•   
  •   

Monde Trump et le coronavirus : Tout va très bien…

01:00  26 février  2020
01:00  26 février  2020 Source:   nouvelobs.com

Coronavirus: La reprise du travail repoussée au 11 mars dans le Hubei

  Coronavirus: La reprise du travail repoussée au 11 mars dans le Hubei Coronavirus: La reprise du travail repoussée au 11 mars dans le Hubei © Reuters/China Daily CDIC CORONAVIRUS: LA REPRISE DU TRAVAIL REPOUSSÉE AU 11 MARS DANS LE HUBEI PEKIN/SHANGHAI (Reuters) - Les autorités de la province chinoise du Hubei ont ordonné jeudi aux entreprises de ne pas reprendre leurs activités avant le 11 mars en raison de l'épidémie due au coronavirus Covid-19. La reprise du travail était jusqu'ici fixée au 21 février.

La progression du coronavirus en Italie a conduit les autorités à prendre des mesures fortes dans le monde sportif. Le ministre italien du sport, Vincenzo Les deux matches en question devaient opposer samedi le Zebre Rugby, franchise italienne basée à Parme, au club gallois des Ospreys et le

Donald Trump a également insisté sur le fait qu'il espérait arriver à une politique commune avec la Russie pour détruire une bonne fois pour toute «Je pense que nous allons très bien nous entendre [avec Vladimir poutine] et pour ma part, je vais représenter le peuple américain avec tout l'entrain que

  Trump et le coronavirus : Tout va très bien… © Copyright 2020, L'Obs

{{ inlineArticle(18494) }}

Qui croire ? Celui qui dit : « Je pense que c’est un problème qui va disparaître » ? Ou celle qui affirme, quelques heures plus tard : « Nous demandons aux Américains de se préparer au fait que cela risque d’être grave » ? Le premier est le président des Etats-Unis, la deuxième, le Dr. Nancy Messonnier, directrice du Centre national pour l’immunisation et les maladies respiratoires.

Surréaliste ! Ce qui avait commencé mezzo voce, avec un coup de pouce au président chinois Xi Jinpin dans sa lutte contre le coronavirus, a tourné chez Trump à la méthode Coué en surmultiplié : tout va bien, dormez tranquilles braves Américains.

Selon un journaliste décoré par Trump, le coronavirus n'est qu'un rhume

  Selon un journaliste décoré par Trump, le coronavirus n'est qu'un rhume Lors du discours de Donald Trump sur l'état de l'Union le 4 février dernier, sa femme Melania a remis la médaille présidentielle de la liberté à Rush Limbaugh, un présentateur radio ultraconservateur qui a déjà comparé Barack Obama à Hitler et Staline. Limbaugh a reçu cette prestigieuse distinction après avoir révélé qu'il était atteint d'un cancer du poumon.Depuis, Limbaugh a continué à présenter son émission de radio, qui est écoutée par plus de 15 millions de personnes chaque semaine.

Au total, le nouveau coronavirus a tué 2 442 personnes et en a contaminé quelque 77 000 en Chine continentale, d’après le dernier bilan des autorités. La Chine a décidé lundi d’interdire « complètement » et immédiatement le commerce et la consommation d’animaux sauvages, une

La Protection civile italienne a fait état d'un nouveau bilan de 283 cas dans le pays. La Lombardie est la région où se trouve le principal foyer de l'épidémie.

Quelques morceaux choisis :

« Nous avons fermé les vannes [au virus] venant de Chine. »

« Nous avons la situation fermement sous contrôle, dans ce pays ».

« Jusque-là nous avons de la chance, et nous pensons que cela va continuer. »

Le président chinois « va résoudre le problème ».

« 61 % des électeurs approuvent la façon dont Trump gère le coronavirus » (Trump aime bien se citer à la troisième personne).

« D’ici à avril, en théorie, quand il commence à faire plus chaud, [le virus] disparaît comme par miracle. »

« Nous avons 11 [Américains affectés par le virus], et ces 11 vont mieux – OK ? » (le dernier chiffre officiel est 53).

« La bourse m’a l’air de commencer à avoir très bonne mine ! » (mardi matin, avant que le Dow Jones ne plonge à nouveau).

Comme toujours avec les autocrates, les sycophantes du président ne sont pas en reste.

Trump sur le coronavirus: «nous sommes prêts»

  Trump sur le coronavirus: «nous sommes prêts» Alors que les États-Unis comptent une soixantaine de cas de coronavirus, Donald Trump donnait hier une conférence de presse pour faire un point sur la situation. Entouré de Mike Pence et de spécialistes de la santé, le président américain a tenté de rassurer. Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki Tout va se terminer, répète Donald Trump encore et encore. Face aux journalistes rassemblés à la Maison Blanche, le président américain liste les mesures de précaution déjà mises en place comme l’interdiction d’entrer sur le territoire aux voyageurs non américains venant de Chine, les contrôles renforcés dans les aéroports.

L'épidémie de coronavirus originaire de Wuhan risque de devenir une pandémie, a averti le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lundi. Le virus a alors un comportement exponentiel et l ’épidémie explose. C’est la loi mathématique des grands nombres”, détaille Jean-Stéphane Dhersin.

