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Monde Le procès du Cambodgien Kem Sokha, une bataille politique qui continue

15:01  15 janvier  2020
15:01  15 janvier  2020 Source:   rfi.fr

François Fillon s'expliquera fin janvier sur France 2, avant son procès

  François Fillon s'expliquera fin janvier sur France 2, avant son procès François Fillon, son épouse Penelope et son ancien suppléant à l’Assemblée Marc Joulaud seront jugés du 24 février au 11 mars au tribunal correctionnel de Paris © SICCOLI PATRICK/SIPA Francois Fillon à Sable sur Sarthe en décembre 2019 JUSTICE - François Fillon, son épouse Penelope et son ancien suppléant à l’Assemblée Marc Joulaud seront jugés du 24 février au 11 mars au t L’ancien Premier ministre et ex-candidat à l’élection présidentielle François Fillon sera l’invité exceptionnel de l’émission de France 2 Vous avez la parole le 30 janvier, quelques semaines avant son procès

Au premier jour d’audience, Kem Sokha le martèle sur sa page Facebook : il est innocent, la justice doit abandonner les poursuites. « Je n'ai commis aucun acte préjudiciable aux intérêts nationaux, mes activités politiques étaient axées sur la participation à des élections libres, justes et équitables ».

Kem Sokha , l'un des meneurs de l'opposition cambodgienne , a été condamné à cinq mois de prison ferme. Il est poursuivi dans une affaire complexe de scandale sexuel. Retranché depuis plusieurs mois dans le quartier général de son parti

Des centaines de policiers ont été déployés autour du palais de justice de Phnom Penh et les routes barricadées avant l'arrivée au tribunal, tôt dans la matinée, de l'opposant soutenu par une poignée de partisans. © REUTERS Des centaines de policiers ont été déployés autour du palais de justice de Phnom Penh et les routes barricadées avant l'arrivée au tribunal, tôt dans la matinée, de l'opposant soutenu par une poignée de partisans.

Kem Sokha fait face à la justice de son pays, accusé de collusion avec des puissances étrangères, malgré les critiques de ses proches et de la communauté internationale qui parlent de manipulation orchestrée par le gouvernement. Considéré comme le principal opposant au régime cambodgien, il est arrêté en septembre 2017, avant que sa formation politique, le Parti du salut national du Cambodge (PSNC), ne soit dissous quelques mois avant les élections législatives.

Cambodge: début sous tension du procès de l'opposant Kem Sokha

  Cambodge: début sous tension du procès de l'opposant Kem Sokha Ce mercredi matin au Cambodge s'est ouvert le procès de Kem Sokha. Opposant numéro un au régime du Premier ministre Hun Sen, il est accusé de trahison et d’avoir voulu renverser le gouvernement avec le soutien des États-Unis. La Cour a suspendu l’audience à la mi-journée, dans une ambiance tendue. Avec notre correspondante à Phnom Penh, Juliette Buchez Si l’audience est censée être publique, la cour municipale de Phnom Penh a décidé vendredi dernier de ne réserver que 30 places pour les observateurs. Dont une bonne partie pour les ambassades.La majorité des demandes venues des médias et des ONG issues de la société civile cambodgienne ont, elles, été rejetées.

Le procès peut durer trois mois, et Sokha risque jusqu’à 30 ans de prison. Il mélange libéralisme économique et autocratie politique : contestation interdite. Sokha bénéficie d’une certaine crédibilité en Occident : l’Union européenne surveille ce procès de près et menace le Cambodge de sanctions

Nous Cambodgiens d’ici, ne sommes pas d’accord avec les engagements et la position que la France prend, vis-à-vis du gouvernement Cambodgien . En tant que Co-Président des Accords de Paix de Paris, nous demandons à la France, de bien vouloir nous aider à faire libérer Kem Sokha et les

Au premier jour d’audience, Kem Sokha le martèle sur sa page Facebook : il est innocent, la justice doit abandonner les poursuites. « Je n'ai commis aucun acte préjudiciable aux intérêts nationaux, mes activités politiques étaient axées sur la participation à des élections libres, justes et équitables ». Ancien député et sénateur, figure de la vie politique cambodgienne, il est accusé de trahison au titre de l’article 443 du Code pénal cambodgien, qui définit la collusion avec une puissance étrangère comme « le fait de s’entendre en secret avec un État ou l’un de ses agents en vue de fomenter des actes hostiles ou d’agression envers le Royaume du Cambodge ».

Le dossier pénal se fonde sur une vidéo tournée en 2013, lorsque Kem Sokha se rend en Australie, où il s'adresse à plusieurs de ses partisans et révèle qu'il travaille avec des instituts américains pour renforcer la démocratie au Cambodge. C'est cet extrait qui vaut à Kem Sokha son arrestation en pleine nuit en septembre 2017. Mais c’est un écran de fumée, selon l’opposant cambodgien Sam Rainsy, qui avant son exil en France, codirigeait avec Kem Sokha le PSNC. « Hun Sen, le Premier ministre, veut éliminer Kem Sokha en l’accusant de trahison, et c’est un prétexte pour dissoudre le seul parti d’opposition représenté à l’Assemblée nationale. Kem Sokha a dit des choses toutes simples : qu’il a travaillé avec des organisations américaines pour promouvoir la démocratie à travers le monde. Ce sont des organisations qui travaillent dans le monde entier pour éduquer les gens. Donc, si travailler avec des organisations comme ça relève de la trahison, je ne sais plus que penser. »

États-Unis: sept démocrates élus pour porter l'accusation au procès de Trump

  États-Unis: sept démocrates élus pour porter l'accusation au procès de Trump Dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump aux États-Unis, la mise en accusation du président américain a officiellement été votée par la Chambre des représentants. L'acte d'accusation a été transmis au Sénat. La cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi a signé l'acte d'accusation ce mercredi 15 janvier avant de l'envoyer au Sénat. Le procès débutera « véritablement » mardi prochain, a annoncé le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell.

