison de son âge, de sa santé fragile, et du respect qu'il suscite, auprès des contestataires.

Depuis, le portrait de cet homme, devenu une figure du mouvement, était brandi lors des manifestations hebdomadaires contre le pouvoir algérien. Son procès est fixé au 12 mars, selon l'un de ses avocats.

La libération des détenus était l'une des revendications des membres du Hirak. Elle intervient moins d'un mois après l'investiture du nouveau président, Abdelmadjid Tebboune. Les contestataires attendaient des gestes forts du nouveau président dont ils continuent à rejeter l'élection. Celui-ci leur avait tendu la main, les a appelés au dialogue, lors de sa victoire et de son investiture.

Des scènes de liesse ont eu lieu devant les prisons algériennes, et notamment devant le pénitencier d'Elharrache, en banlieue d'Alger. Kamel Nemmiche, membre du bureau national du Rassemblement actions Jeunesse (RAJ), dont plusieurs membres sont en prison estime que ces libérations ne sont qu'un début.

Pour le sociologue algérien Nacer Djabi, le geste est fort mais le chemin à parcourir reste long. Mais selon lui, le problème de la libération de la justice reste. Tout comme la libération du pays.

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En Algérie, le chef du bureau de la ligue algérienne des droits de l'homme à Oran, Kaddour Chouicha, a été ce jeudi libéré provisoirement, dans l'attente de son procès en appel reporté au 28 janvier. Kaddour Chouicha était détenu depuis début décembre, condamné en comparution immédiate pour « outrage et violences contre des fonctionnaires et institutions de l'État » et « exposition au regard du public de documents de nature à nuire à l'intérêtKaddour Chouicha était détenu depuis début décembre, condamné en comparution immédiate pour « outrage et violences contre des fonctionnaires et institutions de l'État » et « exposition au regard du public de documents de nature à nuire à l'intérêt national ».

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C'est intéressant!