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Monde Asli Erdogan : non, ce n'est pas la fin du cauchemar

18:45  15 février  2020
18:45  15 février  2020 Source:   lepoint.fr

Syrie: Erdogan lance un ultimatum à Damas et indirectement à Moscou

  Syrie: Erdogan lance un ultimatum à Damas et indirectement à Moscou Le président turc Recep Tayyip Erdogan a sommé ce mercredi le régime de Bachar al-Assad de retirer ses forces des abords de postes militaires établis par Ankara dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Le dirigeant turc a menacé de recourir à la force dans le cas contraire. Cet ultimatum intervient après la mort lundi de huit Turcs, dont sept soldats, dans une attaque des forces du régime à Idleb. Avec notre correspondante à Istanbul, Anne AndlauerRecep Tayyip Erdogan considère la mort de sept militaires et d’un civil de l’armée turque à Idleb en début de semaine comme « un tournant pour la Turquie en Syrie ».Le président turc fait un constat d’échec.

Asli Erdogan à Francfort, en juillet 2018. Photo Daniel Roland. AFP. La romancière et opposante Oh non malheureusement ce n ’ est pas du tout un soulagement final. Je m’attends à tout moment à La Cour européenne des droits de l'homme a légitimé les reconductions expéditives de migrants par

Mais ce n ' est pas que de la gourmandise. Comme pour les grands vins, les amateurs de cacao recherchent aussi les grands crus et l'harmonie des saveurs. Cette semaine, Sabine nous emmène dans les laboratoires de deux grands maîtres chocolatiers pour nous faire découvrir les secrets de

  Asli Erdogan : non, ce n'est pas la fin du cauchemar © Fournis par Le Point

Tout le monde autour d'elle se réjouit de son acquittement par la justice turque, vendredi 14 février à Istanbul, où a eu lieu ce procès sans arrêt reporté depuis trois ans. Mais l'écrivaine turque Asli Erdogan, venue à Paris pour y être plus entourée qu'en Allemagne, où elle est en résidence depuis septembre 2017, à l'heure du verdict, ne se fait aucune illusion. Elle a pleuré en apprenant la nouvelle par les SMS de ses amis. Autant de douleur que de joie, nous dit-elle, lors de l'entretien qu'elle nous a accordé à Saint-Germain-des-Prés, au siège des Éditions des femmes, là où, quelques mois plus tôt, nous avions fait la connaissance d'une autre jeune combattante pour la liberté, l'artiste et journaliste Zehra Dogan qui y exposait ses toiles. En avril paraîtra chez Actes Sud un recueil de prose poétique jamais traduit encore en français. Asli Erdogan est parvenue l'an dernier à donner une préface à l'édition allemande de son livre, Le Bâtiment de pierre, et si elle continue à travailler dès que possible sur ses textes de prison, son état de santé extrêmement fragile est devenu depuis quelques mois une priorité.

Turquie : la romancière Asli Erdogan acquittée dans une procès de terrorisme

  Turquie : la romancière Asli Erdogan acquittée dans une procès de terrorisme La romancière turque Asli Erdogan a été acquittée par un tribunal d'Istanbul, à l'issue d'un procès controversé pour "activités terroristes".Un tribunal d'Istanbul a acquitté vendredi 14 février la romancière Asli Erdogan des accusations de "tentative de porter atteinte à l'intégrité de l'Etat" et d'"appartenance à un groupe terroriste", et ordonné l'abandon des poursuites pour "propagande terroriste, à l'issue d'un procès qui avait suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

La tyrannie du puritanisme, c'est encore autre chose. C'est le jugement moralisateur porté sur la vie privée. On est loin du badinage amoureux à la française. Cela fait d'ailleurs partie à mes yeux de la dégénérescence des mœurs induite 15H59 Asli Erdogan : non , ce n ' est pas la fin du cauchemar .

est un cauchemar où t'as perdu le sommeil Pas sapé mal habillé, tu t'es pas lavé Rebellion outrage tu finis en GAV Au plus profond de toi tu peux ressentir ce vide Plus personne avec qui partager les Tu vis des choses immondes Même si la Terre gronde C' est pas la fin du monde (Wo ou oh oh oh).

Le Point : Vous êtes venue de votre résidence en Allemagne jusqu'à Paris à l'heure de votre jugement par un tribunal d'Istanbul, pourquoi ?

