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Monde Soudan du Sud: Washington met la pression sur Salva Kiir et Riek Machar

03:00  17 janvier  2020
03:00  17 janvier  2020 Source:   rfi.fr

Les États-Unis sanctionnent le premier vice-président sud-soudanais

  Les États-Unis sanctionnent le premier vice-président sud-soudanais Washington a décidé de punir le premier vice-président lui-même, Taban Deng Gai. Les Américains mettent la pression sur Juba alors que le processus de paix accumule les retards et que la formation d’un gouvernement d’union a été repoussée à fin février. Le Trésor américain a décidé de geler les avoirs de Taban Deng Gai aux États-Unis. Il interdit aussi à tout ressortissant américain de faire des transactions avec lui. Jamais les Américains n’avaient frappé aussi haut. Après cinq officiels de rang subalterne puis deux ministres, en sanctionnant Taban Deng Gai ils touchent au sommet de l’État.Le premier vice-président de 69 ans est très puissant.

Salva Kiir et Riek Machar se sont rencontrés ce 15 et 16 janvier pour tenter de débloquer les discussions, alors que la pression internationale s'accentue. Depuis la signature d’un accord de paix il y a un an et demi, le président Kiir et le leader du mouvement armé le SPLM ne parviennent pas à

La rencontre entre Salva Kiir et Riek Machar devrait durer deux jours et permettre d’avancer sur ces points qui stagnent. « Riek Machar vient en mission de Selon plusieurs observateurs politiques, ce face à face entre Salva Kiir et Riek Machar est le seul moyen de débloquer un processus qui stagne.

Salva Kiir et Riek Machar se sont rencontrés ce 15 et 16 janvier pour tenter de débloquer les discussions, alors que la pression internationale s'accentue. © REUTERS/Jok Solomun Salva Kiir et Riek Machar se sont rencontrés ce 15 et 16 janvier pour tenter de débloquer les discussions, alors que la pression internationale s'accentue.

Salva Kiir et Riek Machar se sont vus pendant deux jours à Juba pour tenter de débloquer les négociations en vue d’un gouvernement d’union nationale.

Initialement prévue en mai l’année dernière, la formation de ce gouvernement a déjà été reportée deux fois. Le nouveau délai expire le mois prochain. Et la pression monte alors que le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines, Tibor Nagy arrive dans la région.

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  Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance» Des réactions se font entendre au Soudan après la visite du Premier ministre Abdallah Hamdok jeudi dans un bastion rebelle, l'État du Kordofan du Sud. C’était la première visite en 8 ans d’un membre du gouvernement dans cette zone de conflit. À cette occasion, le Premier ministre a assuré que son gouvernement de transition travaillait dur pour parvenir à la paix. Cette visite survient alors que des pourparlers sont en cours depuis mi-octobre à Juba, au Soudan du Sud, entre ce nouveau gouvernement de Khartoum et plusieurs groupes rebelles qui ont combattu les forces du président déchu Omar el-Béchir au Darfour, et dans les États du Nil bleu et du Kordofan du Sud.

Pour autant, la pression est forte sur Salva Kiir et Riek Machar afin qu'ils s'entendent. Les Nations unies ont préparé de nouvelles sanctions et attendent de voir ce qui découlera de ces négociations. Les Etats-Unis multiplient les avertissements contre les dirigeants sud -soudanais. Pour l'instant rien n'y a

Le président sud -soudanais Salva Kiir et son vice-président Riek Machar , au palais présidentiel de Juba, le 26 avril 2016. Alors que l’avenir du Soudan du Sud se négocie à Addis-Abeba, la société civile appelle les principaux responsables du conflit sud -soudanais à mettre leurs divergences de côté.

Il ne reste plus que cinq semaines au président Salva Kiir et son rival Riek Machar pour mettre sur pied un gouvernement d’union nationale. Et les rencontres s’accélèrent. Il faut dire que Washington commence à s’impatienter.

Depuis la signature d’un accord de paix il y a un an et demi, le président Kiir et le leader du mouvement armé le SPLM ne parviennent pas à concrétiser certains points de cet accord de paix. Comme, par exemple, la création d’une armée unifiée, mais aussi le tracé des frontières, et le nombre d’États régionaux au sein du pays.

La semaine dernière les États-Unis ont imposé des sanctions financières contre le vice-président sud-soudanais Taban Deng Gai, qu’ils accusent de saboter la mise place d’un gouvernement de transition.

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  Soudan: la visite du Premier ministre au Kordofan est «une reconnaissance» Ce rapport des Nations Unies qui évoque les crimes contre l'humanité et de génocide en évoquant le massacre des populations Hema en Ituri, dans le Nord est de la république démocratique du Congo. Ensuite, Le senti-français gagne t-il du terrain au Mali? Depuis plusieurs semaines, des centaines de personnes se rassemblent pour exiger le depart de la force Barkhane. Pour finir, l'invité du vendredi, Marc Ball, co-réalisateur de la série documentaires "Décolonisations" qui invite à changer de regard sur les luttes pour les independances en adoptant le point de vue des anciens colonisés.