Deux nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus ont été confirmés en France, a annoncé mardi le numéro Il s'agit d'"une jeune femme chinoise revenue de Chine le 7 février, qui est hospitalisée à Paris" pour "surveillance" et qui " va très bien ", et d'"un homme français qui rentre d'un

Vaccins, traitements : comment s’organise la lutte contre le coronavirus

Pas de répercussions

Peter Navarro, Conseiller au commerce notoirement incompétent, promet un vaccin miracle :

« Nous travaillons en Trump time. Cela veut dire qu’on va aussi vite que possible, par exemple en essayant de diviser par deux le temps de développement d’un vaccin. »

Russel Vought, directeur du Budget, il y a deux semaines :

« Notre opinion est qu’à ce stade, le coronavirus n’est pas quelque chose qui aura des répercussions ».(Goldman Sachs, citant le virus, vient d’abaisser à 1,2 % sa prévision de croissance en rythme annuel pour le premier trimestre, contre 2,3 % en 2019).

Derrière ces belles paroles, évidemment, c’est la panique. La seule chose qui empêche la cote de popularité de Trump, déjà médiocre, de dégringoler est l’économie. Si celle-ci se met à stagner ou à entrer en récession, c’est toute sa stratégie de réélection qui sera à revoir. Et pour commencer, Trump peut oublier ses innombrables tweets sur l’éclatante santé de Wall Street : il est rare de voir la bourse, au lendemain d’un plongeon de 3 %, piquer à nouveau précipitamment du nez.

Premier décès lié au coronavirus en Espagne

  Premier décès lié au coronavirus en Espagne Premier décès lié au coronavirus en Espagne © Reuters/Susana Vera PREMIER DÉCÈS LIÉ AU CORONAVIRUS EN ESPAGNE MADRID (Reuters) - L'Espagne a enregistré son premier décès lié au coronavirus, un homme mort le 13 février dans la région de Valence dont des examens post-mortem ont révélé qu'il était porteur du virus, ont annoncé mardi les autorités régionales. Au total, l'Espagne compte quelque 150 cas confirmés.

Le gouvernement passe à l'action face au coronavirus . Une série de mesures a été annoncée concrètement qui permet des comparatifs. BFMTV, 1ère chaine d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et des directs partout à

Aller au contenu principal. L’augmentation du nombre de cas de coronavirus dans le nord de l’Italie suscite l’inquiétude des maires de notre côté de la frontière. «Nous avons tous peur», à Codogno en Italie, l'inquiétude grandit face au Coronavirus - Regarder sur Figaro Live.

Comment l’attrape-t-on ? La France est-elle prête ? 12 questions sur le coronavirus

D’un seul coup, le coronavirus s’est invité dans la campagne. Soit l’administration Trump présente une réponse ordonnée, cohérente, et dans ce cas le candidat Trump pourra bénéficier de cette gestion professionnelle de la pandémie. Soit elle fait preuve d’incompétence, et les Américains risquent d’avoir peu de patience pour les clowneries de leur Great Leader.

« Trop peu, trop tard »

Les choses sont mal engagées. Lundi 24 février, l’administration a demandé au Congrès de dégager 2,5 milliards de dollars, la moitié en crédits nouveaux, l’autre en piochant ailleurs. Au passage, les responsables de l’administration n’ont même pas daigné se présenter devant les élus de la Chambre (ils l’ont fait le lendemain). Réponse de Nancy Pelosi, Speaker de la Chambre des Représentants : la demande de fonds « arrive très tard et est complètement inadéquate vu l’étendue de cette urgence » (Obama avait demandé au Congrès de dégager 6 milliards pour lutter contre le virus Ebola).

« Trop peu, trop tard », a confirmé Chuck Schumer, le leader démocrate au Sénat. « Tous les voyants sont au rouge vif, nous faisons face à une pandémie potentielle et l’administration n’a pas de plan ».

Pas faux. Les hauts responsables de la Santé n’en finissent pas de se livrer à une guerre interne, tandis que Trump pique des accès de rage périodiques. Il a par exemple hurlé quand les autorités fédérales ont voulu héberger des patients ayant le coronavirus dans un établissement de l’Alabama, contre la volonté des élus locaux.

Confession d’un congressman de l’Alabama : « Le président vient de me dire, pendant notre troisième échange téléphonique, qu’un responsable allait être viré. Mais je ne sais pas qui ».

Coronavirus: Un premier mort en Grande-Bretagne .
Coronavirus: Un premier mort en Grande-Bretagne © Reuters/Hannah Mckay CORONAVIRUS: UN P LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne a annoncé jeudi le premier décès dû au coronavirus sur son territoire. "Le patient (...) était un patient âgé qui souffrait de problèmes de santé", a déclaré Chris Whitty, responsable des services de santé en Angleterre, dans un communiqué. "Nous pensons qu'il a contracté le virus au Royaume-Uni et nous avons commencé à rechercher les personnes avec lesquelles il a été en contact", a-t-il ajouté.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

usr: 1
C'est intéressant!