Asli Erdogan : J'ai décidé au début de la semaine de venir à Paris pour préparer ma défense et en étant plus entourée ici parce que j'y ai des amis, alors que je suis seule en Allemagne, et aussi parce que c'est plus facile pour les contacts avec la presse, parce que j'étais certaine d'être condamnée. Personne, pas même mon avocat ne pensait que je serais acquittée. Les pronostics allaient vers une condamnation entre deux et cinq ans de prison.

Comment vous expliquez-vous cette décision de la justice ?

Je ne comprends pas. En fait, je n'ai jamais été poursuivie pour aucun de mes articles à l'époque de leur publication et depuis trois ans et demi, puisque j'ai été arrêtée en août 2016, il n'y avait rien dans mon dossier de plus ou de moins qu'aujourd'hui, rien qui puisse justifier cette accusation de propagande pour le PKK. C'est tellement absurde.

Turquie : accusée "d'activités terroristes", la romancière Asli Ergodan a été acquittée

  Turquie : accusée La romancière turque Asli Erdogan a été acquittée par un tribunal d'Istanbul vendredi. À la suite de sa collaboration avec le journal pro-kurde Ozgür Gündem, elle était accusée de "tentative de porter atteinte à l'intégrité de l'État" et "d'appartenance à un groupe terroriste". Malade, elle n'a pas assisté à l'audience. Un tribunal d'Istanbul a acquitté vendredi 14 février la romancière turque Asli Erdogan à l'issue d'un procès controversé pourUn tribunal d'Istanbul a acquitté vendredi 14 février la romancière turque Asli Erdogan à l'issue d'un procès controversé pour "activités terroristes", une affaire qui a suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Composé de ce , n ’, est , pas , la , fin et du . ce n ’ est pas la fin du monde \sə n‿ɛ pa la fɛ̃ dy mɔ̃d\. (Figuré) Ce n ’ est pas grave ; il n’y a pas mort d’homme. Si ce n ’ est pas la fin du monde, comme on dit, c’est bel et bien la fin d’un monde. — (Daniel Dagenais, La fin de la famille moderne, 2000).

Cauchemar ou cauchemard ? Quelle est la bonne orthographe ? Voici dans cet article la raison d'écrire – « C’ est un cauchemar cette chimie; sûr et certain que je vais me faire coller » – Simone de Les commentaires haineux ne sont pas publiés. Je vous invite à ne jamais revenir sur ce site s’il

Quelle a été votre première réaction en apprenant votre acquittement ?

Je l'ai appris par les SMS de mes amis et ne trouve pas de mots pour décrire ce que j'ai ressenti, un mélange de joie et de douleur en même temps. Je me suis mise à pleurer, et me suis retrouvée un peu dans le même état qu'à ma sortie de prison fin décembre 2016, entre le soulagement et la douleur. Je n'ai pas un seul instant pensé au futur, mais plutôt au passé, à ce que j'ai vécu. J'ai songé à ces prisonniers des camps de concentration dont j'ai beaucoup lu les témoignages, et dont je ne comprenais pas qu'ils ne puissent pas se réjouir de leur libération. Pas une trace de bonheur ou d'espoir dans leurs yeux, et maintenant, je comprends mieux ce qu'ils ont pu ressentir, toutes proportions gardées. Il est difficile de se sentir heureux car vous vous retournez forcément sur tout ce que vous avez passé. Et vous en concluez qu'il n'y a aucune justice. Qu'il n'y a aucune morale de l'histoire. Dans mon cas, au regard de ceux dont les dossiers ont été dissociés du mien, hier, et qui, eux, risquent toujours des peines de 15 ans ou plus, comme la formidable défenseuse des droits humains Eren Keskin.

Turquie: la romancière Asli Erdogan acquittée dans un procès pour "terrorisme"

  Turquie: la romancière Asli Erdogan acquittée dans un procès pour Un tribunal d'Istanbul a acquitté vendredi la romancière turque Asli Erdogan à l'issue d'un procès controversé pour "activités terroristes", uneLe tribunal a acquitté la romancière des accusations de "tentative de porter atteinte à l'intégrité de l'Etat" et d'"appartenance à un groupe terroriste", et ordonné l'abandon des poursuites pour "propagande terroriste", selon une correspondante de l'AFP.

Tout juste sortie de prison, la célèbre romancière turque Asli Erdogan s’est peu exprimée dans les médias. Elle a accepté d’accorder une interview à notre correspondante en Turquie, Fatma Kizilboga.… France 24 n ' est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes.

