•   
  •   

Monde Rassemblements étudiants, axes routiers coupés : nouvelle journée de colère au Liban

15:05  14 janvier  2020
15:05  14 janvier  2020 Source:   france24.com

Contestation au Liban: de nouveaux heurts et de nombreuses arrestations

  Contestation au Liban: de nouveaux heurts et de nombreuses arrestations Le Liban connaît un mouvement de contestation sans précédent depuis trois mois. Mercredi, les banques ont été de nouveau la cible de la colère populaire. Des dizaines d'arrestations ont eu lieu ces dernières 48 heures. Le mouvement de contestation contre le gouvernement se poursuit au Liban. Des violences ont éclaté mercredi soir et pour la deuxième soirée de suite, entre manifestants et forces de l’ordre. ► À lire aussi: « Semaine de la colère », des affrontements font une vingtaine de blessésLa colère populaire s'exprimait à nouveau contre les banques.

Tout est parti de l’annonce - annulée depuis - d’une nouvelle taxe sur les appels effectués via WhatsApp, application très utilisée au Liban . Après plusieurs nuits de rassemblements géants et festifs dans différentes villes du pays, des barricades dressées par les manifestants étaient toujours

Explication de vote du groupe Rassemblement -les Républicains – MPC – Séance publique du 19 mars 2019 Projet de loi du pays portant modification de C’est souhaiter une solution partagée dans la France pour la Nouvelle -Calédonie, C’est partager la passion de la France. L’histoire de notre

Des manifestants libanais brûlent des pneus lors d'une manifestation contre le gouvernement à Tripoli, au nord du pays, le 14 janvier 2020, pour dénoncer l'impasse politique et une crise économique paralysante. © Ibrahim Chalhoub, AFP Des manifestants libanais brûlent des pneus lors d'une manifestation contre le gouvernement à Tripoli, au nord du pays, le 14 janvier 2020, pour dénoncer l'impasse politique et une crise économique paralysante.

Les Libanais sont retournés dans la rue, mardi, pour protester contre le retard que prend la formation d'un nouveau gouvernement et dénoncer, une fois encore, la crise économique. Les axes routiers sont coupés dans plusieurs villes du pays et des pneus incendiés.

90e jour de contestation au Liban. À Beyrouth, Tripoli ou Hasbaya, des manifestants anti-gouvernementaux sont redescendus dans la rue, mardi 14 janvier, sous le slogan "la semaine de la colère". Ils réclament depuis le 17 octobre le départ de la classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence et appellent à formation immédiate d'un gouvernement de technocrates indépendants des partis au pouvoir

Liban: dans les banques, les clients se désespèrent d'obtenir des dollars

  Liban: dans les banques, les clients se désespèrent d'obtenir des dollars Trois mois après le début des manifestations, le Liban – troisième pays le plus endetté au monde, est en proie à une crise économique sans précédent. En quelques semaines, la monnaie locale a perdu près de 40% de sa valeur et pour éviter la catastrophe les banques limitent les retraits en dollars – l’autre monnaie du pays – Une mesure qui ne fait qu’attiser la colère des Libanais. Avec notre correspondante à Beyrouth, Chloé Domat Il faut seAvec notre correspondante à Beyrouth, Chloé Domat

Le Liban de nouveau paralysé. En début de journée , responsables militaires et forces de sécurité s'étaient concertés pour trouver le moyen Dans la soirée, un rassemblement regroupant des milliers de personnes se poursuivait sans incident à Tripoli, ainsi qu'à Beyrouth et dans plusieurs autres villes.

PARIS - Rassemblement d’une centaine de policier devant le commissariat du 1er arrondissement. L'association MPC (Mouvement des policiers en colère ) a pour sa part appelé à un autre rassemblement le même jour en fin d'après-midi porte de Bagnolet à Paris.

Le Liban est sans gouvernement depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri, tandis qu'un nouveau cabinet peine à voir le jour depuis la désignation, le 19 décembre, du nouveau Premier ministre Hassan Diab. La situation économique et financière, quant à elle, reste précaire et n'a eu de cesse de se dégrader ces dernières semaines.

Axes routiers coupés

À Tripoli, Jdeideh ou Habsaya, des étudiants ont organisé des sit-in. Plusieurs axes routiers ont également été coupés à l'aide de bennes d'ordures et de pneus brûlés, selon des chaînes locales. Des colonnes de fumées provenant de pneus brûlés étaient visibles sur plusieurs axes routiers du pays.

"Nous avons recommencé à fermer des routes parce que nous n'en pouvons plus", déplore Laila Youssef, une manifestante de 47 ans à Jdeideh, dans la banlieue nord de Beyrouth. "Ce que nous gagnons aujourd'hui ne suffit même pas pour acheter les produits de base", affirme cette mère de trois enfants.

Ces dernières semaines, les banques ont imposé des plafonds aux retraits, provoquant l'ire des déposants et des querelles, parfois musclées, dans certains établissements. Par ailleurs, une dévaluation d'environ 40 % de la monnaie nationale sur le marché parallèle a provoqué un bond des prix.

La Banque mondiale a averti en novembre que la moitié de la population pourrait sombrer dans la pauvreté. Le pays croule sous une dette avoisinant les 90 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PIB.

Avec AFP

Liban: les tensions se multiplient entre les banques et leurs clients .
Plus un jour ne passe sans que des incidents n’éclatent à l’intérieur d’agences bancaires entre des clients en colère et des employés partout au Liban. Les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises pour rétablir l’ordre ces trois derniers jours. Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh Depuis trois mois, les banques libanaises imposent de sévères restrictions pour tout retrait en devises. Il y a quelques jours, les mesures ont été durcies : même les retraits en livres libanaises sont désormais rationnés.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 1
C'est intéressant!