Kem Sokha risque 30 ans de prison et la date de son procès n'a pas été annoncée. La justice base son accusation sur un discours qu'il avait prononcé en 2013 en Australie, et dans lequel il évoquait le rôle des ONG dans la démocratisation de son pays, ainsi que ses voyages aux Etats-Unis.

Le Parti du peuple cambodgien ( cambodgien : Kanakpak Pracheachon Kâmpuchéa, KPK) parfois appelé parti populaire cambodgien , est la 35], les accusations par exemple portées contre Kem Sokha à qui on reprochait d’avoir été encouragé à créer le parti des droits de l’homme pour diviser

Des observateurs très critiques

Simulacre de justice, procès-spectacle, mise à mort politique, les observateurs internationaux sont sur une ligne commune : les accusations portées contre Kem Sokha sont plus que fragiles. Dans un communiqué publié en septembre 2019, le département d’État américain taclait le gouvernement cambodgien, « qui n’a toujours pas produit la moindre preuve crédible pour étayer ses allégations et s’est servi de cette affaire pour mettre à la porte 5000 membres du PSNC démocratiquement élus ».

« Je crois que de très nombreux hommes politiques, à la fois de l'opposition et du parti au pouvoir, sans parler de la société civile, ont collaboré avec des gouvernements étrangers ces 25 dernières années, en particulier depuis la fin de la guerre civile en 1991, souligne Ou Virak, un proche de Kem Sokha, qui dirige l’institut de recherche Future Forum à Phnom Penh. Les donateurs et les pays étrangers sont devenus incontournables au Cambodge, tout le monde en a bénéficié, y compris la population cambodgienne. Et je ne crois pas que la communauté internationale va laisser passer ces accusations, il y aura des mesures de rétorsion notamment des États-Unis et de l'Union européenne. À moins que l'accusation ne présente de nouvelles preuves, celles qui sont sur la table ne suffiront jamais à convaincre ou à faire pencher l'opinion publique. A mon avis, la seule solution, c'est un compromis politique, parce que c'est un procès politique. »

Natacha Polony : opposée à Europe 1, elle remporte son procès aux Prud’hommes

  Natacha Polony : opposée à Europe 1, elle remporte son procès aux Prud’hommes La justice a tranché. Plus de deux ans après son départ d’Europe 1, Natacha Polony a remporté son procès aux Prud’hommes. D’après nos confrères de L’Express, la radio a été condamnée à une addition très salée. Non Stop People vous en dit plus. © Maxppp Natacha Polony : opposée à Europe 1, elle remporte son procès aux Prud’hommes En 2010, Natacha Polony rejoignait les équipes d’Europe 1. Elle était alors chroniqueuse de l’émission "Europe 1 Soir" jusqu’en décembre de la même année. Dès septembre 2012, elle assurait la revue de presse matinale.

Le Cambodge vient de connaître d'importantes turbulences politiques : Kem Sokha , le chef de l'opposition, a été mis en examen le 5 septembre pour Après 33 ans au pouvoir, le Cambodgien Hun Sen en passe d'être réélu - Продолжительность: 5:31 FRANCE 24 6 848 просмотров.

Avec notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée. Les députés du parti au pouvoir ont décidé de démettre l’opposant Kem Sokha , du Parti de sauvetage national du Cambodge, de ses fonctions de premier vice-président de la Chambre basse.

Pressions de l'Union européenne

Condamné ? Acquitté ? Gracié ? Personne ne prend les paris, ni sur la durée du procès ni sur son verdict. Mais son issue sera scrutée de très près à Bruxelles, où l’Union européenne menace le Cambodge de lourdes sanctions économiques : en février 2020, la Commission européenne doit se prononcer sur l’arrêt ou la poursuite du dispositif Tout sauf les armes (TSA) qui garantit aux marchandises cambodgiennes l’accès sans taxes douanières au marché unique européen. La suspension de cet accord, conditionné au respect des droits de l’homme au Cambodge, pourrait selon la Banque mondiale coûter plus de 590 millions d’euros à l’économie cambodgienne et laminer son secteur textile, qui emploie des centaines de milliers de personnes.

Procès en destitution de Trump: l'accusation a trois jours pour convaincre .
Après la séance marathon de mardi consacrée à l’établissement de la procédure, la parole est ce mercredi 22 janvier à l’accusation. Les démocrates disposent de trois jours pour tenter de convaincre les sénateurs de la culpabilité du président Trump qui est accusé d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès. Avec notre correspondante à Washington,Anne Corpet Le front républicain a montré au long des 13 heures d’audience de mardi qu’il était soudé et décidé à soutenir coute que coute Donald Trump et à obtenir rapidement son acquittement.

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