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Monde Human Rights Watch dénonce une offensive inédite de la Chine contre les droits humains

01:10  15 janvier  2020
01:10  15 janvier  2020 Source:   lexpress.fr

Chine: le rapport de HRW dénonce l'exportation de la censure

  Chine: le rapport de HRW dénonce l'exportation de la censure Ce 14 janvier, Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW), a présenté le rapport annuel de l’ONG au siège de l’ONU à New York, alors qu’il aurait dû le faire à Hong Kong, mais a été refoulé du territoire le 12 janvier. Les autorités hongkongaises lui refusaient l’entrée pour la première fois, une décision directe de Pékin, qui ne voyait pas d’un bon oeil ce rapport. Pour cause, l’ONG y dénonce l’exportation de la censure et des pressions chinoises. Avec notre correspondante à New York, Carrie NootenL’éviction du directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW) illustre exactement la préoccupation principale de l’ONG dans son rapport 2020 présenté le 14 janvier.

Human Rights Watch dénonce l’inaction, voire la complicité d’autres pays face à cette « menace existentielle » que fait peser Pékin sur les droits HRW reproche notamment à Emmanuel Macron de « ne pas avoir mentionné publiquement les droits humains » lors de sa visite en Chine en novembre.

La menace proférée publiquement par le président des États-Unis, Donald Trump, d’attaquer des sites culturels en Iran aboutirait à des crimes de guerre si elle était mise à exécution, a averti Human Rights Watch .

Le parti communiste a bâti "un État policier orwellien high-tech et un système sophistiqué de censure de l'internet", dénonce l'ONG.

Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Right Watch le 16 octobre 2019 © AFP Kenneth Roth, le directeur exécutif de Human Right Watch le 16 octobre 2019

Le gouvernement chinois profite de sa puissance économique pour attaquer avec une intensité inédite le système international de protection des droits humains, a estimé mardi l'organisation Human Rights Watch, en appelant les démocraties à réagir. "Le gouvernement chinois mène une intense offensive contre le système international de protection des droits humains", "la plus intense qu'on ait vue depuis l'émergence de ce système au milieu du XXe siècle", a déclaré depuis New York Kenneth Roth, directeur exécutif de l'ONG en présentant son rapport annuel, qui couvre une centaine de pays.

Droits de l'Homme : Human Rights Watch dénonce une offensive inédite de Pékin

  Droits de l'Homme : Human Rights Watch dénonce une offensive inédite de Pékin La Chine utilise son pouvoir économique et diplomatique pour attaquer avec une intensité jamais vue les mécanismes internationaux de protection des droits humains, a estimé mardi l'organisation Human Rights Watch. Les mots sont cinglants. "Le gouvernement chinois mène une intense offensive contre le système international de protection des droits humains", "la plus intense qu'on ait vue depuis l'émergence de ce système au milieu du XXe siècle", aLes mots sont cinglants.

Human Rights Watch dénonce une « offensive » mondiale inédite de Pékin contre les droits Le magazine de la rédaction de RFI vous fait découvrir une expérience originale et même inédite en Taïwan est le dernier territoire démocratique du monde chinois, mais reste revendiqué par la Chine .

Human Rights Watch avait prévu de rendre public son Rapport mondial 2020, qui compte 652 pages, lors d’une « Les gouvernements qui se soucient des droits humains devraient adopter une position ferme contre la répression généralisée exercée par la Chine , et contre laquelle les citoyens de Hong

En Chine, le parti communiste a bâti "un État policier orwellien high-tech et un système sophistiqué de censure de l'internet pour surveiller et supprimer les critiques publiques", écrit Kenneth Roth dans ce document de 650 pages, qui dénonce notamment "le système cauchemardesque" de répression instauré contre les musulmans du Xinjiang. À l'étranger, le gouvernement chinois "utilise son influence économique croissante pour museler les critiques", selon l'organisation.

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"Si d'autres gouvernements commettent des entorses graves aux droits de l'Homme, aucun autre gouvernement ne montre les muscles avec autant de vigueur et de détermination pour saper les normes internationales des droits humains et les institutions qui pourraient les soutenir", ajoute l'ONG. Kenneth Roth avait espéré présenter ce rapport cinglant depuis Hong Kong. Mais il a été refoulé dimanche en arrivant dans ce territoire semi-autonome, secoué depuis sept mois par des manifestations pro-démocratie qui dénoncent une ingérence croissante de Pékin dans les affaires de l'ex-colonie britannique.

Byabagamba et Rusagara condamnés en appel au Rwanda: HRW alerte sur la méthode

  Byabagamba et Rusagara condamnés en appel au Rwanda: HRW alerte sur la méthode Au Rwanda, Human Rights Watch dénonce dans un communiqué publié lundi la condamnation en appel de deux anciens militaires. Le colonel Tom Byabagamba et le brigadier général à la retraite Frank Rusagara ont été condamnés à 15 ans de prison en décembre dernier par la cour d'appel, notamment pour « incitation à l'insurrection » et « atteinte à l'image du gouvernement ». Pour l'ONG de défense des droits de l'Homme, cette décision de justice est une violation de la liberté d'expression dans la mesure où certaines des charges contre ces officiers, Frank Rusagara et Tom Byabagamba, faisaient référence à des discussions que ces derniers avaient eues en privé.

