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Monde Au Soudan, les partisans de l’ancien régime d’el-Béchir se rebellent

19:05  15 janvier  2020
19:05  15 janvier  2020 Source:   francetvinfo.fr

Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance»

  Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance» Des réactions se font entendre au Soudan après la visite du Premier ministre Abdallah Hamdok jeudi dans un bastion rebelle, l'État du Kordofan du Sud. C’était la première visite en 8 ans d’un membre du gouvernement dans cette zone de conflit. À cette occasion, le Premier ministre a assuré que son gouvernement de transition travaillait dur pour parvenir à la paix. Cette visite survient alors que des pourparlers sont en cours depuis mi-octobre à Juba, au Soudan du Sud, entre ce nouveau gouvernement de Khartoum et plusieurs groupes rebelles qui ont combattu les forces du président déchu Omar el-Béchir au Darfour, et dans les États du Nil bleu et du Kordofan du Sud.

Un sérieux coup de frein au travail de normalisation du nouveau régime . La tension remonte à Khartoum, quelque mois après la destitution du chef de l ’Etat Omar el - Béchir . Et c’est justement le plan de restructuration des services de sécurité qui a provoqué ce coup de chaud.

L ' ancien président soudanais Omar el - Béchir le 27 août 2010 à Nairobi (image d'illustration). Le ministre de la Défense soudanais a annoncé la «Béchir est parti ! Nous avons réussi», tweetait Alaa Salah, l’étudiante devenue une icône du mouvement. Plus tôt dans la journée, des manifestants ont

Deux soldats soudanais ont été tués le 14 janvier 2019 lors d’affrontement avec des hommes des anciens services de sécurité du pays. Un sérieux coup de frein au travail de normalisation du nouveau régime.

La tension remonte à Khartoum, quelque mois après la destitution du chef de l’Etat Omar el-Béchir. Et c’est justement le plan de restructuration des services de sécurité qui a provoqué ce coup de chaud.

L’ex-Service national de renseignement et de sécurité soudanais (NISS) a joué un rôle important pour tenter d’écraser le mouvement populaire qui a conduit à la chute d’Omar el-Béchir.

Barrage de la Renaissance: nouvel échec des négociations

  Barrage de la Renaissance: nouvel échec des négociations L’infrastructure géante construite par l’Éthiopie sur les eaux du Nil coûte plus de 4 milliards de dollars. Elle doit produire à terme plus de 6 000 MW d’électricité. L’ouvrage est construit à 70%, mais l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan sont en désaccord sur la vitesse de remplissage du barrage. Les deux jours de pourparlers, tenus mercredi et jeudi à Addis-Abeba par les ministres de l’Eau, se sont soldés sur un nouveau blocage. Pour la quatrième fois depuis novembre, Égypte, Éthiopie et Soudan n’ont pas pu se mettre d’accord. Le nœud du problème se trouve surtout entre Addis-Abeba et Le Caire.

L ' ancien président soudanais Omar el - Béchir , destitué par l'armée le 11 avril après 30 ans au pouvoir, a été inculpé le 31 août par un tribunal de Khartoum pour possession illégale de fonds étrangers et utilisation frauduleuse de ces fonds, a indiqué un juge. Le juge Al-Sadiq Abdelrahman a précisé que

Au Soudan , la déliquescence du rail après deux décennies de sanctions américaines Au Soudan , la mobilisation contre le régime d ’Omar Al-Bachir s’amplifie - Продолжительность: 2:24 Le Monde L ' ancien président soudanais Omar el - Béchir serait incarcéré à Khartoum - Продолжительность: 11

Le nouveau pouvoir de Khartoum, le Conseil souverain, est composé de civils et de militaires, alliés lors de la période de crise. Ils ont décidé de "faire le ménage" dans les services de sécurité. Le NISS a été rebaptisé Service des renseignements généraux, et la purge se poursuit, expliquant ce regain de tension.

Car dans ce processus, les personnels licenciés ont contesté les indemnités de départ qu’ils jugent insuffisantes. Pour se faire entendre, ils ont bloqué plusieurs rues de Khartoum, tirant des coups de feu en l’air. Certains ont même fermé deux petits champs pétroliers dans le Darfour.

Les membres du NISS ont eu le choix entre être désarmés, rejoindre l’armée nationale ou intégrer une force paramilitaire, les Rapid Support Forces (RSF). Les soldats qui appartenaient aux unités opérationnelles ont rejeté l’offre, réclamant des indemnités supérieures, selon Middle East Eye.

