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Monde Au Soudan, les partisans de l’ancien régime d’el-Béchir se rebellent

19:05  15 janvier  2020
19:05  15 janvier  2020 Source:   francetvinfo.fr

Iran: Donald Trump joue la carte de l'apaisement face à l'option militaire

  Iran: Donald Trump joue la carte de l'apaisement face à l'option militaire Le président américain Donald Trump a joué, mercredi 8 janvier, la carte de l'apaisement après des tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak. S'il a annoncé l'imposition immédiate de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran, il n'a pas évoqué de réponse militaire, éloignant pour l'heure le spectre d'une escalade régionale. Après des représailles iraniennes contre des bases américaines en Irak qui n’ont pas fait de victime, Donald Trump a préféré jouer la carte de l’apaisement en privilégiant une réponse économique plutôt que militaire.« L’emphase est mise sur les sanctions économiques.

Deux soldats soudanais ont été tués le 14 janvier 2019 lors d’affrontement avec des hommes des anciens services de sécurité du pays. Un sérieux coup de frein au travail de normalisation du nouveau régime.

La tension remonte à Khartoum, quelque mois après la destitution du chef de l’Etat Omar el-Béchir. Et c’est justement le plan de restructuration des services de sécurité qui a provoqué ce coup de chaud.

L’ex-Service national de renseignement et de sécurité soudanais (NISS) a joué un rôle important pour tenter d’écraser le mouvement populaire qui a conduit à la chute d’Omar el-Béchir.

Soudan: visite historique d’Abdalla Hamdok dans la région des monts Nuba

  Soudan: visite historique d’Abdalla Hamdok dans la région des monts Nuba Une visite historique au Soudan, celle jeudi du Premier ministre Abdallah Hamdok dans la région des monts Nuba, dans la province du Kordofan du Sud. Cette province est l’une des trois zones de conflits du pays avec le Darfour et le Nil Bleu. Le Premier ministre était accompagné d'une importante délégation, dont le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial de l’ONU, David Beasley. Cela faisait 9 ans qu’un membre du gouvernement de Khartoum n’avait pas mis les pieds dans cette région contrôlée par les rebelles du SPLM Nord.Le Premier ministre était accompagné d’une délégation du gouvernement et de responsable du Programme alimentaire mondial.

Le nouveau pouvoir de Khartoum, le Conseil souverain, est composé de civils et de militaires, alliés lors de la période de crise. Ils ont décidé de "faire le ménage" dans les services de sécurité. Le NISS a été rebaptisé Service des renseignements généraux, et la purge se poursuit, expliquant ce regain de tension.

Car dans ce processus, les personnels licenciés ont contesté les indemnités de départ qu’ils jugent insuffisantes. Pour se faire entendre, ils ont bloqué plusieurs rues de Khartoum, tirant des coups de feu en l’air. Certains ont même fermé deux petits champs pétroliers dans le Darfour.

Les membres du NISS ont eu le choix entre être désarmés, rejoindre l’armée nationale ou intégrer une force paramilitaire, les Rapid Support Forces (RSF). Les soldats qui appartenaient aux unités opérationnelles ont rejeté l’offre, réclamant des indemnités supérieures, selon Middle East Eye.

Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance»

  Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance» Des réactions se font entendre au Soudan après la visite du Premier ministre Abdallah Hamdok jeudi dans un bastion rebelle, l'État du Kordofan du Sud. C’était la première visite en 8 ans d’un membre du gouvernement dans cette zone de conflit. À cette occasion, le Premier ministre a assuré que son gouvernement de transition travaillait dur pour parvenir à la paix. Cette visite survient alors que des pourparlers sont en cours depuis mi-octobre à Juba, au Soudan du Sud, entre ce nouveau gouvernement de Khartoum et plusieurs groupes rebelles qui ont combattu les forces du président déchu Omar el-Béchir au Darfour, et dans les États du Nil bleu et du Kordofan du Sud.

  Au Soudan, les partisans de l’ancien régime d’el-Béchir se rebellent © Fournis par Franceinfo

Une rébellion matée dans le sang

Cette rébellion a en tout cas été matée dans le sang, provoquant la mort de trois civils et de deux soldats des forces régulières. Des tirs ont été entendus toute la journée avant que l’armée ne donne l’assaut à la caserne. Aucune information concernant les insurgés n’a été donnée, et on ignore le nombre de victimes de leur côté.

Le chef des RSF, Mohamed Hamdan Daglo, voit derrière ce mouvement de protestation la marque de l’ancien chef des services secrets de Bashir, Salah Gosh. "Ce qui s’est passé est l’œuvre de Salah Gosh et de quelques officiers", a déclaré à la presse le général Daglo. Gosh a disparu depuis la chute du dictateur, contraint de démissionner de son poste, suite aux accusations de torture à son encontre. L’homme se serait bien vu remplacer el-Béchir à la tête du pays. Mais l’opposition des Etats-Unis l’a contraint à lâcher l’affaire.

Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance»

  Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance» Ce rapport des Nations Unies qui évoque les crimes contre l'humanité et de génocide en évoquant le massacre des populations Hema en Ituri, dans le Nord est de la république démocratique du Congo. Ensuite, Le senti-français gagne t-il du terrain au Mali? Depuis plusieurs semaines, des centaines de personnes se rassemblent pour exiger le depart de la force Barkhane. Pour finir, l'invité du vendredi, Marc Ball, co-réalisateur de la série documentaires "Décolonisations" qui invite à changer de regard sur les luttes pour les independances en adoptant le point de vue des anciens colonisés.

L’événement n’est en tout cas pas minimisé par le nouveau pouvoir de Khartoum, qui semble prendre la mesure de la menace. "Nous ne tolérerons aucun coup d'Etat contre la révolution soudanaise", a déclaré le général Abdel Fattah al-Burhane, à la tête du Conseil souverain. "Nous protégerons cette période de transition, et quiconque tente de porter atteinte à la sécurité et la stabilité des citoyens sera défait", a ajouté en écho le chef d'état-major soudanais, Osmane Mohamed al-Hassan.

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Soudan: tirs dans deux bases des services sécurité à Khartoum .
La Tunisie célèbre le neuvième anniversaire du déclenchement de la révolution. Des célébrations ont eu lieu à Tunis, même si la situation économique dans le pays reste fragile. L'immolation par le feu, utilisée par Mohammed Bouazizi, symbole de la révolution, reste un phénomène répandu. Reportage dans cette édition. En Libye, pas encore de cessez-le-feu : le maréchal Haftar a quitté Moscou sans signer le projet d'accord avec son rival, le chef du gouvernement Fayez al Sarraj. Enfin, le Burundi n'est pas épargné par la hausse des consommations de drogues dures comme l'héroïne.

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