•   
  •   

Monde Brésil : les leaders amazoniens dénoncent un "projet de génocide" du gouvernement

21:00  19 janvier  2020
21:00  19 janvier  2020 Source:   lexpress.fr

Tueries en Ituri en RDC: Lendus et Hemas réservés sur le rapport de l’ONU

  Tueries en Ituri en RDC: Lendus et Hemas réservés sur le rapport de l’ONU Selon un rapport du bureau conjoint des Nations unies et des droits de l'homme (BNUDH), les tueries dans le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri « pourraient présenter des éléments constitutifs de crimes contre l'humanité » voire de « crime de génocide ». Vendredi à Bunia les représentants des communautés Lendu et Hema se sont montrés très réservés au moment de commenter ce rapport. Certains leaders Lendus demandent à l’ONU « de ne pas faire d’amalgame et de dissocier les miliciens de l’ensemble de la communauté Lendu ». Ainsi, ils se montrent très réservés par rapport à l’usage du terme génocide.

En cause notamment, une loi qui autoriserait les activités minières sur les terres réservées aux autochtones.

Le chef indigène Raoni Metuktire a rétorqué aux attaques lancées la veille à l'ONU par le président brésilien que © afp.com/EVARISTO SA Le chef indigène Raoni Metuktire a rétorqué aux attaques lancées la veille à l'ONU par le président brésilien que

Plus de 600 leaders indigènes brésiliens, réunis autour du chef emblématique Raoni Metuktire en pleine forêt, dénoncent la politique "de génocide, ethnocide et écocide" encouragée selon eux par le gouvernement Bolsonaro.

Dirigeants indigènes et représentants d'autres communautés amazoniennes étaient réunis depuis mardi, dans l'État du Mato Grosso (ouest), pour former une union sacrée contre la politique environnementale du président d'extrême droite brésilien, qui menace selon ces caciques le mode de vie des indigènes. En cause notamment, une loi qui autoriserait les activités minières sur les terres réservées aux autochtones.

Brésil: le gouvernement veut légaliser l'exploration pétrolière sur les terres indigènes

  Brésil: le gouvernement veut légaliser l'exploration pétrolière sur les terres indigènes L'ouverture aux activités économiques des terres indigènes faisait partie des promesses de campagne du président d'extrême droite Jair Bolsonaro.L'ouverture aux activités économiques des terres indigènes faisait partie des promesses de campagne du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, ce qui a accru ces derniers mois, selon des représentants de ces communautés indigènes et d'ONG, la violence et la pression des entreprises minières et d'exploitation du bois en Amazonie.

LIRE AUSSI>> "L'Amazonie est bien plus qu'une usine à oxygène"

"Nous avions pour objectif d'unir nos forces et de dénoncer le fait qu'un projet politique du gouvernement brésilien de génocide, ethnocide et écocide est en cours", affirme le projet de manifeste rédigé à l'issue de la réunion.

"Nous sommes opposés à tout ce qui détruit la forêt"

Le président Jair Bolsonaro "menace nos droits, notre santé et notre territoire", souligne le texte, qui a été lu en portugais puis dans les différentes langues autochtones dans "la maison des hommes" de Piaraçu, un village éloigné des grands centres urbains, situé sur les rives du fleuve Xingu, en pleine forêt vierge. "Nous n'acceptons ni l'exploitation minière sur nos terres, ni les bûcherons, ni les pêcheurs illégaux ou l'hydroélectricité. Nous sommes opposés à tout ce qui détruit la forêt", poursuit le texte.

Les leaders indigènes regrettent aussi que "les menaces et paroles de haine du gouvernement encouragent la violence contre les peuples indigènes et les assassinats de nos leaders" et exigent "une punition pour ceux qui tuent nos proches". Les indigènes doivent affronter "non seulement le gouvernement mais aussi la violence de toute une partie de la société qui exprime clairement son racisme", dénoncent-ils. En 2019, au moins huit leaders indigènes ont été assassinés, dont trois en moins d'une semaine. Le cacique Raoni, âgé de 89 ans, a l'intention d'apporter en personne le manifeste au Congrès à Brasilia.

La CIJ ordonne à la Birmanie de protéger les Rohingyas .
Il s’agit d’un revers pour les autorités birmanes, alors qu’Aung San Suu Kyi s’était elle-même déplacée aux Pays-Bas, au mois de décembre, pour défendre son pays. Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas La Cour internationale de justice a donc répondu positivement à toutes les demandes de la Gambie, qui évoquait l’urgence à protéger les Rohingyas. Sans dire que la Birmanie a violé la Convention sur le génocide - c’est une questionAvec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 2
C'est intéressant!