Et c’ est justement là toute la particularité du système libanais… N ’oubliez pas que les dépôts auprès des banques ont été dirigés vers la banque centrale pour acheter des obligations d’Etat très Mais il lui faut réinstaurer la confiance, mettre fin à la panique. Le moment est extrêmement critique, car la

Être acquittée ne marque donc pas la fin du cauchemar ?

Il y a une toute petite part de soulagement, mais les risques demeurent : le procureur peut objecter de la décision et saisir la cour d'appel. Non, ce n'est pas la fin du cauchemar. Si mes articles ne sont plus en cause, ils peuvent trouver d'autres motifs de poursuite comme les nombreuses interviews que j'ai données en utilisant le mot de dictateur pour qualifier Erdogan. Et regardez ce qu'ils ont fait à Ahmet Altan. À peine sorti de prison, ils ont changé le jugement et l'ont réincarcéré. C'est beaucoup trop tôt pour l'optimisme, pour penser que c'est fini. Je peux juste me réjouir de ne pas avoir été condamnée pour ces articles, qui ont paru d'ailleurs en recueil, traduits dans plusieurs pays. De ne pas avoir été condamnée pour avoir écrit « les jours où les civils sont tués », ou évoqué les « pressions sur la presse ». On m'accusait de mentir en écrivant cela alors que les faits sont indéniables. Il est très important non seulement pour moi, mais aussi pour les autres de ne pas avoir été condamnée pour cela, ce qui aurait fait de la Turquie un régime d'oppression encore pire que celui des nazis.

Asli Erdogan acquittée : «Je m’attends à tout moment à être de nouveau poursuivie»

  Asli Erdogan acquittée : «Je m’attends à tout moment à être de nouveau poursuivie» La romancière et opposante turque, accusée d'«activités terroristes», vient d’être mise hors de cause par un tribunal d’Istanbul au terme de quatre ans de poursuites. Asli Erdogan, romancière et opposante turque, a été acquittée ce vendredi par un tribunal d’Istanbul au terme de près de quatre ans de poursuites. Accusée d'«activités terroristes» en 2016 pour avoir collaboré au journal prokurdes Ozgür Gündem, elle avait été emprisonnée pendant plus de trois mois. Elle avait quitté la Turquie ces dernières années pour s’installer en Allemagne.

Vous n'envisagez pas un instant le retour en Turquie ?

Ce serait un suicide. D'abord pour des questions de santé, car j'ai été hospitalisée en septembre pour une opération, souffrant d'un ileus, autrement dit de paralysie de l'intestin, et je vis aujourd'hui avec une pile dans le ventre. Si je devais retourner en prison, je n'y survivrais pas dans cet état de santé. Et puis j'ai été l'objet d'une campagne haineuse en novembre dernier qui a touché jusqu'à ma mère, parce qu'un article avait déformé mes propos. C'était au moment de l'intervention turque en Syrie contre les Kurdes, on était en plein dans l'hystérie nationaliste et j'avais dit à La Repubblica que le système d'éducation turc était nationaliste et chauviniste. Quand le journaliste m'a demandé : mais que fait le Parlement ? J'ai répondu qu'à part le HDP, tous les autres partis voyaient les Kurdes comme des terroristes. Or l'article a été titré ainsi : « On est endoctrinés de telle façon qu'on voit les Kurdes comme des ennemis » puis traduit ensuite en français dans le journal Le Soir en Belgique sous l'expression « On a été endoctrinés pour détester les Kurdes. Tous les partis sauf le HDP sont terroristes. » Et cette phrase insensée a été ensuite traduite en anglais et en turc par Sputnik (qui jamais ne s'était intéressé à un seul de mes livres ou de mes propos). Des millions de gens ont commencé à dire que j'étais une traîtresse, et de partout, de droite mais aussi de gauche, une campagne dans mon pays a commencé pour m'ôter la nationalité turque. C'était presque tragi-comique car les Kurdes à leur tour ont repris ces phrases que je n'avais jamais dites, on aurait cru un « me too ». Les journaux responsables ont bien passé des correctifs à ma demande, mais rien n'a pu arrêter le lynchage en Turquie. J'ai demandé alors : « S'il vous plaît, lynchez-moi pour ce que j'ai dit. Pas pour des mots que je n'ai jamais prononcés. »

Turquie: acquittement du mécène Osman Kavala dans un procès emblématique

  Turquie: acquittement du mécène Osman Kavala dans un procès emblématique Un tribunal turc a acquitté mardi plusieurs figures majeures de la société civile, dont le célèbre mécène Osman Kavala, une décision inattendue annoncée à l'issue d'un procès emblématique de l'érosion des libertés en Turquie."En l'absence de preuves suffisantes" pour appuyer les accusations de "tentative de renversement du gouvernement", le tribunal de Silivri, près d'Istanbul, a acquitté M. Kavala et huit co-accusés qui comparaissaient mardi, selon une correspondante de l'AFP.

