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Monde Algérie: nouvelle mobilisation populaire une semaine avant le 1er anniversaire du "Hirak"

20:55  14 février  2020
20:55  14 février  2020 Source:   lepoint.fr

Algérie: mobilisation populaire une semaine avant le 1er anniversaire du "Hirak"

  Algérie: mobilisation populaire une semaine avant le 1er anniversaire du Plusieurs milliers de personnes défilent vendredi à Alger pour demander la fin du "système" au pouvoir, lors de leur marche hebdomadaire, à une semaine du premier anniversaire du "Hirak", mouvement de protestation populaire inédit qui agite l'Algérie. Une dizaine de milliers de manifestants réclament une fois encore un "Etat civil et non militaire", le slogan phare du "Hirak", et promettent de "continuer jusqu'au changement" de régime, selon unUne dizaine de milliers de manifestants réclament une fois encore un "Etat civil et non militaire", le slogan phare du "Hirak", et promettent de "continuer jusqu'au changement" de régime, selon un journaliste de l'AFP.

  Algérie: nouvelle mobilisation populaire une semaine avant le 1er anniversaire du © Fournis par Le Point

Plusieurs milliers de personnes ont défilé vendredi à Alger pour demander la fin du "système" au pouvoir, lors de leur marche hebdomadaire, à une semaine du premier anniversaire du "Hirak", mouvement de protestation populaire inédit qui agite l'Algérie.

Une dizaine de milliers de manifestants ont réclamé une fois encore un "Etat civil et non militaire", le slogan phare du "Hirak", et promis de "continuer jusqu'au changement" de régime, selon un journaliste de l'AFP.

"Nous célébrons une année de +Hirak+, de manifestations et de marches. Et s'il faut marcher une année encore je marcherai pour mon pays", a assuré Salima, 55 ans, une professeure d'université.

En Algérie, des milliers de personnes ont défilé à Kherrata, berceau de la contestation

  En Algérie, des milliers de personnes ont défilé à Kherrata, berceau de la contestation Des milliers d'Algériens ont défilé dimanche à Kherrata à l'est d'Alger, à l'occasion du 1er anniversaire de la manifestation qui avait conduit au mouvement populaire du Hirak. Ils étaient des milliers, dimanche 16 février, à défiler à Kherrata dans l'est de l'Algérie, à l'occasion du 1er anniversaire d'une manifestation inédite dans cette ville contre la candidature à un 5e mandat de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika. Cette manifestation avait alors donné le coup d'envoi à une vague de contestation populaire sans précédent contre le pouvoir– le Hirak–, qui a poussé à la démission le 2 avril 2019 de Abdelaziz Bouteflika, lâché par l'a

"Le premier but est atteint: la libération de la parole. Maintenant on veut un changement réel", a affirmé l'enseignante.

"Durant une année de manifestations, le monde a vu qu'en Algérie il y a un peuple libre. C'est important pour notre honneur sali par (Abdelaziz) Bouteflika et sa dictature", a renchéri Ahmed, un fonctionnaire de 34 ans.

Né le 22 février pour s'opposer à la perspective d'un cinquième mandat du président Bouteflika, le "Hirak" a obtenu le 2 avril la démission du chef de l'Etat, alors au pouvoir depuis 20 ans.

Depuis, il réclame en vain une véritable rupture avec le "système" politique en place depuis l'indépendance en 1962. Il conteste l'élection à la mi-décembre du nouveau président Abdelmadjid Tebboune, un ancien fidèle de M. Bouteflika.

En Algérie, des milliers de personnes ont défilé à Kherrata, berceau de la contestation

  En Algérie, des milliers de personnes ont défilé à Kherrata, berceau de la contestation Interrogé ce dimanche, après la défaite de Rennes à Reims (1-0), sur les récentes déclarations d'Olivier Létang, le coach breton Julien Stéphan a encore répondu à son ex-président, démis de ses fonctions le 7 février dernier. En tentant toutefois de clore le chapitre.

"J'aime la Révolution"

En ce jour de Saint-Valentin, affichant un grand coeur rose sur une pancarte, une jeune femme déclarait sa flamme à la "Révolution" -- surnommée la "Révolution du sourire" en raison de son caractère pacifique.

Au moins un drapeau "amazigh" (berbère), banni par l'armée des cortèges, est réapparu vendredi dans les rues d'Alger, des policiers tentant en vain de l'arracher, a constaté le journaliste de l'AFP.

Comme chaque vendredi, le cortège brandissait les portraits d'opposants détenus pour faits en lien avec le "Hirak", notamment de Karim Tabbou, un figure du mouvement incarcéré depuis la fin septembre.

Depuis le début de l'année, plusieurs dizaine de prisonniers poursuivis dans le cadre du "Hirak" ont retrouvé la liberté après avoir purgé leur peine ou avoir été relaxés.

Mais une centaine reste en détention.

Vendredi, la foule a également rendu hommage au procureur adjoint du tribunal de Sidi M'Hamed (centre d'Alger), Mohamed Belhadi, muté cette semaine pour avoir requis la relaxe pour des manifestants du "Hirak" en réclamant, dans une récente vibrante plaidoirie, une "justice indépendante".

Algérie: à Bejaïa, les manifestants du Hirak restent optimistes

  Algérie: à Bejaïa, les manifestants du Hirak restent optimistes Des manifestations ont eu lieu, ce vendredi 14 février, à travers le pays pour la 52e semaine consécutive. Si le nouveau président et le nouveau gouvernement multiplient les annonces et les décisions, cela ne semble pas avoir de prise sur la mobilisation. Dans la ville de Béjaia, à 220 km d’Alger, les manifestants se disent conscients des faiblesses du mouvement mais veulent rester optimistes. Avec notre correspondante de retour de Béjaia, Leïla BerattoRaouf et Nabil sont étudiants en master. Quand ils le peuvent, ils manifestent le mardi et le vendredi. Mais malgré tout, chaque semaine, ils doutent aussi.« On se disait à un moment donné : ça va s’étouffer.

"Non à la justice du téléphone !", ont scandé les "hirakistes", en dénonçant une hiérarchie judiciaire aux ordres accusée d'obéir aux adjurations par téléphone du pouvoir exécutif.

Les manifestants se sont dispersés dans le calme en fin d'après-midi, la police veillant à faire quitter rapidement les lieux aux derniers marcheurs.

Comme chaque semaine, des marches similaires ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, notamment à Oran, Bordj Bou Arreridj, Mostaganem, Mascara et dans la région berbérophone de Kabylie, selon les réseaux sociaux.

Sans structure formelle, le "Hirak" apparaît néanmoins divisé sur la marche à suivre à l'orée de sa 2e année, notamment sur la pertinence et les modalités d'éventuelles discussions avec le pouvoir, mais aussi sur la forme que doit prendre à l'avenir la contestation.

14/02/2020 19:00:49 -          Alger (AFP) -          © 2020 AFP

Algérie: le président gracie plus de 3400 condamnés .
La télévision nationale algérienne a annoncé mardi 4 février que le président algérien a signé lundi un décret de grâce pour plus de 3 400 personnes détenues. Avec notre correspondante à Alger, Leïla Beratto 3 471 personnes sont concernées par le décret présidentiel de grâce. Il s‘agit de personnes condamnées, qu’elles soient ou non incarcérées, et qui n’ont plus que six mois de peine à purger. Ceux qui sont en liberté conditionnelle ou qui ont bénéficié d’une suspension provisoire de peine sont eux aussi concernés.Cette mesure est habituelle en Algérie et avait lieu, lorsque Abdelaziz Bouteflika était président, à l’occasion de fêtes nationales.

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