Soudan: tirs dans deux bases des services sécurité à Khartoum

  Soudan: tirs dans deux bases des services sécurité à Khartoum Cinq mois après l’instauration d’un gouvernement civil au Soudan, des tirs dans deux bases des services de sécurité à Khartoum ont provoqué de nombreuses craintes auprès de la population ce 14 janvier dans l'après-midi. Selon la présidence, il s’agit d’une mutinerie au sein des services de renseignements, dans une unité qui doit être démantelée et dont les éléments mécontents sont sortis protester dans la rue. À Khartoum, l’incident a suscité une vive inquiétude. Des tirs nourris ont eu lieu ce 14 janvier, des rues ont été bloquées, des soldats de l’armée ont été déployés et l’aéroport de la capitale soudanaise a été fermé pendant quelques heures.

Omar el - Béchir a été formellement inculpé de possession illégale et d'utilisation frauduleuse de fonds étrangers par un tribunal de Khartoum hier. Il encourt jusqu'à 13 ans de prison selon le juge. C'était la troisième audience depuis l'ouverture du procès de l ' ancien président le 19 août dernier.

🇸🇩 Au # Soudan , des manifestations contre le coût de la vie mais aussi contre le pouvoir d'Omar El Bechir , à la tête du pays depuis 1989, ont eu lieu à

  Au Soudan, les partisans de l’ancien régime d’el-Béchir se rebellent © Fournis par Franceinfo

Une rébellion matée dans le sang

Cette rébellion a en tout cas été matée dans le sang, provoquant la mort de trois civils et de deux soldats des forces régulières. Des tirs ont été entendus toute la journée avant que l’armée ne donne l’assaut à la caserne. Aucune information concernant les insurgés n’a été donnée, et on ignore le nombre de victimes de leur côté.

Le chef des RSF, Mohamed Hamdan Daglo, voit derrière ce mouvement de protestation la marque de l’ancien chef des services secrets de Bashir, Salah Gosh. "Ce qui s’est passé est l’œuvre de Salah Gosh et de quelques officiers", a déclaré à la presse le général Daglo. Gosh a disparu depuis la chute du dictateur, contraint de démissionner de son poste, suite aux accusations de torture à son encontre. L’homme se serait bien vu remplacer el-Béchir à la tête du pays. Mais l’opposition des Etats-Unis l’a contraint à lâcher l’affaire.

Barrage sur le Nil : vers un compromis entre l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan

  Barrage sur le Nil : vers un compromis entre l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan L'Égypte, l'Ethiopie et le Soudan ont esquissé mercredi un compromis au sujet de immense barrage sur le Nil, source de tensions depuis neuf ans. Les trois pays se sont donné rendez-vous fin janvier à Washington pour "finaliser un accord". Début novembre, sous la houlette des États-Unis et de la Banque mondiale, l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan avaient fixé à mercredi 15 janvier la date-butoir pour "aboutir à un accord" sur le grand barrageDébut novembre, sous la houlette des États-Unis et de la Banque mondiale, l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan avaient fixé à mercredi 15 janvier la date-butoir pour "aboutir à un accord" sur le grand barrage éthiopien de la Renaissance voulu par Addis Abeba.

Avant de décider de la dissolution du parti du président déchu Omar El Béchir , le gouvernement soudanais de transition a entrepris d’assainir l’appareil d’Etat en évinçant des dizaines de cadres de l ’ ancien régime . Le Soudan accomplit un pas de plus vers la démocratie.

Malgré la chute du dictateur Omar el - Béchir l'an dernier, les communautés chassées de la région dans les années 2000 sont encore empêchés de rentrer. Les attaques de villages par des miliciens ont repris la semaine dernière. Le propre d’un nettoyage ethnique est d’empêcher tout retour en arrière.

L’événement n’est en tout cas pas minimisé par le nouveau pouvoir de Khartoum, qui semble prendre la mesure de la menace. "Nous ne tolérerons aucun coup d'Etat contre la révolution soudanaise", a déclaré le général Abdel Fattah al-Burhane, à la tête du Conseil souverain. "Nous protégerons cette période de transition, et quiconque tente de porter atteinte à la sécurité et la stabilité des citoyens sera défait", a ajouté en écho le chef d'état-major soudanais, Osmane Mohamed al-Hassan.

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Qui sont les acteurs soudanais présents en Libye? .
Les ministres des Affaires étrangères des pays limitrophes de la Libye, réunis jeudi à Alger pour faire entendre leur voix, ont exprimé leur « rejet de toute ingérence étrangère en Libye ». Le Soudan est pointé du doigt par l'ONU pour son rôle trouble dans le conflit. Les pays voisins de la Libye se sont retrouvés à Alger cette semaine. Une nouvelle initiative pour mettre fin à la crise. Une réunion, à laquelle ont participé les ministres des Affaires étrangères de Tunisie, d'Égypte du Tchad, du Mali, ainsi que des diplomates du Niger et du Soudan. Tous ont appelé les belligérants à se rencontrer et appelé à l’arrêt de l’ingérence étrangère.

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