Un livre paraît en avril chez Actes Sud, Requiem pour une ville perdue, qui n'avait jamais été traduit en français?

C'est un recueil de textes en prose poétique, paru en 2005, personne jusqu'alors n'en voulait, vous pensez, de la prose poétique (sourire). Mais, de mon point de vue, c'est mon meilleur livre, en tout cas le plus profond. À l'origine, il s'intitulait « Dans le silence de la vie », mais comme le silence avait déjà été utilisé dans une traduction française, un nouveau titre, en référence à Istanbul, a été choisi.

Au final, Asli Erdogan, n'avez-vous pas tout de même le sentiment d'avoir gagné quelque chose dans ce verdict ?

C'est un long voyage, oui. Mais beaucoup plus dur qu'on ne peut croire, et pour tous les Turcs. On n'imagine pas l'effondrement de la justice de ce pays. J'avais d'ailleurs commencé à collecter des cas critiques comme celui d'une étudiante en archéologie condamnée à 33 ans de prison pour avoir manifesté, ou encore celui d'un étudiant à l'université condamné à plus de cinquante ans de prison parce qu'on a trouvé une bonbonne de gaz dans le jardin de son voisin, et puis j'ai dû arrêter ces recherches. C'était trop dur?

Vous aurez 53 ans le 8 mars prochain, Journée de la femme, quel cadeau souhaiteriez-vous recevoir ?

Personne ne me fait de cadeau pour mon anniversaire (sourire), mais je vais m'en faire un, car j'ai une rencontre en Italie, et j'ai demandé si je pouvais organiser à l'occasion un petit voyage à Mantoue, puis à Venise. C'est là que je passerai mon anniversaire.

Conservez-vous cette force à combattre, à témoigner ?

À vrai dire, j'étais au bord du suicide quand j'ai commencé à avoir l'intestin bloqué, j'ai souffert atrocement et au sortir de l'opération il me semblait que j'avais perdu toutes mes forces. Mais en apprenant la date de mon procès, je me suis mise à rechercher de la force auprès d'autres combattants, j'étais passionnée pendant longtemps par les Indiens d'Amérique, Sitting Bull, Crazy Horse? et me suis souvenue qu'en 1982 j'avais dansé aux États-Unis en l'honneur d'un chef indien de l'indépendance. Vous vous souvenez de Marlon Brando donnant son oscar pour la cause des Indiens de Wounded Knee ? Au fond, quelle différence entre leur lutte et celle des Kurdes ? C'est comme une chaîne de résistance qui fait sens, et je me suis dit qu'au fond, ce que j'avais écrit en pleurant sur les massacres de Cizre, ces émotions vraies éprouvées face aux Indiens, face aux Kurdes, avaient du sens? J'appartiens à ce que j'ai écrit. Ma vie a été détruite par quelques articles, mais c'était important que je les écrive. Je me souviendrai toujours d'un magazine (FIL, qui veut dire éléphant en turc) dont le dernier numéro m'a été consacré lorsque j'étais en prison. Ils étaient allés faire un reportage à Cizre et là-bas on leur a dit de moi « On ne l'oubliera pas. » C'est la chose la plus émouvante que j'ai jamais entendue.

Syrie : Erdogan annonce un sommet avec la Russie, la France et l’Allemagne au sujet d’Idleb .
La dernière offensive lancée par le régime de Damas a provoqué l’exode de près d’un million de civils syriens © AFP President of Turkey and leader of Justice and Development (AK) Party, Recep Tayyip Erdogan addresses his party's lawmakers at Grand National Assembly of Turkey (parliament) in Ankara on February 19, 2020. - Erdogan threatened on February 19, 2020 to launch an operation in Syria's Idlib region by the end of the month if Damascus fails to withdraw behind Turkish military positions.

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usr: 3
C'est intéressant!