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Monde Brexit: Londres refusera que l'UE lui impose ses règles, prévient le négociateur britannique

04:55  18 février  2020
04:55  18 février  2020 Source:   20minutes.fr

Brexit: Londres ne doit pas se faire "d'illusion" sur les services financiers, selon Barnier

  Brexit: Londres ne doit pas se faire Le régime iranien commémore, mardi, la victoire de la révolution islamique. Mais c'est à 5 000 kilomètres de Téhéran, dans un petit village de banlieue parisienne, que l'histoire iranienne s'est jouée : à Neauphle-le-château. Le premier guide suprême y a passé ses derniers jours d'exil entre 1978 et 1979.

Le gouvernement britannique n'acceptera pas que l 'Union européenne lui impose certaines règles en matière d'environnement, de droit du travail ou d'aides d'Etat dans sa future relation avec le continent, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit , David Frost. "Il est essentiel pour nous de

Le gouvernement britannique n'acceptera pas que l 'Union européenne lui impose certaines règles en matière d'environnement, de droit du travail ou d'aides d'Etat dans sa future relation avec le continent, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit , David Frost. "Il est essentiel pour nous de

David Frost entend notamment négocier un accord de libre-échange « d’égal à égal »

Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost, le 16 octobre 2019. © Francisco Seco/AP/SIPA Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost, le 16 octobre 2019. NEGOCIATIONS - David Frost entend notamment négocier un accord de libre-échange « d’égal à égal »

Le message est passé. Le Royaume-Uni entend négocier avec Bruxelles un accord de libre-échange « d’égal à égal » et n’acceptera pas que l’Union européenne contrevienne à sa liberté de fixer ses propres règles, a prévenu lundi le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.

« Il est essentiel pour nous de pouvoir établir des lois qui nous conviennent, de revendiquer le droit que possède tout autre pays non membre de l’UE dans le monde », a affirmé David Frost lors d’une intervention lundi soir à l’Université libre de Bruxelles (ULB). « Il ne s’agit pas d’une simple position de négociation qui pourrait changer sous la pression. C’est l’objectif même de l’ensemble du projet », a insisté le négociateur britannique.

Brexit : Londres refusera que l'Union Européenne lui impose ses règles

  Brexit : Londres refusera que l'Union Européenne lui impose ses règles Le gouvernement britannique n'acceptera pas que l'UE lui impose ses choix en matière d'environnement, de droit du travail ou d'aides d'État.

Brexit : Londres ne doit pas se faire d'«illusions» sur les services financiers, prévient Bruxelles. Une fois le Royaume-Uni devenu un pays tiers, ses entreprises financières ne pourront plus accéder au marché européen sans autorisation, a rappelé le négociateur en chef de l ' UE Michel Barnier.

Le négociateur représentant le Parlement européen sur la question du Brexit veut permettre aux Britanniques de rester européens. Concrètement, ce dernier vise à permettre aux Britanniques qui le désirent de continuer à bénéficier de la libre-circulation dans les pays de l ’ UE et du droit de voter

Le Royaume-Uni est entré depuis son départ de l’UE, le 1er février, dans une période de transition où il continue d’appliquer les règles européennes jusqu’à la fin de l’année. C’est pendant ces quelques mois que Londres et Bruxelles ont prévu de négocier leur future relation.

Lutter contre la concurrence

Le discours très attendu de David Frost a eu lieu au moment où les Etats membres de l’UE élaborent un mandat pour leur propre négociateur, Michel Barnier, fixant leurs objectifs et leurs lignes rouges dans la négociation. Les Européens souhaitent que le Royaume-Uni s’engage dans la future relation à respecter les mêmes règles que l’UE, voire à s’y adapter « au fil du temps », dans plusieurs domaines (environnement, concurrence, fiscalité, droit du travail…) afin d’éviter les distorsions de concurrence, en échange d’un accès privilégié au marché européen.

Brexit : Londres refusera les règles imposées par l'UE

  Brexit : Londres refusera les règles imposées par l'UE David Frost, négociateur britannique sur le Brexit, revendique de pouvoir établir des lois qui conviennent au Royaume-Uni, parti de l'UE depuis le 31 janvier.Le discours très attendu de David Frost a lieu au moment où les États membres de l'UE élaborent un mandat pour leur propre négociateur, Michel Barnier, fixant leurs objectifs et leurs lignes rouges dans la négociation. Les Européens souhaitent que le Royaume-Uni s'engagent dans la future relation à respecter les mêmes règles que l'UE, voire à s'y adapter « au fil du temps » dans plusieurs domaines (environnement, concurrence, fiscalité, droit du travail...

Pour sa part, le gouvernement britannique entendrait s'affranchir «immédiatement» des règles de l ' UE en matière de libre-circulation des personnes le 31 Boris Johnson, Premier ministre britannique (image d'illustration). A l'approche de la date du Brexit , le torchon brûle entre Bruxelles et Londres .