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir (g) et son rival Riek Machar (d), lors de la signature de la «Déclaration de Khartoum», à Khartoum, le 27 juin 2018. Et que sur le terrain les commandants ne respectent pas les ordres venus du haut » estime Edmond Yakani, du mouvement de la société civile

Soudan du Sud Riek Machar Salva Kiir Yoweri Museveni. Il ne reste plus qu'une semaine aux principales forces politiques du Soudan du Sud pour former un gouvernement d'union Cette rencontre n'est pas encore celle de la dernière chance, mais il est vrai que la pression est de plus en

Le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines, Tibor Nagy doit arriver à Juba dans les jours qui viennent. En début de semaine, l'ambassadeur britannique dans le pays, Chris Trott s'est à son tour inquiété du manque de progrès. Salva Kiir et Riek Machar sont donc sous pression pour montrer que les discussions avancent.

Washington perd patience

Dans une interview à RFI, Tibor Nagy estime d’ailleurs que la communauté internationale a « perdu patience ». « Habituellement quand il y a une crise politique, il y a d’autres options, un plan B ou un plan C, précise le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines. Dans ce cas, il n’y a qu’une seule option. Ils doivent annoncer ce gouvernement d’unité nationale. Ils disent toujours, "nous devons faire ceci, nous devons faire cela" avant de pouvoir annoncer ce gouvernement. »

Or, Tibor Nagy prend l'exemple du voisin soudanais :« le Soudan a réussi à mettre sur pied un gouvernement de transition, malgré d’énormes problèmes, qui existent encore. Mais ils sont allés de l’avant, ils ont formé ce gouvernement et maintenant ils règlent les problèmes, un à un. Vous ne pouvez pas tout régler avant d’annoncer un gouvernement. Si les gens travaillent ensemble en toute bonne foi, vous pouvez laisser certains problèmes pour après. Sinon dans 5 ans, vous serez encore là à me poser les mêmes questions sur le Soudan du Sud. »

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  Barrage de la Renaissance: nouvel échec des négociations L’infrastructure géante construite par l’Éthiopie sur les eaux du Nil coûte plus de 4 milliards de dollars. Elle doit produire à terme plus de 6 000 MW d’électricité. L’ouvrage est construit à 70%, mais l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan sont en désaccord sur la vitesse de remplissage du barrage. Les deux jours de pourparlers, tenus mercredi et jeudi à Addis-Abeba par les ministres de l’Eau, se sont soldés sur un nouveau blocage. Pour la quatrième fois depuis novembre, Égypte, Éthiopie et Soudan n’ont pas pu se mettre d’accord. Le nœud du problème se trouve surtout entre Addis-Abeba et Le Caire.

Le leader rebelle Riek Machar (à gauche) et le président sud -soudanais Salva Kiir (à droite) lors des négociations à Khartoum en présence du La différence c’est que, cette fois-ci, la communauté internationale a accentué la pression et menace notamment de sanctions des proches du président

Le président sud -soudanais Salva Kiir et le leader de l’opposition armée Riek Machar ont signé un accord de paix ce mercredi 27 juin à Khartoum où les deux ennemis se rencontrent depuis le début de la semaine, sous la pression de la communauté internationale. L’accord qui s’intitule « Déclaration

D'autres sanctions possibles

Le représentant américain prévient que d’autres sanctions sont envisageables. « Les États-Unis se réservent le droit d’imposer des sanctions contre toutes personnes - partout dans le monde, quelle que soit leur fonction- s’ils sont impliqués dans d’importantes violations des droits de l’homme ou dans des faits de corruption. Notre législation nous le permet, et nous sommes prêts à utiliser ce droit, peu importe la fonction qu’occupe l’individu en question. Donc ceux qui aujourd’hui s’adonnent à ce genre d’activité doivent prendre cela comme une mise en garde. »

« Le Soudan du Sud produit une quantité importante de pétrole, tous les jours, insiste le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines. Comment est-ce que cet argent est utilisé ? Où sont les comptes ? Pourquoi est-ce que le Soudan du Sud demande toujours plus d’argent pour soutenir sa transition ? Ce sont de vraies questions… Et de notre point de vue, les individus qui sont impliqués dans ce genre d’activités méritent d’être sanctionnés. »

Éthiopie, Soudan, Égypte : trois questions sur le "barrage de la discorde" .
Depuis près de 10 ans, le "barrage de la Renaissance" construit sur le Nil est au centre d'une querelle entre l'Éthiopie et l'Égypte, incluant le Soudan. L'un souhaite développer et accroître la production d'électricité de son pays, l'autre, situé en aval, s'inquiète des conséquences sur le débit du fleuve. C'est un barrage long de 1,8 km et haut de 145 m construit sur le Nil Bleu par l'Éthiopie. Le Nil Bleu prend sa source en Éthiopie et rejoint le Nil Blanc à Khartoum, au Soudan, pour former le Nil qui, lui, se termine en Égypte.

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C'est intéressant!