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Monde Nouveau virus proche du Sras en Chine : «On est à un moment charnière»

11:10  15 janvier  2020
11:10  15 janvier  2020 Source:   liberation.fr

Virus chinois: Pékin minimise-t-il les chiffres de la contamination?

  Virus chinois: Pékin minimise-t-il les chiffres de la contamination? Quatre cas supplémentaires de personnes contaminées par le nouveau type de coronavirus ont été recensés samedi, portant le nombre total à au moins 45 patients infectés à Wuhan, dans le centre de la Chine, où la totalité des cas chinois a été signalée depuis le mois dernier. Mais certains doutent de cette version des autorités. Avec notre correspondant à Shanghai, Simon Leplâtre Combien de personnes le nouveau coronavirus qui sévit dans le centre de la Chine a-t-il infectées ? Quarante-cinq, comme l’affirment les autorités sanitaires chinoises ou 1 723 comme l’affirme une étude de scientifiques de l’Imperial College de Londres ?IncohérencesDe plus en plus de Chinois dout

Un nouveau coronavirus étroitement apparenté à celui du syndrome respiratoire aigu sévère ( Sras ) a été décelé en Chine , mettant en alerte les autorités. Et pour cause… L’épisode du Sras avait fait quelque 800 morts à travers le monde en 2002-2003, dont 44 au Canada.

Dimanche, une Chinoise devant le marché de fruits de mer de Wuhan (centre du pays), où un homme est mort d'une pneumonie après avoir réalisé des achats. Dimanche, une Chinoise devant le marché de fruits de mer de Wuhan (centre du pays), où un homme est mort d'une pneumonie après avoir réalisé des achats.

Une nouvelle infection pulmonaire, dont un coronavirus proche de celui du Sras est la cause, a été détectée et a déjà fait un mort dans le centre de la Chine. Le professeur Arnaud Fontanet de l’Institut Pasteur appelle à la vigilance.

Un nouveau coronavirus étroitement apparenté à celui du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) a été décelé en Chine, mettant en alerte les responsables de la santé publique. Et pour cause… L’épisode du Sras avait marqué les esprits: il avait fait environ 800 morts à travers le monde en 2002-2003, dont 44 au Canada. Aujourd’hui, une quarantaine de cas de la nouvelle infection ont pour le moment été détectés, avec un décès d’un homme de 61 ans de la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine. En début de semaine, un cas a été rapporté en Thaïlande, celui d’un visiteur chinois. «Compte tenu de l’évolution de la situation, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) va consulter les membres du comité d’urgence et pourrait convoquer une réunion de ce comité dans un bref délai», a précisé, mardi, l’OMS. Le professeur Arnaud Fontanet dirige à l’Institut Pasteur l’unité de recherche et d’expertise en épidémiologie des maladies émergentes.

En Chine, l’épidémie de pneumonie enregistre un premier mort

  En Chine, l’épidémie de pneumonie enregistre un premier mort Une première personne est morte en Chine d’une épidémie de pneumonie qui serait causée par un nouveau virus de la même famille que le Sras. Les autorités surveillent l’épidémie qui s’est développée dans le centre du pays. L’épidémie de pneumonie qui touche le centre de la Chine a fait un premier mort, ont annoncé samedi 11 janvier les autorités sanitaires chinoises. Sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus dans la grande ville de Wuhan (11 millions d'habitants), une personne est décédée, deux ont achevé leur traitement et sept sont toujours dans un état sérieux, a précisé la Commission municipale de l'hygiène et de la santé.

Peut-on parler, sans hésiter, d’un nouveau virus ?

Il est en tout cas inédit. C’est un virus qui n’avait jamais été décrit. Il rentre dans la famille des coronavirus, dont 6 déjà étaient connus. C’est un septième et il se révèle très proche de celui du virus du Sras. D’ailleurs, dans le déroulé de cette épidémie, le scénario est le même que dans le cas du Sras en 2003. Les autorités chinoises ont mis en avant un lieu de départ, à savoir un marché de produits de la mer, où il y a certes du poisson mais aussi d’autres animaux. Et c’est a priori plutôt dans la manipulation de ces animaux que la contamination de l’animal vers l’homme a pu se faire. Mais on ignore quel animal est le point de départ. Peut-être, en effet, y a-t-il d’autres lieux et d’autres marchés en cause

Mystérieuse pneumonie en Chine : un second patient est mort

  Mystérieuse pneumonie en Chine : un second patient est mort Un homme de 69 ans est décédé mercredi à Wuhan, où la maladie a été détectée en décembre. Le virus appartient à la même famille que le Sras, qui avait tué 650 personnes. © afp.com Cette pneumonie alimente les craintes d'une réapparition d'un virus de type Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), hautement contagieux, qui avait tué 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003. La mystérieuse pneumonie virale apparue dans le centre de la Chine, et dont le virus appartient à la même famille que le Sras, a fait une seconde victime, ont annoncé jeudi les autorités sanitaires.

Et il y a donc ce premier cas de contamination interhumaine sur un voyageur thaïlandais qui n’a pas fréquenté ce marché…

Oui, l’inquiétude est aujourd’hui là. En tout, 41 personnes ont été officiellement touchées, et cela sur plusieurs semaines. La question est celle-ci : y a-t-il d’autres cas de contamination interhumaine ? Là est la crainte. Le cas en Thaïlande a été déclaré le 8 janvier. En même temps, on peut noter qu’il n’y a pas eu de cas de contamination au sein d’une même famille, ni avec le personnel soignant, ce qui est encourageant.

Les autorités chinoises sont-elles transparentes ?

Par rapport à l’épidémie du Sras en 2003, les progrès en termes de communication sont impressionnants. Voyez les dates, cela a démarré le 15 décembre, en moins de quinze jours, cette nouvelle infection a été isolée, puis identifiée, puis relayée au niveau de l’OMS. Enfin, le virus a été analysé et décortiqué pour le diagnostiquer. On peut faire désormais des tests, et de ce point de vue, c’est remarquable. Identifier qu’il y a un problème d’une nouvelle infection pulmonaire dans une ville de plus de 10 millions d’habitants, puis le déclarer dans les quinze jours, la réactivité a été forte. Là où l’on peut manquer d’éléments, c’est sur le déroulement de l’épidémie et sur la transmission secondaire. Quant au décès, il a été évoqué sur une personne âgée, mais elle avait en plus des comorbidités (association de plusieurs pathologies) sévères.

Qu’est-ce que l’on peut redouter ?

Nous sommes à un moment charnière. Cela peut s’arrêter là, mais l’épisode du Sras nous a montré que les imprévus étaient possibles. Au départ, la souche du Sras était peu virulente et peu transmissible. Puis elle a muté, allant vers un virus beaucoup plus transmissible et bien plus pathogène. Il y a eu ainsi des épisodes ou une personne a pu en contaminer 50 autres. Là, on est sur un épisode qui semble contenu, mais il peut y avoir des secousses qui changent le scénario. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde se montre vigilant. Et jusqu’à présent réactif.

Chine : un nouveau virus cause 59 cas de pneumonie et un décès .
Pour cette première émission de 2020, Caroline De Camaret reçoit Andrej Plenkovik, Premier ministre croate. Dernier pays à avoir accédé à l’Union européenne en 2013, la Croatie prend, pour la première fois de son histoire, la présidence tournante de l’Union européenne, qui débutera avec le Brexit, le 31 janvier prochain.

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C'est intéressant!