Human Rights Watch avait prévu de rendre public son Rapport mondial 2020, qui compte 652 pages, lors d’une « Les gouvernements qui se soucient des droits humains devraient adopter une position ferme contre la répression généralisée exercée par la Chine , et contre laquelle les citoyens de Hong

Le nouveau rapport de Human Rights Watch , « Éradiquer les virus idéologiques », documente les abus massifs et systématiques contre les 13 millions de musulmans Le gouvernement français devrait cesser de fermer les yeux sur les violations massives des droits humains dans le Xinjiang

Trump, Modi et Bolsonaro critiqués

Human Rights Watch dénonce l'inaction, voire la complicité d'autres pays face à cette "menace existentielle" que fait peser Pékin sur les droits humains, selon elle. "Plusieurs gouvernements sur lesquels on pouvait compter pour que leur politique étrangère défende les droits humains au moins une partie du temps ont largement abandonné cette cause", affirme l'organisation.

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"Certains dirigeants comme le président américain Donald Trump, le Premier ministre indien Narendra Modi et le président brésilien Jair Bolsonaro brident le même ensemble de lois protégeant les droits humains que la Chine, galvanisant leur public en combattant les mondialistes qui osent suggérer que tous les gouvernements devraient respecter les mêmes normes."

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  Liban : près de la Banque centrale, nouvelles manifestations contre la crise économique Des centaines de Libanais ont manifesté près du Parlement et de la Banque centrale, vendredi soir, alors que le mouvement de contestation contre la crise économique et la corruption entre dans son quatrième mois. Les violences nocturnes et les arrestations de la veille ne les ont pas freinés. Des centaines de personnes ont de nouveau manifesté, vendredi 17 janvier, à Beyrouth.

Le directeur exécutif de Human Rights Watch s'est vu refuser dimanche l'entrée à Hong Kong, où il devait présenter officiellement le rapport mondial 2020 de l 'organisation de défense des droits de l 'homme. « J'espérais mettre en lumière la façon dont Pékin intensifie son offensive contre les

D’après Human Rights Watch , la Chine a utilisé de plus en plus son influence mondiale croissante pour nuire aux protections des droits humains à Aux Nations unies, la Chine a œuvré de façon constante pour étouffer les critiques sur son bilan en matière de droits humains et a engagé des

L'Union européenne, "occupée par le Brexit, handicapée par des États membres nationalistes et divisée sur les migrants" en prend aussi pour son grade, ne défendant plus les droits humains comme avant. HRW reproche notamment au président français Emmanuel Macron de "ne pas avoir mentionné publiquement les droits humains" lors de sa visite en Chine en novembre.

L'ONU également dans le viseur

Les dirigeants de l'ONU, où Pékin fait tout pour éviter que la situation au Xinjiang soit discutée, sont aussi pointés du doigt. Kenneth Roth reproche notamment à son secrétaire général, Antonio Guterres, de ne pas avoir voulu "demander publiquement que la Chine mette fin à l'emprisonnement massif de musulmans" au Xinjiang.

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Plus généralement, HRW accuse gouvernements, entreprises et universités de préférer se taire plutôt que de risquer de perdre l'accès à l'immense marché chinois. L'ONG cite notamment les récentes représailles de Pékin à un tweet de Daryl Morey, directeur général de l'équipe de basket des Houston Rockets, en soutien aux manifestants de Hong Kong.

Human Rights Watch appelle les démocraties à s'unir pour contrer les efforts anti-droits humains de Pékin, en gelant notamment les comptes bancaires à l'étranger de tous les responsables impliqués dans la répression au Xinjiang. L'ONG les appelle aussi à conditionner toute visite d'État de dirigeants chinois à "de véritables progrès en matière de droits humains".

Égypte : la mort en détention de Moustapha Kassem jugée "évitable" par Washington .
Les États-Unis accusent les autorités égyptiennes de "négligence" dans le suivi médical de Moustapha Kassem, un Égyptien naturalisé américain incarcéré depuis 2013 et décédé lundi. Il souffrait de diabète et de problèmes cardiaques. "Sa mort en détention était inutile, tragique et évitable". David Schenker, l'adjoint chef de la diplomatie américaine de Mike Pompeo chargé du Moyen-Orient, s'est exprimé lundi 13 janvier devant des journalistes pour réagir à l'annonce de la mort de Moustapha Kassem, un Égyptien de 64 ans naturalisé américain. Il était emprisonné depuis 2013 dans les geôles égyptiennes.

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C'est intéressant!