Concrètement, toutes les règles européennes en matière de commerce des biens seraient suivies, tandis que les règles pour les services ne seraient La semaine dernière, Britanniques et Européens ont conclu un accord partiel sur le retrait britannique de l ' UE et sur une période de transition qui doit

Ces garanties leur semblent indispensables étant donné la proximité géographique et économique du Royaume-Uni. L’UE aimerait également que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) garde le dernier mot pour interpréter le droit de l’Union, en cas de différend entre Londres et Bruxelles.

« Penser que nous pourrions accepter une supervision de l’UE sur des questions dites d’égalité des conditions de concurrence (»level playing field «), c’est ne pas comprendre l’intérêt de ce que nous faisons », a commenté David Frost. « Comment réagiriez-vous si le Royaume-Uni exigeait que, pour se protéger, l’UE s’harmonise de manière dynamique avec nos lois nationales décidées à Westminster et les décisions de nos propres régulateurs et tribunaux ? », a-t-il interrogé.

David Frost estime « parfaitement possible d’avoir des normes élevées, et même des normes similaires ou meilleures que celles qui prévalent dans l’UE ». Il considère que « la seule façon de progresser est de s’appuyer sur cette approche d’une relation d’égal à égal ».

Londres prêt à un accord commercial basique avec l'UE, selon le conseiller de Boris Johnson

  Londres prêt à un accord commercial basique avec l'UE, selon le conseiller de Boris Johnson Londres prêt à un accord commercial basique avec l'UE, selon le conseiller de Boris Johnson © Reuters/FRANCOIS LENOIR LONDRES PRÊT À UN ACCORD COMMERCIAL BASIQUE AVEC L'UE, SELON BRUXELLES (Reuters) - Le Royaume-Uni est prêt à commercer sur des bases minimales avec l'Union européenne, sur le modèle de l'Australie, si Bruxelles persiste à vouloir imposer ses règles en échange d'un accord de libre-échange, a averti lundi le conseiller du Premier ministre britannique Boris Johnson chargé du Brexit.

« Brexit » : quelles conséquences concrètes ? Que se passera-t-il concrètement si le Quand est-ce que le Royaume-Uni sortirait officiellement de l ’ UE ? A quoi ressemblerait le calendrier de sortie ? Commenceraient alors de longues négociations sur les modalités du désengagement britannique Selon des règles de vote introduites en novembre 2014, une minorité de blocage au Conseil

Les négociateurs britanniques ont de fait accepté de renoncer à la stratégie du «Global Britain» puisque le projet d’accord interdisait au Royaume-Uni de devenir Ils ne cèdent rien et attendent que l ’échéance du Brexit contraigne les Britanniques à accepter toutes les conditions qu’ils imposent .

Londres ne compte pas demander de prolongation de la transition

Rappelant la position du Premier ministre Boris Johnson, il a souligné que Londres espérait conclure un accord de libre-échange du même type que ceux récemment négociés par l’UE avec le Canada ou le Japon, c’est-à-dire moins ambitieux que celui proposé par les Européens, mais où les contreparties sont moins élevées.

« Pour fait court, tout ce que nous voulons c’est ce dont bénéficient les autres pays indépendants », a-t-il résumé. « Si nous ne pouvons pas conclure un accord de libre-échange de type canadien, nous sommes prêts à commercer dans des conditions similaires à celles de l’Australie. Nous comprenons les compromis que cela implique », a-t-il ajouté. N’ayant pas encore d’accord commercial avec l’Australie, l’UE échange avec elle en suivant les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce, ce qui implique notamment des droits de droits parfois élevés, que Londres se dit donc prêt à accepter.

David Frost a annoncé la publication la semaine prochaine d’un document écrit détaillant la manière dont le Royaume-Uni imagine le futur accord. Il a rappelé que Londres ne demanderait pas de prolongation de la période de transition – et donc de négociation – au-delà du 31 décembre. « À ce moment-là, nous recouvrons pleinement notre indépendance politique et économique. Pourquoi voudrions-nous la reporter ? » a-t-il demandé.

Les Etats membres espèrent de leur côté finaliser mercredi le mandat de négociation de la Commission, en vue d’une adoption le 25 février lors d’une réunion ministérielle. Les négociations entre Londres et Bruxelles devraient commencer début mars.

Brexit : le négociateur de l’UE craint que le Royaume-Uni ne tienne pas ses engagements .
Michel Barnier se dit "inquiet" des positions britanniques actuelles sur le front des relations post-Brexit, qui semblent de plus en plus éloignées des engagements initiaux. Les discussions entre Londres et Bruxelles sur les relations post-Brexit s'annoncent pour le moins ardues. Le négociateur de l'Union européenne Michel Barnier a fait part mercredi de ses "inquiétudes" après de récentes déclarations britanniques, craignant une "distanciation" par rapport aux engagements pris par Londres.

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C'est intéressant!