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Monde Mexique : Manifestation anti-féminicides devant la présidence

22:55  14 février  2020
22:55  14 février  2020 Source:   20minutes.fr

Mexique: manifestation devant la présidence pour dénoncer les féminicides

  Mexique: manifestation devant la présidence pour dénoncer les féminicides Le Mexique est secoué par le féminicide d’une jeune femme âgée de 25 ans, Ingrid Escamilla, sauvagement assassinée il y a quelques jours par son compagnon à Mexico. Les images de son cadavre ont ensuite été communiquées à la presse dont certains titres n’ont pas hésité à les publier, créant l’indignation dans le pays. Avec notre correspondante à Mexico, Alix Hardy Depuis la publication des photos du corps d’Ingrid Escamilla, l’indignation est énorme dans le pays. Le vendredi 14 février, de jeunes femmes en colère ont manifesté devant la présidence.

Un féminicide le week-end dernier a provoqué une vague d'indigination au Mexique

Des manifestantes féministes au Mexique © Ginnette Riquelme/AP/SIPA Des manifestantes féministes au Mexique FEMINISME - Un féminicide le week-end dernier a provoqué une vague d'indigination au Mexique

Des associations féministes ont manifesté ce vendredi à Mexico devant la présidence contre la recrudescence de féminicides, à la suite du meurtre particulièrement brutal d’une jeune femme. « Mexique féminin » ont peint à la bombe les manifestantes sur un mur d’enceinte de la présidence mexicaine.

« Dans un pays où dix féminicides se produisent chaque jour, il est indigne que nous soyons considérées comme un cauchemar par les médias, la société et le gouvernement… Aujourd’hui, nous voulons dire que nous sommes au-delà de la colère. Nous sommes furieuses ! », a confié l’une des manifestantes cagoulées qui a requis l’anonymat.

Féminicides : manifestations au Mexique pour dénoncer l'inaction des autorités

  Féminicides : manifestations au Mexique pour dénoncer l'inaction des autorités Des rassemblements d'associations féministes ont eu lieu vendredi à Mexico et dans les grandes villes du Mexique pour protester contre le meurtre sauvage d'une femme de 25 ans survenu le week-end dernier dans la capitale. "Mexique féminicide !" Une centaine de femmes se sont rassemblées vendredi 15 février devant la présidence, à Mexico, peignant des inscriptions sur les murs du palais et scandant des slogans contre les féminicides, nombreux au Mexique. Elles ont exigé que le président Andres Manuel Lopez Obrador agisse contre ce fléau, protestant notamment contre le meurtre particulièrement brutal d'une jeune femme dans la capitale.

Aucune mesure concrète

Les femmes​, environ une centaine, dont beaucoup portaient des vêtements sombres et avaient le visage couvert de cagoules noires, ont exigé que le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador agisse afin d’endiguer les meurtres de femmes dans le pays. Plus tôt vendredi, durant sa conférence de presse matinale quotidienne, le chef de l’Etat avait déclaré qu’il était « en faveur des femmes et contre la violence ».

« Les sanctions ne vont pas diminuer. Je suis totalement contre le machisme, cela ne fait aucun doute », avait-il ajouté sans pour autant annoncer quoique ce soit de concret. « Je ne fuis pas mes responsabilités », a assuré le président.

D’autres manifestations prévues

Apparemment pas dupe, la militante féministe Frida Guerrera, a profité de la conférence de presse pour critiquer publiquement les actions du gouvernement dans ce domaine. « Vous parlez beaucoup de corruption, mais en attendant, la question des féminicides et des disparitions est entachée par la corruption » qui ronge le Mexique, a-t-elle lancé au chef de l’Etat.

Féminicides au Mexique : "Ceux qui disent nous aimer sont les mêmes que ceux qui nous tuent"

  Féminicides au Mexique : Ce vendredi, dans les rues de Mexico, une centaine de femmes ont dénoncé le meurtre sauvage d'Ingrid Escamilla, une jeune femme de 25 ans tuée sauvagement par son compagnon et dénoncé la récurrence des féminicides dans leur pays. © Fournis par Euronews Des femmes en colère, révoltées ont manifesté dans les rues de Mexico, ce vendredi, pour dénoncer les féminicides de plus en plus nombreux dans leur pays. L'année dernière, le Mexique en a enregistré plus d'un millier, selon des chiffres officiels que beaucoup estiment en dessous de la réalité.

D’autres manifestations sont prévues ce vendredi à Mexico ainsi que dans plusieurs villes du pays. En 2019, le Mexique a enregistré 1.006 victimes de féminicides, selon des chiffres officiels sans doute en deçà de la réalité selon des experts qui soulignent que la caractérisation de ce crime par les autorités reste problématique.

Un crime le week-end dernier provoque l’indigination nationale

Le week-end dernier, Ingrid Escamilla, une jeune fille de 25 ans, a été poignardée à Mexico par son compagnon qui l’a ensuite dépecée et éventrée pour lui arracher des organes qu’il a jetés dans les toilettes de l’appartement où ils vivaient.

Le crime a provoqué une vague d’indignation au Mexique. L’affaire a également déclenché des protestations contre la diffusion par des responsables de la justice et de la police d’images du corps mutilé d’Ingrid dans les pages de certains tabloïds de la capitale.

La mort d’Ingrid Escamilla, tuée et mutilée par son compagnon, provoque la colère des Mexicaines

  La mort d’Ingrid Escamilla, tuée et mutilée par son compagnon, provoque la colère des Mexicaines Des manifestations ont eu lieu samedi à travers tout le pays pour dénoncer la persistance des féminicides et l’incurie des autorités. © Fournis par Le Monde Une femme participe à une marche contre les violences de genre à Tijuana, au Mexique, le 15 février, une semaine après la mort d’Ingrid Escamilla, tuée et mutilée par son compagnon. « Pas une de plus ! » C’est le cri lancé par des centaines Mexicaines qui ont défilé à travers le pays, samedi 15 février, en réaction au meurtre barbare d’Ingrid Escamilla, 25 ans, tuée et dépecée une semaine plus tôt dans la capitale.

Une enquête est en cours pour déterminer comment ces images ont été rendues publiques.

Des heurts à Beyrouth avant un vote de confiance au gouvernement d'Hassan Diab .
Les forces de sécurité libanaises ont tiré, mardi, à Beyrouth, des gaz lacrymogènes et utilisé des canons à eau pour disperser des manifestants près du Parlement. Ce dernier doit étudier dans la journée la feuille de route du nouveau gouvernement avant un vote de confiance. Mardi sous tension au Liban. Des centaines de manifestants mobilisés tôt, mardi 11 février, à Beyrouth, ont tenté d'empêcher l'accès au Parlement des députés, le jour où ces derniers doivent voter la confiance au nouveau gouvernement dirigé par Hassan Diab.Les manifestants estiment que l'exécutif ne répond pas aux aspirations de la contestation.

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